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SCIENTIF’HIC – Décrypter le code-barres…

Par Elèves des SERIES SCIENTIFIQUES | Publié le 21/11/2017 à 21:00 | Mis à jour le 21/11/2017 à 21:00
CB

Outil aujourd’hui parfaitement banal, le code-barres a révolutionné la gestion de stocks des magasins dans les années 1970 et permis une très nette accélération des transactions commerciales. Ce sont ainsi chaque jour plus de 8 milliards de produits qui sont scannés dans le monde.

Eléments de décryptage dans un pays où la gestion des stocks restent un véritable défi et où le consommateur apprend la patience dans chacune de ses transactions.

 

Le code-barres en question

 

Prenant la forme d’une succession de simples petits traits noirs verticaux imprimés sur un produit, le code-barres stocke de nombreuses informations précises permettant de d’identifier ce produit, de le gérer et de le vendre.

 

Un code-barres est donc une représentation symbolique d'une donnée numérique ou alphanumérique. Un code barre se reconnait grâce à ses barres noires distinctes et espacées : leur épaisseur varie en fonction des caractéristiques de la donnée.

 

Une imprimante suffit pour imprimer son propre code-barres. Dans les grandes entreprises, l'impression des codes-barres se fait par impression laser et transfert thermique.

 

Petite histoire du code-barres

 

Le premier brevet du code-barres a été déposé le 20 octobre 1952 par deux Américains, Norman Joseph Woodland et Bernard Silver, qui se sont inspirés du code morse. 

 

CB WS

 

Ces premiers codes-barres, n’ont cependant pas rencontré de succès : les barrettes sous forme de cercles concentriques présentaient des difficultés de lecture optique et limitait le développement du codage.

 

Il faudra attendre vingt ans pour la mise au point d’un codage universel des produits : le de Georges Laurer.

 

En 1970, il standardise le système entre pays avec le code barre linéaire et l’améliore avec l’ajout de chiffres au-dessous du code. C’est ce type de code-barres, à 13 chiffres (code EAN13) qui est aujourd’hui utilisé. 

 

1D, 2D, QR… décryptage des codes-barres

 

Actuellement, il existe deux types de code-barres : le code barre 1D (le code original, formé de lignes verticales) et le code-barres 2D aussi appelé QR Code (formé d’un assemblage géométrique de plusieurs symboles : carrés, points…) qui peut stocker plus d’informations.

 

CB

 

Mais saviez-vous que les lecteurs de code-barres lisent les espaces blanches et pas les bandes noires d’un code ? Pour lire un code-barres, nous disposons d’un lecteur relié à un ordinateur. Les lecteurs ne mesurent pas la largeur réelle des barres, mais leurs largeurs relatives. Il existe plusieurs moyens courants de lire les codes-barres. Le plus classique est la lecture optique qui consiste à envoyer sur le code-barres un laser de très faible puissance pour analyser la lumière réfléchie. C'est donc l'intensité lumineuse réfléchie qui code le signal transmis (nom du produit, valeur).

 

Les codes EAN 13 (Européen Article Numbering), sont des codes à treize chiffres. Ces chiffres possèdent des significations différentes en fonction du produit :

- les 2-3 premiers chiffres indiquent le pays d’origine du produit (300 à 379 pour la France) ;

- les 4 chiffres suivants indiquent le code de fabriquant ;

- les 5-6 chiffres suivants indiquent la référence de l’article ;

- le dernier chiffre est toujours la clé de contrôle qui sert à valider le code-barres.

 

CB

 

Une invention révolutionnaire

 

Avant l'invention du code à barres, la gestion de toute opération commerciale était réalisée par une identification manuscrite de l'objet ou du document. Les codes-barres limitent le temps de saisie d’information d’un produit et nous permettent d’y accéder rapidement. Cela a révolutionné la gestion des stocks dans les magasins.

 

Grâce à la lecture optique du code, le magasin peut savoir automatiquement, par exemple, combien d’articles de ce type il reste en stock. Dans les années 1970, les systèmes de gestion des stocks des magasins ont ainsi été nettement améliorés, la vitesse des passages aux caisses ont augmenté de 40 % et les erreurs ont été de moins en moins nombreuses dans les transactions/

 

La culture commerciale philippine semble cependant viser le stock 0 et vouloir systématiquement dupliquer l’enregistrement numérique par un ou plusieurs enregistrements manuscrits sur documents papier. La multiplication de ses tâches ralentit d’autant les transactions.

 

Un bénéfice bien au-delà des supermarchés

 

Le code-barres est en effet une des plus grandes innovations destinées à automatiser l’acquisition d’une information. Le système s’étend donc vers plusieurs autres domaines variés comme par exemple le contrôle de la production dans l'industrie, la gestion des prêts d'une bibliothèque, des colis postaux et les médicaments.

 

Grâces à de nouvelles avancées du code-barres, le système peut considérablement faciliter la vie de certaines personnes handicapées. Prenons l’exemple des personnes aveugles : il existe des lecteurs de code-barres qui délivre un message sonore permettant aux malvoyants d’identifier les produits.

 

Une invention apparemment modeste, mais aux conséquences importantes, à suivre encore sans doute avec attention…

 

Maya MASSELIN – 1ère S

 

Sources :

 

http://lentreprise.lexpress.fr/high-tech-innovation/le-code-barres-a-40-ans_1532760.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Code-barres

https://fr.wikipedia.org/wiki/EAN_13

http://www.futura-sciences.com/tech/definitions/technologie-code-barres-11112/

http://www-03.ibm.com/ibm/history/ibm100/fr/fr/icons/upc/

 

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