

Pour commémorer le IVe centenaire de la mort du Gréco, Le Musée du Prado, l'Action Culturelle Espagnole (AC/E) et la Fondation du BBVA présentent jusqu'au 5 octobre 2014, "Le Greco et la peinture moderne".
(Photo Mueseo Nacional de Prado)
C'est la première expositionà mettre en évidence la profonde influence qu'a exercée le peintre crétois sur le développement de la peinture moderne à la fin du XIXe siècle et tout au long d'une bonne partie du XXe siècle. Plus de soixante institutions et collections privées, tant espagnoles qu'étrangères, ont prêté 106 oeuvres ainsi que treize livres et documents. Exceptionnel et passionnant.
Le visiteur pourra admirer une sélection de 26 oeuvres du Gréco -dont seules sept ont participé à l'exposition "Le Grec de Tolède", close le 14 juin dernier à Tolède- et de 57 peintures et 23 dessins et gravures de Manet, Cezanne, Derain, Delaunay, Chagall, Soutine, Picasso, Modigliani, Giacometti, Bacon Kokoschka, Pollock, Saura, Diego Rivera, entre autres. A souligner plus particulièrement la présence des peintures du Gréco "Laocoonte" et "La vision de Saint Jean" provenant des Etats-Unis, ainsi que "L'enterrement de Casagemas" de Picasso et la version de la Femme à l'hermine du Gréco peinte par Cézanne.
Javier Baron, chef du département des peintures du XIXe siècle du Musée du Prado, commissaire de l'exposition, a rappelé que "la peinture du Gréco, maniériste, culte, trop alambiquée pour le baroque, puis ignorée par le classicisme du XVIIIe siècle, avait été oubliée pendant des siècles et que c'est seulement au XIXe siècle que Le Greco a été redécouvert, puis au XXe siècle que son influence s'est répandue. Le Greco, peintre admiré par Cézanne, Picasso, par le cubisme, les expressionnistes allemands, les expressionnistes européens, le surréalisme ou encore la peinture américaine, a influencé des centaines d'artistes contemporains.
Ici sont présentées les oeuvres les plus remarquables et de la plus grande qualité où l'influence est la plus évidente. Le Prado, riche de 34 peintures du Greco, a joué un rôle capital dans la redécouverte du peintre, en organisant en 1902 la première exposition monographique du crétois. Suivant Javier Baron, "le musée veut célèbrer aujourd'hui cette chose essentielle que possèdent les peintres : leur capacité à influencer et à ouvrir de nouvelles voies pour d'autres artistes. Influence flagrante que l'on retrouve dans 'Les Demoiselles d'Avignon' (1907) oeuvre clé des premières heures du cubisme, peinte à la suite de la découverte par Picasso de 'La Vision de saint Jean', le tableau de l'apocalypse, l'une des plus grandes oeuvres du Greco, dans l'atelier du peintre espagnol, Ignacio Zuloaga".
On peut citer également, entre autres les deux tableaux homonymes "Femme à l'hermine", l'un peint entre 1577 et 1579 par Le Greco et l'autre, aux teintes bleutées, entre 1885 et 1886 par Paul Cezanne. Même chose concernant "Paul Alexandre devant un vitrage" directement inspirée du célèbre tableau "Le chevalier avec la main sur la poitrine".
Le parcours des huit sections de cette magnifique exposition permet d'observer la complexité et la richesse de l'influence du Greco sur des artistes rénovateurs français, tels que Manet et Cezanne, ou espagnols, tels que Rusiñol et Zuloaga entre autres, mais aussi sur Picasso et d'autres artistes.
Détail de l'exposition :
- La modernisation de la peinture. De Manet à Cézanne
- Picasso et le cubisme
- Zuloaga et Sorolla
- "el orfismo" et son influence
- L'expressionisme allemand
- La vision de Tolède et Le Greco - autres expressionismes
- Amérique
- Figurations postérieures à la IIème Guerre Mondiale
Pour plus d'informations et progamme complet d'activités
www.museodelprado.es
tél.902.10.70.77
Monique AUXENFANS (www.lepetitjournal.com - Espagne) Vendredi 25 juillet 2014
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