La directive européenne sur l'eau potable, qui impose des mesures plus strictes en matière de qualité et de sécurité de l'eau, n'aurait pas été correctement mise en œuvre par l’Italie. La Commission européenne a décidé d’ouvrir une procédure d'infraction contre Rome.


La Commission européenne rappelle à l’ordre l’Italie. Rome n’aurait pas transposé correctement la directive européenne relative à l’eau potable (directive (UE) 2020/2184), qui impose des mesures plus strictes en matière de qualité et de sécurité de l'eau.
L’exécutif européen a ainsi décidé d'ouvrir une procédure d'infraction en envoyant une lettre de mise en demeure à l'Italie.
La refonte de la directive relative à l'eau potable vise à protéger la santé humaine grâce à une eau du robinet plus propre et à des normes de qualité de l'eau actualisées, ainsi qu'en ciblant les polluants préoccupants, tels que les perturbateurs endocriniens et les microplastiques. Les États membres étaient tenus de transposer la directive dans leur droit national et de se conformer à ses dispositions pour le 12 janvier 2023.
Une transposition incorrecte en Italie
La transposition de la directive par l'Italie présente encore plusieurs lacunes. Celles-ci concernent notamment la limitation de la portée de l'évaluation des risques liés aux installations privées de distribution, le report de certaines obligations, l'absence d'obligation d'informer les personnes vulnérables des moyens d'accéder à l'eau potable, la nécessité de limiter les dérogations aux seules circonstances dûment justifiées et à une période aussi brève que possible, ainsi que l'absence de valeur indicative pour gérer la présence de métabolites non pertinents de pesticides dans l'eau potable.
L’Italie a désormais un délai de deux mois pour répondre à la lettre de demeure envoyée par l’exécutif européen, et remédier aux manquements qu’elle a relevés.
En l'absence de réponse satisfaisante, la Commission pourrait décider d'émettre un avis motivé.
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