La Turquie prévoit de privatiser une partie de son réseau ferroviaire, demeuré jusqu'ici sous monopole d'Etat, rapportent les médias turcs.
L'avant-projet, présenté au Parlement le 6 mars, prévoit la restructuration de l'entreprise étatique de chemins de fer (TCDD) et sa transformation en opérateur du réseau ferroviaire, qui s'étend actuellement sur 11.000 km. Selon le projet de loi, le ministère des Transports continuera de lui allouer les subventions nécessaires à l'entretien et la rénovation des voies. Les firmes privées désignées par le ministère des Transports, des Affaires maritimes et des Communications, auront le droit de construire et d'exploiter des voies ferrées en vue du transport de passagers et de marchandises.
Binali Yıldırım, le ministre des Transports, prévoit notamment le développement de lignes à grande vitesse sur 10.000 km, d'ici 2023 : “Nous allons connecter 15 villes avec la LGV (YHT)”, promet-il, ajoutant que le réseau ferroviaire total s'étendra alors sur 25.500 km dans le pays.
Cette annonce est intervenue alors que le salon Eurasia Railways se tenait du 7 au 9 mars à Istanbul. Pour la première fois, la France était représentée. Le bureau stambouliote d'Ubifrance y a monté un pavillon officiel avec Alstom, afin de mettre en relation une douzaine d'entreprises françaises à la recherche de partenaires en Turquie. L'occasion de poursuivre une coopération née il y a 138 ans, lors de la construction de la première ligne de chemin de fer souterraine urbaine d'Europe continentale : celle du funiculaire Karaköy-Tünel, œuvre de l'ingénieur français Eugène-Henri Gavan.
Fanny Fontan (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 12 mars 2013







































