À l’occasion de son anniversaire, l’ancien Président de la Polynésie Française a accordé un entretien exclusif au PetitJournal. Propos recueillis par Christian Pinson à Papeete.


LePetitJournal.com : Président Gaston Flosse, vous avez démarré la politique en 1957, et c’est aujourd’hui encore, en 2026, la politique qui vous motive. Quel est votre moteur à 95 ans ?
Gaston Flosse : « Effectivement, j’ai commencé en 1957 lorsque je me suis présenté pour la première fois aux élections pour le renouvellement des membres de l’Assemblée représentative de l’époque.
Notre liste était alors conduite par le président lui-même, Monsieur Walter Grand, et… résultat : un échec total, aucun membre de notre liste n’a été élu, ni même la tête de liste qui était pourtant le président de l’Assemblée !...
J’étais instituteur à cette époque-là, et c’est pour me lancer un défi que j’ai commencé à faire de la politique. Un des objectifs les plus importants dès le début, c’était de changer le statut colonial qui était le nôtre à l’époque, et d’aller vers l’Autonomie. En 1980, j’ai déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale qui a été votée et, en 1984, nous obtenions notre autonomie du gouvernement de la République présidé alors par Mr. François Mitterrand, avec un ministre de l’Outre-Mer socialiste, Georges Le Moine. La vraie, la réelle autonomie. A la différence des précédents statuts, c’est qu’alors jusque là, le conseil de gouvernement était présidé par le gouverneur ; à partir de ce moment là, avec le statut de 1984, ce n’est plus le gouverneur, mais c’est un « Polynésien » élu par l’Assemblée. Donc, ça été un moment très, très fort dans ma vie politique et j’ai été ainsi élu le premier président de la Polynésie.
Aujourd’hui qu’est-ce qui me motive ? Eh bien, plus de 40 ans après cette autonomie, étant arrivé au bout, et même avec le statut de 2004, nous avons dépassé cette autonomie. et nous avons décidé d’aller vers la souveraineté. Mais nous ne pouvons pas, en analysant bien la situation de notre pays, il est impossible d’aller directement de l’autonomie à la souveraineté. Comme il est impossible d’aller de l’autonomie à l’indépendance que préconisait Mr Oscar Temaru, ça c’est impossible.
Donc, nous avons prévu une première phase, c’est à dire que ce pays, la Polynésie devienne un état souverain associé à la France. Et c’est ça la différence avec les autres. Et ce qui est différent également, c’est que la démarche, c’est une démarche de partenariat avec la France, et non pas de séparation d’avec la France. Et aujourd’hui c’est toujours cela mon cheval de bataille. Il faut absolument que réussisse cet état souverain associé à la France pour mon pays. »
LePetitJournal.com : Il y a eu de très grands moments dans votre carrière. Pouvez-vous nous en citer trois parmi les plus forts ?
G.F. : « Le premier, le plus important évidemment, c’est l’application de la Polynésie de ce statut de l’autonomie en 1984, et lorsque j’ai été élu président du gouvernement de la Polynésie autonome. Mais avant cela, je n’oublie pas que, en mai 1965, j’étais déjà chef du district de Pirae et c’est nous qui avions demandé au gouverneur de l’époque Monsieur Cicurani, de transformer ce district de Pirae en commune, et il l’a fait. Il y a eu une consultation de la population de Pirae et en même temps de Faaa.
La consultation à Pirae était à 90% positive pour la commune. Les élections ont eu lieux et j’ai été élu maire en 1965. Je crois qu’être maire est quant même la fonction que j’ai le plus aimé, apprécié pour vraiment cette proximité que vous avez avec la population, avec leurs difficultés, leurs problèmes, lesaider à les résoudre, c’est vraiment une joie. Donc, c’est l’élection de Maire de Pirae en 1965, de Président de Polynésie en 1984.Un autre moment très fort de ma carrière, c’est la visite de Jacques Chirac à la Polynésie en juillet 2003.
