

Vous avez surement vu cette publicité affichée un peu partout dans le métro depuis mi-avril. Vous avez peut-être également remarqué qu'elle était souvent taguée par des messages protestataires et qu'elle a fait le tour des réseaux sociaux. Que s'est-il passé ? Explications.
(pub Protein World)
A l'origine de cette publicité, la société Protein World ventant les bienfaits de son régime protéiné. Sur l'affiche jaune criarde qui ne passe pas inaperçue, le mannequin australien Renee Somerfield au corps « parfait » pose en bikini à côté du slogan « Are you beach body ready ? » (« Votre corps est-il prêt pour la plage ? »). La publicité a été diffusée dans de nombreuses stations du métro londonien. Les signes de protestations se sont vite diffusés sur les réseaux sociaux et sur les affiches elles-mêmes.
Dans le métro, Laura nous explique que « c'est absolument honteux. Qu'est-ce qu'une telle pub signifie ? Que nous devrions avoir honte d'aller à la plage si notre corps ne ressemble pas à ça ? C'est culpabilisant ». Pour beaucoup cette pub est humiliante et sexiste. Les protestataires affirment qu'il s'agit d'une forme de discrimination contre de nombreuses morphologies.
En plus de ces nombreuses critiques, une pétition demandant le retrait immédiat des affiches a été lancée sur change.org. Elle a réuni plus de 60.000 signatures en quelques jours. Parallèlement, sur les réseaux sociaux, l'affiche a été largement détournée. Un compte Facebook nommé « each body's ready » a été créé donnant naissance au hashtag #eachbodysready repris de nombreuses fois. Sur Twitter la société Protein World a été interpellée directement par les internautes.
(La marque Dove, sur les réseaux sociaux)

Finalement, l'autorité de la régulation de la publicité au Royaume-Uni (ASA) a ouvert une enquête sur cette campagne de publicité. Elle a depuis annoncé que celle-ci ne pourrait plus apparaître sous cette forme. Cette semaine, toutes les affiches vont être retirées du métro londonien. Un soulagement de nombreux internautes, voyageurs et féministes qui ont lutté pendant plus de deux semaines pour
Raphaël Suspène (lepetitjournal.com/londres) mardi 5 mai 2015





















