Édition internationale

Chiffres-clés de la conjoncture italienne au 1er trimestre 2026

PIB, chômage, inflation à la loupe des derniers chiffres publiés par l'Institut italien des statistiques (Istat).

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Photo Unspash
Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 3 mai 2026

Un taux de chômage resté faible

Le taux de chômage en Italie est légèrement redescendu en mars, à 5,2%, soit vers son plus bas niveau historique (5,1% atteint en janvier), selon une première estimation publiée le 30 avril par l'Institut italien des statistiques (Istat). La baisse du taux de chômage est notamment liée à une hausse de 2,9% sur un an du nombre des inactifs (étudiants, retraités, hommes ou femmes au foyer), précise l'Istat.

Le taux de chômage a néanmoins légèrement augmenté pour les jeunes de moins de 24 ans, à 18,1% (+0,6 point sur un mois), restant l’un des plus élevés de la zone euro. Dans un rapport sur l'Italie publié le 23 avril, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne combien l'intégration des jeunes Italiens sur le marché du travail doit être une priorité dans les années à venir. Pour ce faire, l’Italie devrait notamment renforcer ses systèmes de formation professionnelle et mieux rétribuer les jeunes en début de carrière, estime l’OCDE.

Les demandeurs d'emploi en Italie sont désormais 1,3 million (304.000 personnes de moins en un an), pour 24,1 millions d'actifs (-0,1%). Le taux d’emploi se situe à 62,4 % en mars 2026, s'établissant sur des niveaux records pour le pays tout en restant parmi les plus faibles de la zone euro.

Notons également que l'Italie est confrontée au vieillissement de sa population et à la diminution de sa main-d’œuvre. Le nombre d'Italiens en âge de travailler devrait baisser de 5 millions entre 2025 et 2040, selon l'Istat.

 

PIB en légère hausse au premier trimestre 2026

D'après les estimations préliminaires de l'Istat, le produit intérieur brut (PIB) italien devrait progresser de 0,2 % au premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent et de 0,7 % sur un an, confirmant ainsi un début d'année modéré. Le secteur des services est le moteur de l'activité économique, tandis que l'agriculture et l'industrie connaissent un repli qui freine la croissance globale.

Du côté de la demande, l'Istat fait état d'une contribution positive de la demande extérieure nette, compensée par une contribution négative de la demande intérieure. Ce signal souligne une certaine prudence dans le cycle économique national, dans un contexte de marchés internationaux plus dynamiques, d’après l’Institut. Dans son commentaire officiel, l'Istat indique que la croissance pour l'ensemble de l'année 2026 s'établit à 0,5 %, dessinant une trajectoire de développement modérée mais stable.

A titre comparatif, le PIB a augmenté de 0,3 % au premier trimestre 2026 par rapport au quatrième trimestre 2025, tandis que la France a enregistré une croissance nulle sur une base trimestrielle, après 0,2 % au cours des trois mois précédents, selon les chiffres de l’Insee.

 

Boom de l’inflation en avril en Italie

D'après les premières estimations, l'inflation en Italie devrait atteindre 2,8 % en avril 2026, principalement sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie (+9,5 % contre -2,1 %) et des prix des produits alimentaires non transformés (+6,0 % contre +4,7 %). L'Istat souligne qu'« un effet modérateur partiel sur la croissance de l'inflation est dû à la dynamique des prix de certains types de services, notamment les services de loisirs, culturels et de soins à la personne » (+3,0 % contre +2,6 %).

Le taux de variation annuel du panier d'achats, qui comprend les prix des produits alimentaires, ménagers et de soins personnels, est passé à +2,5 % (contre +2,2 %), tout comme celui des produits fréquemment achetés (de +3,1 % à +4,3 %), selon l'Istat.

L'inflation annuelle dans la zone euro devrait atteindre 3 % en avril 2026, en forte hausse par rapport aux 2,6 % enregistrés en mars, selon une estimation rapide d'Eurostat. Hors énergie, alimentation, alcool et tabac, l'inflation dans la zone euro est estimée à 2,2 %.

En France, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois par l’Insee, les prix à la consommation augmenteraient de 2,2 % en avril 2026, après +1,7 % en mars.

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