

Depuis 2005, le comité d'organisation planche sur le plan développement durable qu'il appliquera pendant les Jeux : contrôle des émissions de carbone, politique zéro déchet, transports publics efficaces? Retrouvez les 5 points clefs du "plan développement durable Londres 2012"
(Crédit : LOCOG)
Des émissions de carbone contrôlées
Pour la première fois, un comité olympique a planifié et essayé de contrôler ses émissions de carbone. La projection qui a été réalisée ne comprend pas uniquement les émissions qui seront produites pendant l'évènement mais comptabilise aussi la phase des travaux. Parmi les mesures phares permettant le contrôle des émissions produites pour l'évènement : le choix des matériaux dans la construction des installations olympiques, qui sont faibles en carbone, et l'accent mis sur les énergies renouvelables. Même si l'abandon du projet d'une grande éolienne ne permet pas d'atteindre l'objectif des 20%, 11% de l'énergie produite pour les JO se fera à partir d'énergie renouvelable (chaudière de biomasse, panneaux solaires, petites éoliennes verticales).
Zéro déchet pour les décharges
Au cours de la phase de construction, cette politique s'est traduite par une réutilisation ou le recyclage de 98 % des déchets produits par la démolition et 99 % de ceux produits pendant la construction du parc olympique.
Pendant les évènements sportifs, il a été décidé que 70 % des déchets devraient être recyclés, réutilisés ou compostés. Le reste sera envoyé à des installations qui s'en serviront pour produire de l'énergie. Tous les spectateurs seront alors mis à contribution : ils devront trier leurs déchets se laissant guider par le code couleur des poubelles. Il y aura trois poubelles : une pour les déchets recyclables, une pour tout ce qui est nourriture et emballages biodégradables, et une pour les déchets non-recyclables.
La plupart des emballages utilisés par la restauration seront compostables. Et le comité a fait en sorte d'éviter la multiplication des différentes sortes d'emballages, il n'y aura donc presque pas de verre ou de métal.
(Crédit : LOCOG)
Des alternatives efficaces à la voiture personnelle
Il n'est pas possible aux spectateurs de se rendre avec leur voiture personnelle sur le site olympique. Les transports publics ont donc été améliorés pour faire face à un plus grand afflux de personne. Et les transports doux tels que le vélo ou la marche sont encouragés.
Promouvoir un mode de vie écolo
Pendant toute la durée des JO, des messages faisant la promotion d'un mode de vie durable seront diffusés. Les spectateurs seront sensibilisés par des annonces publiques, des messages écrits aux points de restauration, sur les poubelles et aussi dans un petit livret qui leur sera distribué. Le "Green Games guide" donnera des informations pratiques sur comment avoir un comportement qui respecte l'environnement dans sa manière de se déplacer, de recycler et de consommer l'énergie.
Et pour donner le bon exemple, les Jeux ont commencé en étant particulièrement attentif aux produits vendus sur le site. En développant leur projet "Food Vision", Londres 2012 a demandé à tous les partenaires dans l'industrie de la restauration de respecter des critères stricts de développement durable.
Penser à l'héritage des infrastructures olympiques
C'était un point essentiel pour le comité olympique qui ne voulait pas que tous les efforts mis en place pour les Jeux ne soient utiles que pendant un mois. Six des huit installations olympiques ont alors déjà obtenu des contrats pour être réutilisés après les JO. Et le parc olympique qui prendra le nom du Parc Olympique de la Reine Elizabeth II ouvrira ses portes au public dès l'été 2013 et proposera des activités récréatives et sportives.
Demain, retrouvez les zones d'ombre de la construction des installations olympiques
Laurène Sénéchal (www.lepetitjournal.com/londres) mercredi 25 juillet 2012
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