Ça a été un grand moment, parce que je voulais vraiment, par cette visite, lui dire merci, merci pour tout ce qu’il avait fait pour la Polynésie. La Polynésie d’aujourd’hui, nous la devons en grande partie à cet homme, qui était vraiment, on peut dire amoureux de l’Outre-mer et de la Polynésie en particulier. C’est le seul homme politique qui est venu ici treize ou quatorze fois, et qui est passé ici lorsqu’il était premier ministre, lorsqu’il était Président de la République. Mais l’accueil officiel, le plus grand accueil c’était en juillet 2003. »
LePetitJournal.com : Avez-vous aujourd’hui des regrets en regardant derrière vous, des décisions, des actions, des combats que vous regrettez ?
G.F. : « Non, ce que je regrette, c’est cette période où on a eu l’impression que rien ne se passait biendans notre pays. C’est lorsque la majorité à l’Assemblée a basculé en 2004, vers les indépendantistes, vers Mr Oscar Temaru. Il faut bien se rappeler qu’il n’avait pas gagné les élections. Il était arrivé à l’Assemblée avec 27 voix, il lui manquait 2 voix, et nous avec 28 voix, il nous manquait 1 voix. Il y avait eu deux indépendantistes, Mme Nicole Bouteau et Mr Philip Schyle, qui étaient également élus à l’Assemblée. Donc, je me suis dis, normalement nous devrions former ensemble la majorité le TahoeraaHuiraatira.
Mais ces deux autonomistes se sont alliés à Mr Temaru qui est donc devenu le Président de la Polynésie. Et puis après, on est rentré dans une instabilité extraordinaire, comme nous n’en avions jamais vu dans notre Pays, trois mois, six mois, on change de gouvernement, le maximum, c’était un an, enfin là nous avons perdu disons 9 ans, où c’était le néant de notre pays, c’était vraiment très, très triste. »
LePetitJournal.com : Vous n’avez jamais oublié que vous étiez instituteur, natif de Mangareva ?
G.F. : « Pour fêter mes 95 ans, tous mes enfants autour de moi avaient chacun son plan, qui, une croisière, Honolulu, ou partir avec les petits-enfants à Disneyland, Las Vegas. J’ai dit non, rien de tout cela, nous irons tous à Mangareva, là où je suis né, et je veux fêter mon anniversaire là-bas. Malheureusement, manque de places sur les vols d’Air Tahiti, a fait que nous étions que 24, 25, 26 au lieu de plus de 40, qui étions décidés à passer ce grand jour là-bas ensemble. Mais je suis retourné dans ce couvent où je suis né, et j’ai vu d’autres sites, enfin c’était un cadeau formidable.
J’étais instituteur, et oui c’était une très belle séquence de ma vie également. Je devais avec mon père fabriquer et vendre de la limonade, j’ai abandonné cette affaire-là, j’ai abandonné cette usine. Et j’ai décidé de me lancer dans l’enseignement, l’éducation des enfants. J’ai été pendant 13 ans instituteur chez les frères. Après avoir passé 10 ans pensionnaire à l’école des Frères, puis instituteur dans ce même institut, c’est vraiment une formation extraordinaire pour un homme, la discipline surtout, le travail, la vie entre copains et être au service des autres. Etre instituteur c’est beaucoup cela, ce n’est pas un métier, c’est une vocation, et j’ai beaucoup apprécié ces années-là... »

LePetitJournal.com : Si vous aviez pu être quelqu’un d’autre, qui auriez-vous voulu être ?
