Édition internationale

SYRIE – La Turquie abat un hélicoptère accusé de violer son espace aérien

Écrit par Lepetitjournal Istanbul
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 16 septembre 2013

Le vice-Premier ministre Bülent Arınç, l'état-major de l'armée et le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoğlu, ont successivement confirmé, hier en fin de journée, qu'un avion de chasse turc F-16 avait abattu lundi un hélicoptère militaire syrien. L'hélicoptère, un M-17, “a violé l'espace aérien sur deux kilomètres en Turquie. Il a été mis en garde de manière répétée par le dispositif de défense aérienne. La violation continuant, il [l'hélicoptère] est tombé en territoire syrien après avoir été frappé à 14h25 par nos avions en provenance de Malatya”, a indiqué Bülent Arınç en conférence de presse. Le vice-Premier ministre a précisé que la décision d'abattre l'appareil était en conformité avec les règles d'engagement de l'armée turque, modifiées depuis que l'armée syrienne avait abattu, en juin 2012, un avion turc accusé d'avoir violé son espace aérien.

Quelques minutes après cette déclaration, l'état-major de l'armée turque confirmait l'information sur son site internet, précisant – image radar à l'appui – que l'hélicoptère syrien avait été repéré par la station de contrôle de Diyarbakır (sud-est) et mis en garde jusqu'à ce qu'il soit à cinq milles marins (environ neuf kilomètres) de la frontière. “Malgré tout, l'hélicoptère syrien a continué de s'approcher de l'espace aérien turc”, a affirmé l'état-major, indiquant que l'appareil avait violé l'espace aérien turc à hauteur du poste-frontière de Güveççi, dans la province de Hatay. “Il est tombé côté syrien à un kilomètre de la frontière après avoir été frappé à 14h27 par l'un de nos deux F-16 placés en état d'alerte dans la région”, ajoute le communiqué.

En déplacement à Paris pour évoquer le dossier syrien avec ses homologues français, américain et britannique, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoğlu, a décrit cette frappe comme une opération visant à “protéger nos frontières et nos citoyens.”“Plus personne n'osera violer nos frontières de quelque manière que ce soit”, a assuré le ministre.

Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 17 septembre 2013

lepetitjournal.com istanbul
Publié le 16 septembre 2013, mis à jour le 16 septembre 2013
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos