La Mission laïque française (MLF) a annoncé la reprise de ses neuf établissements en Espagne par l’Association franco-libanaise pour l’éducation et la culture (AFLEC). Cette décision, validée le 27 mai lors d’une assemblée générale extraordinaire, met fin à plusieurs mois d’incertitude sur l’avenir de ces écoles françaises et ouvre une nouvelle étape pour plusieurs milliers d’élèves, de familles et de personnels.


L’information était attendue depuis plusieurs mois. Réunie le 27 mai à Paris, l’Assemblée générale extraordinaire de la Mission laïque française a désigné l’AFLEC et son opérateur, le Groupe des Établissements Elite (GEE), comme repreneurs de l’ensemble de son réseau en Espagne.
Cette décision intervient à l’issue d’un processus de mise en concurrence lancé afin d’identifier un partenaire capable d’assurer la pérennité financière et éducative des neuf établissements espagnols de la MLF. Plusieurs candidatures avaient été étudiées, mais la proposition portée par l’AFLEC-GEE a finalement été retenue.
Dans un courrier adressé aux familles, la Mission laïque française explique ce choix par trois critères principaux : l’engagement du repreneur à intégrer les neuf établissements sans exception, son statut de partenaire historique de la MLF et la solidité d’un projet éducatif jugé conforme aux valeurs de l’institution.
La continuité avec le réseau Mlfmonde mise en avant
La MLF insiste sur un point : cette opération ne marque pas une rupture du projet pédagogique.
Un partenariat stratégique de dix ans doit permettre de maintenir les liens entre les établissements espagnols et le réseau Mlfmonde. Les coopérations pédagogiques, les programmes de formation des enseignants ainsi que les initiatives d’innovation éducative seront conservés.
« La continuité avec le réseau Mlfmonde est assurée », souligne la direction de la Mission laïque française dans sa communication aux familles.
L’AFLEC affirme également vouloir s’inscrire dans la continuité du modèle existant. L’association met en avant son attachement à l’excellence académique, au plurilinguisme, à l’ouverture internationale et au bien-être des élèves. Elle assure vouloir développer de nouveaux projets et investir dans les établissements tout en préservant leur identité.
Qu’est-ce que l’AFLEC ?
Fondée en 2000, l’Association franco-libanaise pour l’éducation et la culture est une association française à but non lucratif régie par la loi de 1901.
Déjà présente dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, elle gère, avec l’appui du Groupe des Établissements Elite, plusieurs établissements homologués au Liban, aux Émirats arabes unis, en Tunisie et à Malte. L’ensemble accueille plus de 7 000 élèves.
Pour ce projet espagnol, l’AFLEC pourra également compter sur le soutien de deux personnalités du monde éducatif et économique : Nasser Ahmed Khalifa Al Suwaidi, figure reconnue des Émirats arabes unis, et Bernard Manuel, président de la Fondation Jeannine Manuel, institution de référence dans le domaine de l’éducation bilingue et de l’ouverture internationale.
Selon la MLF, l’expérience de l’AFLEC dans la gestion d’établissements internationaux, sa vision éducative et sa capacité d’investissement ont pesé dans la décision finale.
La fin des financements publics, élément déclencheur de la réorganisation
Cette annonce constitue l’aboutissement d’un processus amorcé après la sortie des établissements concernés du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).
Cette évolution avait entraîné la disparition des financements publics français dont bénéficiaient auparavant ces écoles. Depuis plusieurs années, leur équilibre économique repose davantage sur les frais de scolarité acquittés par les familles et sur la recherche de nouveaux modèles de financement.
Cette situation avait suscité des interrogations au sein de certaines communautés scolaires, alors que les coûts de fonctionnement de l’enseignement international continuent d’augmenter.
La Mission laïque française a toutefois toujours affirmé que l’objectif n’était ni de modifier le projet éducatif ni de remettre en cause l’existence des établissements, mais de trouver une structure capable d’assurer leur développement à long terme.
Une rentrée sous la bannière AFLEC-GEE
Les prochaines semaines seront consacrées à la finalisation des aspects juridiques de l’opération.
Des réunions d’information et des webinaires seront organisés dès le mois de juin dans chaque établissement afin de présenter le projet aux familles et de répondre à leurs questions. Des représentants de l’AFLEC se rendront également sur place une fois les accords définitivement signés.
Si les dernières formalités restent à accomplir, la rentrée scolaire 2026 devrait s’ouvrir sous la responsabilité de l’AFLEC-GEE. Les familles pourront découvrir plus en détail le projet du nouveau gestionnaire lors des réunions d’information prévues dans les prochaines semaines.
Cette décision marque une étape importante pour les neuf établissements concernés, après plusieurs mois d'incertitudes sur leur avenir et leur modèle de financement.
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