G.F. : « Personne ! Je suis content de la vie qui a été la mienne et dans cette île lointaine. Arrivé ici à Tahiti à l’âge de 5 ans parlant le « mangarevien », pas le français, puis d’aller à l’école chez les sœurs qui m’ont appris à parler le Français, et puis chez les frères, ce temps de la scolarité, ce temps de l’enseignement, puis chef de district de Pirae, Maire de Pirae pendant 37 ans. Ah ! C’étaient les plus belles années, je crois, de ma vie. Puis ensuite, j’ai été représentant conseiller à l’Assemblée, j’ai été conseiller du gouvernement, j’ai été ministre, en 1978 j’ai été élu député, puis sénateur jusqu’en 2014, et puis en 1986 j’ai eu vraiment le grand honneur de faire partie du gouvernent de la République Française, j’ai été le premier polynésien, et j’espère qu’il y en aura d’autres, parce que ceci, c’est une expérience extraordinaire. Aujourd’hui, je continue à me passionner pour mon pays, et mon objectif celui-là, avant de partir, de donner ce nouveau statut d’état associé à la France. Je ne veux pas changer. Je ne me vois pas d’autre vie plus belle que celle là. »
LePetitJournal.com : De quel héritage êtes-vous le plus fier, de tout ce que vous avez fait pour le fenua ?
G.F. : « C’est d’abord le régime de solidarité territorial (RST). Le RST que nous avons crée en 1995 pour tous ceux qui n’avaient aucun revenu, pas de travail, qui ne vivaient que de leur coprah ou de la pêche, de l’agriculture. Il y en a qui n’avaient pas les moyens d’aller chez le docteur, et encore moins qui n’avaient pas les moyens d’acheter des médicaments... Il fallait faire quelque chose, et c’est comme cela que nous avons créé ce régime là, pour tous les polynésiens et les polynésiennes. Ceux qui n’avaient pas les moyens, eh bien pouvaient être dépendants de ce régime-là. Dès que la maman était enceinte, eh bien elle touchait les allocations prénatales comme les salariés. A la naissance des allocations familiales, et même ces allocations familiales étaient supérieures à ceux des salariés, parce que c’était tout, il n’y avait que cela. Et puis tous les jeunes jusqu’à 18 ans, percevaient ces allocations là, et à partir de 80 ans, ils touchaient un minimum de vieillesse qui est aujourd’hui de 80 000 frs CFA (ndlr : environ 785 US$). Çac’était vraiment quelque chose d’extraordinaire, et je suis vraiment content de l’avoir fait.
Ensuite, pour le pays c’est cet hôpital, je me voyais mal pour les polynésiens de continuer dans ce vieil hôpital de Mamao et nous avons décidé, malgré l’opposition du haut-commissaire de l’époque. Il était opposé : « Vous avez l’hôpital de Mamao, vous devez vous en contenter ». Je lui ai répondu : « pas question ! » et donc nous avons construit avec les fonds propres du pays, sans subvention de la France.
Ensuite, on peut parler de la compagnie aérienne Air Tahiti Nui, car ça a été un grand moment, lorsqu’à l’époque nous avions trois compagnies Air France, AOM et CORSAIR. AOM tombe pratiquement en faillite. Lors d’un de mes voyages à Paris, le Président de CORSAIR vient me rencontrer et me dit : « Dans six mois j’arrête CORSAIR ». Je me suis trouvé bien seul. Nous aurions juste eu Air France pour nous aider, nous polynésiens à sortir de chez nous, et surtout pour le transport de nos touristes, de nos visiteurs, comment allions-nous faire, nous étions à la merci du monopole d’Air France, ce n’était pas possible.
Et donc, je demande un rendez-vous avec Mr Jacques Chirac. Je vais à Paris, il me reçoit et je lui dis :Jacques, je voudrai créer une compagnie aérienne ? Je vais l’appeler Tahiti Airlines. Pas question, me coupe-t ’-il, ce n’est pas une compagnie américaine ! Il faut l’appeler Air Tahiti Nui, la grande compagnie de Tahiti. Et il avait raison !... Il me regarde ensuite avec des gros yeux, s’approche de moi et me dis dans un dialogue surréaliste… :
Jacques Chirac : « Répète-moi ça…?… »
G.F. : je veux créer une compagnie aérienne.
