

Chaque année, la formule du Volontariat International en Entreprise séduit de plus en plus de candidats mais aussi d'entreprises. En février dernier, le Royaume-Uni est devenu la première terre d'accueil de ses expatriés au contrat particulier. Éclairage
Aider les entreprises françaises à développer leur activité à l'étranger et encourager les jeunes diplômés à plus de mobilité internationale, voici les deux raisons de la création en 2001 de la formule VIE. Proposée par Ubifrance, le Volontariat International en Entreprise ne cesse de progresser depuis dix ans, Royaume-Uni en tête.
Des avantages indéniables pour les entreprises
Rejoindre une filiale déjà en place à l'étranger ou étudier le potentiel d'un nouveau marché dans l'espoir d'une future installation, les missions confiées par une entreprise à un VIE peuvent être nombreuses. Études de marchés, prospection, renforcement d'équipes locales, accompagnement d'un contrat, d'un chantier, participation à la création d'une structure locale, animation d'un réseau de distribution, support technique d'un agent?Tout est envisageable. Une chose est certaine, la formule remporte l'adhésion du plus grand nombre. Selon une étude CSA, 98% des entreprises utilisatrices recommandent le dispositif.

Des candidats souvent gagnants
L'entreprise n'est pas la seule à y trouver son compte. Preuve de l'engouement du côté des candidats, ils sont 7.100 jeunes entre 18 et 28 ans en ce moment même à travailler aux quatre coins du monde dans le cadre d'un contrat VIE. Plus de 35.000 candidats ont déjà fait cette expérience en 10 ans et ils sont environ 85.000 candidats à être inscrits sur le site de recrutement Ubifrance.
Si la formule plaît tant, c'est qu'elle permet à des jeunes, ouverts à la mobilité internationale, d'acquérir une expérience qui valorise leur parcours professionnel. À la fin de leur contrat VIE, environ 70% d'entre eux reçoivent une proposition d'embauche de l'entreprise pour laquelle ils ont réalisé leur mission. Plus impressionnant encore, 94% des anciens VIE trouvent un emploi dans l'année qui suit. Un tiers reste à l'étranger. Difficile de faire mieux en ces temps de crise où le taux de chômage des jeunes a tendance à grimper?Toujours selon une étude CSA, 95% des entreprises utilisatrices considèrent le VIE comme un vivier de recrutement.

En "compétition" depuis de nombreuses années avec les États-Unis, l'Allemagne mais aussi la Chine, le Royaume-Uni est depuis février 2012, le pays qui accueille le plus de jeunes en volontariat international en entreprise. L'offre est assez importante sur un marché où de nombreuses entreprises françaises sont déjà présentes ou souhaitent s'installer mais la demande l'est encore plus du fait de la proximité avec l'Hexagone, de l'attrait des jeunes pour la capitale britannique mais aussi de la langue anglaise maitrisée par l'immense majorité des candidats. Ils sont à ce jour 704 en poste pour le compte de 214 entreprises différentes. La plupart d'entre eux est basée à Londres où l'indemnité atteint 1.974 euros par mois et les principaux secteurs utilisateurs sont la banque, les transports, l'énergie, les télécoms ou encore l'agroalimentaire.
Vous avez entre 18 et 28 ans, vous êtes ressortissants de l'Union européenne avec une envie d'ailleurs, d'une expérience enrichissante et d'un nouveau défi, le VIE est fait pour vous.
Votre entreprise veut sonder un nouveau marché, lancer un produit à l'étranger, se développer à l'international, les VIE sont là pour vous.
Simon Gleize (www.lepetitjournal.com/londres) mardi 20 mars 2012
Plus de renseignement sur le site d'Ubifrance : www.ubifrance.fr/formule-vie/vie-en-bref.html
Votre candidature sur www.civiweb.com
![]() Lepetitjournal.com - Quelle est votre mission depuis votre arrivée à Londres ? Xavier Miane - Ma mission est de développer le marché au Royaume-Uni et en Irlande mais aussi m'occuper des grands comptes déjà existants. Développer le référencement, élargir les gammes, trouver de nouveaux distributeurs?L'idée est vraiment de travailler avec tous les acteurs du marché. Aucune structure de Béaba n'existait au Royaume-Uni. C'est le responsable export qui s'occupait avant mon arrivée de ce marché depuis la France. Comme ce marché devenait de plus en plus important, l'entreprise avait besoin de quelqu'un sur place qui soit plus présent sur le terrain et plus flexible et disponible pour rencontrer les différents acteurs. Quelles étaient vos motivations pour postuler à un poste de VIE ? C'est vraiment le projet qui m'a plu. C'est un projet de développement qui peut à l'avenir débouché sur l'ouverture d'une structure à Londres. Je voulais aussi vraiment travailler à l'étranger. Après un stage aux États-Unis, je cherchais un VIE pour pouvoir repartir à l'étranger dans de bonnes conditions. J'ai cherché sur le site Civiweb et postulé. Que retenez-vous de votre expérience depuis plus d'un an maintenant ? C'est une expérience vraiment enrichissante, notamment avec les conditions "business center" qu'on a ici à Ubifrance. On est une équipe diversifiée, on s'entraide et les bureaux sont parfaits. C'est beaucoup de travail pour développer tout ça mais j'espère que ça se poursuivra et que cette mission débouchera sur quelque chose de bien pour Béaba avec l'ouverture d'une filiale ici. Propos recueillis par Simon Gleize (www.lepetitjournal.com/londres) mardi 20 mars 2012 |
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