Le pays apparaît comme l'un des marchés de l'épargne les plus dynamiques d'Europe, avec une forte propension à la diversification et à l'utilisation des outils numériques, selon la première édition du Crédit Agricole European Savings Barometer consacrée à l’Italie.


Crédit Agricole dévoile les résultats italiens de son Baromètre européen de l'épargne (Crédit Agricole European Savings Barometer), réalisé en collaboration avec Occurrence-Ifop en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne.
À cette occasion, le Groupe a mis au point le « Savings Vitality Index », un indicateur qui combine la mobilité de l'épargne, la confiance dans les plateformes numériques et l'ouverture à l'automatisation et à l'intelligence artificielle.
L’étude s'appuie sur un échantillon total de 4.000 personnes interrogées à l'échelle européenne, réparties de manière équitable entre chaque pays, et sur un questionnaire en ligne composé de 63 questions.
Avec un score de 54 sur 100, l'Italie se situe au-dessus de la moyenne européenne, confirmant ainsi sa position de marché clé en matière d'épargne. L’étude révèle un marché italien de l'épargne important et de plus en plus dynamique : bien qu'ils épargnent chaque mois moins que la moyenne européenne, les Italiens ont accumulé des économies plus importantes.
Cette combinaison témoigne d'un marché mature et à fort potentiel, où la préservation, la rentabilité et la diversification du patrimoine deviennent des enjeux majeurs.
Italie : un marché de l'épargne à fort potentiel, porté par la performance et la diversification
En Italie, le dynamisme de l'épargne repose sur un processus décisionnel actif. Au cours des 12 derniers mois, 45 % des épargnants italiens ont pris une décision concernant une partie de leur épargne, un niveau équivalent à la moyenne européenne.
Les facteurs déterminants sont clairs : les épargnants recherchent de meilleurs rendements et une plus grande diversification, tout en restant attentifs au risque.
Cette approche équilibrée se reflète dans les choix d'investissement. Environ 43 % des épargnants italiens déclarent rechercher un équilibre entre risque et rendement, tandis que les fonds d'investissement constituent le produit d'épargne le plus répandu, cité par 38 % des personnes interrogées, devant l'épargne retraite ou les fonds de pension (35 %) et les dépôts à vue (33 %).
L'étude confirme par ailleurs que l'épargne de précaution reste profondément ancrée. Pour 38 % des personnes interrogées, la principale raison de l'épargne est de se constituer un filet de sécurité financière face aux imprévus, tandis que 23 % épargnent en vue de projets à long terme tels que la retraite, l'indépendance financière ou le soutien à leurs enfants.
Une vaste communauté d'épargnants prêts à passer au numérique est en train de transformer le marché italien
La technologie s'impose comme un puissant accélérateur de la mobilité de l'épargne. En Italie, deux types d'établissements d'hébergement numériques représentent une part significative du marché et contribuent à expliquer la vitalité supérieure à la moyenne du pays :
• Les « Digital Wealth Movers » représentent 21,5 % des épargnants italiens, soit un chiffre supérieur à la référence européenne de 18,4 %. Ils disposent d’une capacité d’épargne mensuelle supérieure à la moyenne (612 € contre 529 € au niveau national), comparent activement les offres et sont plus ouverts aux solutions numériques et basées sur l’intelligence artificielle.
• Les « Digital Project Seekers » représentent 20,6 % des épargnants italiens. Ils sont plus jeunes, plus mobiles et se concentrent sur des projets à court et moyen terme, avec une forte propension à comparer les produits d'épargne et à transférer leurs fonds lorsque de meilleures opportunités se présentent.
Ensemble, ces deux groupes constituent un public considérable « prêt pour le numérique », qui représente 42,1 % des épargnants italiens.
De manière plus générale, les épargnants italiens font preuve d'un niveau de confiance élevé envers le numérique : 66 % d'entre eux font confiance aux plateformes numériques, et ce chiffre atteint 89 % chez les épargnants qui les utilisent déjà.
Toutefois, l'étude montre également que la confiance se mérite : la transparence en matière de tarifs, de risques et de performances est le principal facteur de confiance pour 85 % des personnes interrogées.
IA et automatisation : l'opportunité dépend de la confiance, du contrôle et de la transparence
Les épargnants italiens sont plus ouverts à l'IA que la moyenne européenne, mais son adoption reste conditionnée.
49 % estiment que l'accompagnement automatisé peut les aider à choisir et à suivre leurs épargnes s'ils comprennent son fonctionnement, tandis que 40 % seraient prêts à laisser l'IA appliquer des règles prédéfinies pour gérer une partie de leurs épargnes.
Cela confirme que l'intelligence artificielle peut faciliter les décisions d'épargne, à condition que celles-ci restent explicables, transparentes et sous le contrôle de l'épargnant.
Sur le même sujet





































