

Nouveau rebondissement dans les relations diplomatiques entre la Russie et la Grande-Bretagne! L'assistante du député britannique Mike Hancock, une jeune russe de 25 ans, vient d'être accusée d'espionnage et sera expulsée d'ici quelques jours. La nouvelle révélée par le Sunday Times est controversée, d'autant plus que le député qui l'a employée a déclaré qu'il soutenait la jeune fille à 100%
Tout commence par la rencontre entre Katia Zatuliveter et Mike Hancock à Strasbourg, lors d'une séance du Conseil de l'Europe. La jeune fille a grandi en Russie, à la frontière de la Géorgie et a fait un master à l'université de Bradford dans le nord de l'Angleterre. Le Britannique est un député membre du parti libéral-démocrate, pour la ville de Portsmouth. Ce dernier décide alors d'engager Katia Zatuliveter comme assistante de recherches à la Chambre des Communes. Jusqu'ici, rien d'anormal dans ce duo politique fréquent, qu'on retrouve chez tous les députés. Cependant, les choses se compliquent lorsque la demoiselle russe est accusée d'espionnage par le MI5 et menacée d'expulsion. Une affaire qui pourrait bien menacer les dossiers top secret du Parlement (AFP).
Des soupçons précoces
Tout a commencé il y a six mois lorsque le MI5, service de renseignement britannique responsable de la sécurité intérieure du Royaume-Uni et du contre-espionnage, s'est mis à suspecter Katia Zatuliver (photo de droite) et à s'inquiéter de son accès à des documents confidentiels. Le MI5 commence alors à collecter de nombreux détails sur la vie privée de la jeune russe, notamment sur les relations amoureuses qu'elle entretient avec un homme travaillant pour l'OTAN. Son arrestation est finalement intervenue la semaine dernière. La jeune Russe est interpelée par les autorités à l'aéroport de Gatwick, alors qu'elle revenait d'un séjour en Croatie avec des amis étudiants. Mlle Zatuliver doit alors répondre aux questions du MI5 sur le travail qu'elle effectue pour le député Mike Hancock. L'interrogatoire est orienté sur les armes atomiques et les avancées nucléaires britanniques, données sensibles dont la diffusion inquiète les renseignements. La jeune femme est finalement placée sous détention en attendant la fin de la procédure d'expulsion. Son employeur, le député libéral-démocrate Mike Hancock continue de soutenir son assistante et a déclaré à plusieurs reprises qu'elle " n'est pas une espionne russe ".
Katia Zatuliveter, prochaine Anna Chapman?
Le cas de Katia Zatuliveter rappelle celui de l'espionne russe Anna Chapman. Cette femme d'affaires qui vivait à New York travaillait officieusement pour le compte du service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie. Elle est arrêtée le 27 juin 2010 et renvoyée en Russie quelques jours plus tard. Elle avait vécu à Londres auparavant, tout comme Katia Zatuliveter. Un ancien membre du KGB, passé du côté britannique a souligné que la Grande-Bretagne est " attaquée " par les espions russes et que les diplomates anglais en Russie sont sous surveillance 24h sur 24. " Les Britanniques pensent que la guerre froide est finie [...]mais ils ont tort car l'espionnage russe est plus fort qu'avant " ajoute t-il.
Justine Martin (www.lepetitjournal.com/londres) mercredi 8 décembre 2010























