

Lundi 18 juin, le Jamel Comedy Club monte sur la scène du Comedy Store de Piccadilly pour offrir aux Français de Londres deux heures de bonne humeur. D'jal, Anne-Sophie Girard et Mohamed Nouar sont prêts à conquérir la capitale britannique ! Lepetitjournal.com se charge des présentations
Lepetitjournal.com - Vous débarquez à Londres le 18 juin prochain pour jouer en français devant un public français. Finalement c'est comme jouer en province ou y a-t-il toujours quelque chose de différent à l'étranger ?
D'jal - C'est différent de jouer à Londres, même si c'est un public français, ils sont expatriés dans un autre pays, donc avec une autre culture. J'aime jouer de cette double culture et essayer de voir avec eux ce qui est différent entre la France et l'Angleterre.
Anne-Sophie - C'est la première fois que je joue à l'étranger alors, je vous dirai ça après le show! J'espère en tout cas que c'est comme en province car c'est souvent un public généreux et chaleureux!
Mohamed - Je suis motivé à l'idée de venir jouer dans cette ville parce que j'adore Londres, et je n'y ai jamais joué. C'est différent que de jouer devant des Français à Paris. Ils vivent comme des Londoniens et n'ont pas l'habitude de voir tous les soirs des spectacles en français.
Comment avez-vous intégré le Jamel Comedy Club ?
D'jal - J'ai intégré le Jamel Comedy Club dès la première saison, puisque Jamel m'avait repéré. J'avais fait ses premières parties, ensuite j'ai fait la première et deuxième saison, la troisième je ne l'ai pas faite, parce que j'étais produit par Dominique Farrugia et j'ai ré-intégré ensuite la troupe avec Jamel. Maintenant, je suis un peu le pilier de la troupe.
Anne-Sophie - Ils m'ont tellement suppliée que j'ai fini par accepter !
Mohamed - Grâce à une scène ouverte, la Debjam, organisée dans le théâtre du Comedy Club.
Comment et quand avez vous su que vous vouliez être artistes comiques ?
D'jal - Artiste comique, j'y pensais mais sans plus. Ça m'est venu un peu par hasard, mes amis me disaient souvent que je devais monter sur scène. Un jour, je me suis mis à écrire, puis j'ai prévenu des potes : "Ça y est je monte sur scène ". Je n'ai pas flippé, j'étais excité plus qu'autre chose. Ça s'est plutôt bien passé. Ensuite, j'ai enchainé avec des festivals, et depuis, je joue un peu partout.
Anne-Sophie - J'ai pas vraiment eu le choix, c'est quelque chose qui s'est imposé à moi! C'était ça ou taxidermiste.
Mohamed - Depuis tout petit je suis passionné par le théâtre et l'envie de devenir comédien est venue durant l'adolescence.
Le Jamel Comedy Club est basé sur l'exercice du "stand-up". Comment définissez-vous celui-ci ?
Anne-Sophie - Je viens du théâtre et la grosse différence c'est l'adresse directe au public, l'interaction avec lui! Il y a un vrai échange et j'adore ça!
Mohamed - Le stand-up est une manière d'être proche du public et de casser ce que l'on appelle au théâtre, le "Quatrième mur" (ce qui sépare le comédien du spectateur) et de faire rire les gens avec des blagues du quotidien.
(Leg : D'jal)
Comment se passe votre carrière en dehors du Jamel Comedy Club ?
D'jal - Je voyage beaucoup. À chaque fois que je me retrouve dans un pays étranger, j'essaie d'apporter une petite touche locale, ça m'amuse beaucoup. J'ai écrit plus spécialement pour le Maghreb, d'ailleurs je reviens de Marrakech. J'ai également un spectacle africain que j'ai joué en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Voilà c'est schizophrénique, chez moi on est plusieurs. Ça m'amuse.
Anne-Sophie - J'ai mon one woman show "Anne-Sophie Girard fait sa crâneuse" et j'ai monté un spectacle avec 3 copines humoristes "Le Connasse Comedy Club". Je suis aussi auteur pour la télé et la radio...
