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Frédéric Missir, joaillier à Tahiti : quarante ans d’amour pour les perles noires

À l’occasion de la Saint-Valentin, notre édition offre à l’un(e) de nos lecteurs(rices) un pendentif unique orné d’une véritable perle noire de Tahiti, à remporter sur notre page Instagram. Un bijou signé Frédéric Missir, qui marque aussi une étape importante : notre tout premier article consacré à la Polynésie française. Rencontre avec un joaillier qui sublime ces mythiques perles noires.

Frédéric MissirFrédéric Missir
Frédéric Missir sublime les perles noires de Tahiti depuis 40 ans dans sa bijouterie de Papeete. © Frédéric Missir
Écrit par Marie Fiorin
Publié le 14 février 2026

 

Frédéric Missir est arrivé à Tahiti en 1983. Il pensait y rester trois ou quatre ans. Plus de quarante ans plus tard, il y célèbre une carrière exceptionnelle. Né à Paris, formé dans la grande joaillerie, notamment chez Bulgari, il aurait pu ouvrir boutique rue Saint-Honoré. À 23 ans pourtant, il accepte une proposition inattendue : partir s’installer à Tahiti. Le coup de foudre sera définitif.

« On dit qu’ici, on est piqué par le tiaré », sourit-il. Après un bref retour à Paris, il comprend que son destin est dans le Pacifique. En 1987, il ouvre sa propre boutique, Frédéric Missir Créations, à Papeete. Artisan joaillier avant tout, il crée et fabrique lui-même, dans son atelier, chacune de ses pièces. Or 18 carats, 14 carats, argent, vermeil, il travaille toutes les matières avec la même exigence. Ses collections, présentées deux fois par an pour Noël et la Fête des Mères, sont composées de pièces uniques. À Tahiti, où tout le monde se connaît, ses clientes apprécient de ne jamais retrouver le même collier au cou d’une autre lors d’un dîner.

 

Chaque perle possède son « orient  »

 

Au cœur de son univers : la perle noire de Tahiti. « On l’appelle noire, mais elle est tout sauf noire », explique-t-il. Reflets roses, bleus, verts, dorés… Chaque perle possède son « orient  », cette lumière intérieure qui la rend unique. Aucune ne se ressemble. Après quarante ans, il ne s’en lasse pas : « C’est un produit magique. On a l’impression qu’il est vivant. »

Son talent l'amène aussi dans le Grand Sud Ouest américain. Il y a une quinzaine d’années, il ouvre une boutique à Beverly Hills, à quelques mètres de Rodeo Drive. Le destin lui offre même une vitrine au mythique The Beverly Hills Hotel, face à celle de Bulgari, la maison où il avait débuté. Un clin d’œil incroyable. Pendant deux ans, il navigue entre Tahiti et Los Angeles. On lui propose ensuite Las Vegas, au City Center. Mais il refuse. Sa maison, sa femme, sa fille, la mer… Son cœur est à Tahiti : « Je n’ai aucun regret. »

 

Une école de joaillerie en projet

 

Aujourd’hui, alors qu’il s’apprête à célébrer quarante ans de boutique, il envisage de transmettre son savoir en créant une école de joaillerie. Une nouvelle manière de faire vivre la magie des perles polynésiennes. Et parce que la création ne s’arrête jamais, Frédéric Missir explore aussi une autre passion : la musique. Son père, Léo Missir, fût le directeur artistique des disques Barclay dans les années 60 ; c’est lui qui découvrit, entre autres, Dalida, Claude Nougaro ou encore Daniel Balavoine. 

Et en hommage à ses parents, Frédéric a enregistré, l’an dernier, son premier titre au mythique The Village Studios à Los Angeles, « À quel point ! » (produit par Benoit Clair) entouré de musiciens ayant collaboré avec les plus grands chanteurs américains. Une expérience « en toute humilité », guidée par l’émotion et le plaisir pur de créer. Entre océan et mélodies jazzy, entre perles aux reflets infinis et souvenirs californiens, Frédéric Missir incarne une certaine idée de l’amour, celui d’un artisan pour sa matière, d’un homme pour son île, d’un créateur pour la beauté. 

 

Pour gagner une perle de Tahiti signée Frédéric Missir, rendez-vous sur notre compte Instagram et participez au jeu-concours. Pour cela, il faut :

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Tirage au sort le 18 février 2026, à vos amours !

 

Les perles de Tahiti, véritables trésors vivants du Pacifique. Souvent appelée « perle noire », la perle de Tahiti est en réalité un miracle de nuances. Née dans l’huître Pinctada margaritifera et élevée dans les lagons polynésiens, elle peut révéler des reflets verts paon, aubergine, gris argenté, bleu profond ou encore rose subtil. Sa couleur naturelle, rare dans le monde perlier, fait sa singularité. Dans l’imaginaire polynésien, la perle est un cadeau des dieux, née de la rencontre entre la lune et l’océan. Elle symbolise la protection, la féminité, la sagesse et l’harmonie. Porter une perle de Tahiti, c’est porter un fragment vivant du lagon, un éclat de nature façonné par le temps. Il faut en effet deux à trois ans pour cultiver une perle noire.

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