

Pendant cette période de confinement les escapades en ligne nous font rêver à de meilleurs jours. Dans le cadre de ces rendez-vous poésie, Lepetitjournal propose à ses lecteurs en partenariat avec le blog de poésie, « Poesia Revelada » un voyage sur les rives du Douro dans la région viticole du Alto Douro : « Le fleuve d'en-haut est, selon la tradition, celui des grâces célestes. Il "unit" l'Espagne et le Portugal sur près de cent vingt kilomètres. » .
Sur les sentiers du fleuve frontière
Quand un groupe de joyeux marcheurs décident de longer pendant une semaine
un fleuve frontière, une simple marche devient une épopée. Monter une tente, un casse-tête,
trouver le tire-bouchon, un effort titanesque et se servir un verre de chardonnay sur le muret d'un champ, un acte insensé.
De cette joyeuse bande loufoque, le Douro se souviendra longtemps.
Le fleuve d'en-haut est, selon la tradition, celui des grâces célestes. Il "unit" l'Espagne et le Portugal sur près de cent vingt kilomètres.
Ici, la frontière n'est pas craintive. Le Douro est un coeur battant où, entre de hautes falaises granitiques, s'interpellent des vignerons en mirandès, un idiome rocailleux aux sonorités latines.
" Au milieu de la vigne,
des orangers, des oliviers ;
plus bas le village,
le fleuve qui s'enroule ;
dans l'air, une intensité absolue."
Cette région du Trás-os-Montes (Au-delà des Monts) est le Finistère en granit de la vieille Europe du Sud où palpite (de plus en plus faiblement) un coeur paysan, tourmenté par trop de migrations et le chagrin des exils.
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