Mohamed - En dehors du Jamel Comedy Club je joue mon one-man show d'une heure au théâtre du Point Virgule. Et en parallèle, je suis chroniqueur sur France Inter.
Le Jamel Comedy Club, c'est quoi pour vous ? Un tremplin ? Plus d'attention de la part des médias ? Une aventure à plusieurs ?
D'jal - Le Jamel Comedy Club, c'est un gros coup de projecteur, c'est vraiment un label maintenant. C'est connu partout dans les pays francophones. Il n'y a pas de meilleur VRP que Jamel.
Anne-Sophie - C'est avant tout une super expérience! Par exemple, c'est grâce au JCC que je joue à Londres et rien que pour ça, je leur dis un grand merci !
Mohamed - C'est à la fois un tremplin médiatique puisque le concept a été créé par Jamel Debouzze qui est une référence en France en terme d'humour mais aussi une façon de travailler en groupe et de faire des rencontres.
Votre style est-il différent quand vous jouez en dehors du Jamel Comedy Club ?
D'jal - Non, mon style ne change pas. Je reste comme je suis. On l'appelle style "mitraillette". C'est vrai que je suis speed, je n'aime pas trop les temps morts.
Anne-Sophie - Non, je garde mon style quoi qu'il arrive! Ce n'est pas toujours évident car le public du JCC n'est pas forcement le mien mais je pense qu'il est important de faire découvrir aux gens des univers différents !
Mohamed - Mon style ne change pas mais il m'arrive d'adapter mes sketchs en fonction du public.
Pouvez-vous chacun nous faire le 'pitch' de votre prochain spectacle à Londres ?
D'jal - Je vais parler des Français à Londres qui sont devenus des immigrés. La situation se retourne par rapport à moi et mes parents, puisque pendant des années on nous a collé cette étiquette.
Anne-Sophie - Ça va être un truc énorme avec des femmes à poil et de la pyrotechnie mais je ne vous en dis pas plus, je ne veux pas gâcher la surprise!
Mohamed - Dans mon sketch à Londres je tenterai d'apporter une vision différente des musulmans et de parler des relations hommes-femmes.
(leg : Mohamed)
Qu'est ce que représente Londres pour vous, personnellement ?
D'jal - J'adore Londres, c'est une ville vraiment cosmopolite, très belle. J'apprécie beaucoup. J'y allais un peu sur la pointe des pieds au début, j'avais des a priori sur Londres depuis tout petit, peut-être à cause de Mary Poppins, j'en sais rien? Mais maintenant, je suis toujours ravi de me retrouver à Londres. J'aime bien leur état d'esprit, très « boulot » et quand c'est la fête, c'est vraiment la fête et c'est un peu dingue. J'aime l'énergie de Londres.
Anne-Sophie - J'adore cette ville, l'ambiance, les pubs et TopShop !
Mohamed - Pour moi Londres c'est la ville voisine de Paris, la ville chic, la ville de la fête et la ville où se trouvent 3 000 français au mètre carré...
Est-ce que l'humour anglais ou des artistes britanniques vous inspirent ?
D'jal - J'adore Mr Bean. Petit, j'étais fan de Benny Hill. Je suis fan des Monty Python et Eddy Izzard. Les Anglais sont une référence dans l'humour. Le leur est complètement décalé, j'adore !
Anne-Sophie - L'humour anglais est celui qui me touche le plus, j'ai grandi avec les Monty Python et les séries anglaises et je suis moi aussi une grande fan d'Eddie Izzard, que j'ai eu la chance de voir cette année dans son show en français.
Mohamed - J'ai été bercé par les comiques Rowan Atkinson, Eddy Izzard et Robin Williams.
Propos recueillis par Simon Gleize (www.lepetitjournal.com/londres) jeudi 14 juin 2012





















