

Que l'on soit un fervent défenseur de l'Amour ou un récalcitrant de la première heure, il est un spectacle de théâtre qui rassemble tous les avis pour arriver à la conclusion suivante : L'important c'est d'aimer. Joué par les élèves de la compagnie Ghost Light Theater le 9 juillet prochain au Bedford, c'est un véritable plaidoyer pour l'indispensabilité des sentiments. Avis aux cyniques.
Du XVIIIème siècle à aujourd'hui, du théâtre à la chanson, un véritable cocktail de l'amour !
Un melting-pot de scènes, pour présenter l'amour sous toutes ses facettes, tel est le programme. Magali Muxart, professeur et metteur en scène, nous en dit un peu plus : « Nous avons réuni des thèmes tels que la passion, le fantasme, la fantaisie, puis ce qui ce passe concrètement lorsqu'on est confronté à l'autre dans le quotidien, à savoir les tensions et les disputes. » Il est question des aléas du mariage, avec « La réunification des deux Corées » de Joël Pommerat, et « La non demande en mariage » de Brassens. « J'ai aussi laissé la possibilité aux élèves de s'exprimer un peu. Ainsi, nous abordons le speed-dating, sous un angle humoristique. Chacun a choisi un personnage et a écrit un texte de 3 minutes, qu'il interprète ». La déclaration d'amour tient bien sûr une place prépondérante, et 7 acteurs en interprètent 7, notamment celle de Frida Kahlo à Diego, ou encore un extrait de Ruy Blas de Victor Hugo. Pour conclure, place à un monologue de Perdican dans On ne badine pas avec l'amour de Musset. On aime mal, on trahit parfois, on ment souvent, mais malgré tout on aime.

Les comédiens sont des élèves de 3ème année. Magali Muxart nous en dit plus sur les leçons. « On met en place des jeux pour éveiller le rapport aux autres et l'écoute, mais on travaille aussi en improvisation, et à travers des textes qu'on apprend. » Dans les premières années, l'objectif est essentiellement de passer outre la timidité. C'est un premier contact avec la scène et l'exposition à un public. Il s'agit de prendre confiance en soi, de se dépasser, de connaitre ses limites. « Certains élèves, qui étaient assez timides, sont devenus beaucoup plus extravertis. » Dans les années qui suivent, ils en viennent à travailler des textes, puis une pièce. « Une représentation a toujours lieu en fin d'année : c'est stimulant, et cela permet de montrer les résultats de l'année aux amis et à la famille ». Au-delà de l'apprentissage, les cours créent des liens, des amitiés naissent entre ces francophones. « C'est une réelle aventure humaine » conclut Magali.
Marie Coquille (www.lepetitjournal.com/londres), le 4 juillet 2016
Le Bedford : 77 Bedford Hill, The Tavisock room. Métro Balham.
Cours : mardi soir et mercredi soir, de 19h à 22h. 7 à 12 personnes par groupe. Métro Brixton.
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