J.C. : Enfin Gaston, tu as fait des études, tu as des statistiques, tu sais ce que c’est qu’une compagnie aérienne ?
G.F. : Non
J.C. : Est-ce que tu as les moyens pour ? Ca coûte cher une compagnie ? C’est un gros porteur ?
G.F. : Non. Oui c’est un gros porteur.
J.C. : Tu as les pilotes ? ;Tu as le personnel ?
G.F. : Non.
J.C. : Et quoi, tu n’as rien ?
G.F. : Non, je n’ai rien, c’est pour cette raison que je suis venu te rencontrer, te demander de nous aider.
Eh bien, c’est en grande partie grâce à Mr Jacques Chirac que nous avons créé cette compagnie aérienne. Parce que sur le coup là même, il a contacté le patron d’AIRBUS. Je lui dis : tu connais le Directeur ?
J.C. : Oui, c’est moi qui l’ai placé là-bas,
G.F. : Ah bon !
J.C. : Oui, je le contacte tout de suite
G.F. : C’est vraiment une chance extraordinaire, de parler directement au Président d’Airbus !...
J.C. : Ça tombe bien, nous avons un avion là, un gros porteur un Airbus 340, qui a été commandé par AOM, et puis a renoncé à l’achat ; alors si vous voulez, il a déjà déposé des arrhes.
Et nous avons commencé avec ce premier avion là, un deuxième, un troisième, et nous avons loué le quatrième avion, et c’était extraordinaire.
Alors, un autre gros souci que j’avais avec cette compagnie aérienne, c’était, qui va piloter tous ces avions ? Est-ce que nos polynésiens pourront le faire ? On n’a pas de pilote bien à Air Tahiti ? Nous n’allons pas comparer nos pilotes d’Air Tahiti à ceux d’un Airbus. Mais cela ne fait rien, nous nous débrouillerons et je suis sûr qu’ils y arriveront. Ils sont arrivés, ils sont aujourd’hui commandants (et commandantes !) de bord, instructeurs. Je suis très fier de tous les personnels d’Air Tahiti Nui dans le monde !...
Et puis enfin, on peut parler également du réaménagement de Papeete, du front de mer, de l’éclairage, de la place To’ata. Donc, nous avons créé To’ata, il n’y avait pas de place. C’était Tarahoi, c’était petit. Nous avons remblayé en aménagements. Puis, il fallait aider toute cette population qui vit à Papeete dans des quartiers insalubres, il faut faire quelque chose pour eux. Nous avons créé ce grand jardin de Paofai, ça n’existait pas. C’est nous qui avons remblayé, aménagé, c’est un parc magnifique aujourd’hui.
Et le grand projet que nous voulions mettre en place, et j’avais mis Mr. Chirac dans le coup, c’était la création d’un grand centre culturel autour de l’ancien hôpital Vaiami. Autour de cet hôpital Vaiami, nous avons acheté petit à petit tous les terrains jusqu’à l’institut Malarmé. Heureusement que la grande partie de ces terres là, appartenaient au Pays. Et, en supprimant la petite rue qui coupait en deux ce grand terrain on avait là un véritable centre culturel, avec un financement pratiquement pris en charge par le Musée du Quai BRANLY. Parce que nous nous étions entendus avec Mr Chirac, d’en faire l’annexe de ce Musée du Quai BRANLY. Donc comme c’est l’Annexe, c’est le Musée du Quai BRANLY qui allait financer notre musée. Ah ! mon Dieu, et voilà le projet était en route. Le Directeur du Quai BRANLY est venu ici à plusieurs reprises.
J’adore aussi l’aménagement, les quais de Moorea, les épis également dans le port de Papeete, ça fait que nous pouvons accueillir plusieurs bateaux à la fois, … j’ai aimé ça, aménager, prévoir assez longtemps en avance ce que l’on pourrait faire, avoir un plan, et puis petit à petit arriver à réaliser tout cela. »
LePetitJournal.com : Sur le plan de la vie privée, quels sont les satisfactions que vous éprouvez ?
G.F. : « La première chose, c’est d’avoir ma famille avec moi, mes enfants, mes petits-enfants. Mon seul grand regret dans ce domaine-là, vraiment, le seul regret de ma vie, c’est le divorce d’avec ma première femme Barbara. Et puis la catastrophe de mon second mariage, sur ce plan-là, ce n’était pas mieux. Mais, je suis heureux, je suis avec mes enfants, mes petits-enfants. Nous étions encore ensemble le week-end dernier, dimanche dernier, puisque nous recevions mon petit-fils qui vit aux États Unis, côté Flosse, avec sa femme Nadège et leurs deux filles qui sont américaines. Et l’autre petite fille également qui vit aux États Unis Tamara Flosse, nous nous sommes tous retrouvés ensemble. Là, ce sont des moments formidables que nous vivons… »
LePetitJournal.com : De votre longue amitié avec Mr Jacques Chirac, en dehors des motivations d’ordre politique, quels sont les traits de caractères que vous avez admirés chez lui ?
G.F. : « La fidélité en amitié. J’ai commencé à connaitre Mr Chirac déjà lorsqu’il était au cabinet de Georges Pompidou. Puis, cette amitié s’est développée ; c’est ensemble que nous avons créé le RPR. Vous savez, il était premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing. Il y avait des désaccords entre eux, et pour la première fois dans l’histoire de France, on voit un premier ministre renoncer à ses fonctions, il démissionne. Il veut créer, reprendre, remonter le parti gaulliste, le RPR. Mais lorsqu’il était premier ministre, il avait beaucoup d’amis, mais lorsqu’il a démissionné, ils n’étaient pas aussi nombreux que ça. Donc, il avait invité tout le monde à assister à la création du RPR, et il l’a fait chez lui, dans le Cantal…, Je suis arrivé là-bas, il était là, à la porte en train d’accueillir ses invités…
J.C. : « Mais Gaston, tu es là ? Mais tu es venu de Tahiti… ?
G.F. : « Oui, tu m’as invité et je viens de Tahiti pour cela.
Il m’a pris dans ses bras, on s’est embrassé. Et ça a scellé encore peut être plus notre amitié… Il ne s’attendait pas à ce qu’un polynésien vienne spécialement, et on a parlé de créer le RPR. Eh bien sûr, il avait très confiance en moi. Il m’avait demandé de l’accompagner au sein de son gouvernement en 1986, et puis quand il a été Président de la République, alors vraiment, c’est le seul Président qui vraiment a aimé la Polynésie, mais pas seulement en parole, en actes également.
L’université de Polynésie Française, nous la devons également à Jacques Chirac. Cette Université devrait s’appeler Université Jacques Chirac. C’est lui qui a dégagé les premiers crédits. Et voilà, ça n’a pas été facile, mais grâce à lui nous avons notre Université. Je crois que c’est ça, sa fidélité en amitié. Je me suis déplacé pour ses obsèques à Paris. J’ai beaucoup pleuré lorsque son cercueil porté, est entré dans la Cathédrale. »
LePetitJournal.com : Vous disiez souvent que c’était réellement votre frère…
G.F. : « Oui c’était réellement mon frère, sentimentalement, et puis il savait bien nous rendre cela, c’était vraiment un homme extraordinaire. Dans ma vie politique, disons que j’ai eu deux idoles : le Général de Gaulle et Jacques Chirac, ce sont mes exemples en politique. J’ai connu le Général de Gaulle en 1966 à Pirae, lorsqu’il est venu faire sa tournée d’outre-mer pour préparer les élections présidentielles. Et je l’ai connu comme jeune Maire de Pirae. Accueillir ce grand homme-là, m’adresser à lui, un discours et tout, je tremblai de tout mon corps. Oui, ces deux hommes-là ont vraiment été mes guides dans ma vie politique. »
Propos recueillis par Christian Pinson










