Six mois, échange du permis, démarches auprès des autorités turques, coûts réévalués en 2026 : conduire en Turquie quand on est étranger ne s’improvise pas. Ce guide détaille les règles à connaître.


Article mis à jour le 27 janvier 2026.
Les informations présentées dans ce guide ont été vérifiées et actualisées à partir de sources officielles turques. Les démarches et coûts indiqués tiennent compte des règles en vigueur au 1er janvier 2026 et peuvent varier selon la situation individuelle et la province.
Peut-on conduire en Turquie avec un permis étranger ?
Oui, il est possible de conduire en Turquie avec un permis délivré à l’étranger, sous certaines conditions. La réglementation turque autorise les conducteurs étrangers à utiliser leur permis national pendant une durée limitée, à condition qu’il soit en cours de validité et accompagné, dans certains cas, d’une traduction officielle.
Une durée de validité limitée à six mois
En Turquie, un permis de conduire étranger est reconnu pendant six mois à compter de l’entrée sur le territoire, selon les autorités turques, comme l’indique le ministère turc des Affaires étrangères. Cette règle s’applique aux visiteurs comme aux résidents étrangers, indépendamment de la durée du visa ou du titre de séjour.
Les autorités françaises rappellent également cette limite dans leurs conseils aux voyageurs pour la Turquie, en soulignant la nécessité de se conformer à la réglementation locale dès lors que le séjour se prolonge.
Au-delà de ces six mois, le conducteur doit soit procéder à l’échange de son permis contre un permis turc, lorsque cela est possible, soit engager les démarches pour obtenir un permis de conduire turc, selon sa nationalité et sa situation administrative.
À retenir : conduire en Turquie avec un permis étranger au-delà du délai légal de six mois, sans être en règle, expose à des sanctions administratives et peut entraîner des difficultés en cas de contrôle routier ou d’accident.
Le permis international est-il obligatoire en Turquie ?
Le permis de conduire international n’est pas systématiquement obligatoire pour conduire en Turquie lorsque l’on est titulaire d’un permis étranger valide. En revanche, il peut être demandé lors d’un contrôle ou fortement recommandé dans certaines situations, notamment lorsque le permis national n’est pas rédigé en alphabet latin ou ne comporte pas de traduction officielle.
Un document complémentaire, pas un permis autonome
Le permis international ne remplace jamais le permis national. Il s’agit d’une traduction normalisée, destinée à faciliter les contrôles routiers et la compréhension du document par les autorités locales. Il doit donc toujours être présenté en complément du permis d’origine.
Les autorités compétentes turques rappellent que, en l’absence de traduction officielle en turc, un permis international peut être demandé lors d’un contrôle, en particulier pour les permis délivrés hors Union européenne.
Dans quels cas est-il recommandé ?
Le permis international est notamment conseillé lorsque :
- le permis national n’est pas rédigé en alphabet latin ;
- les informations essentielles (nom, catégories, dates) ne sont pas clairement lisibles ;
- le séjour en Turquie est de courte durée, sans démarche immédiate d’échange du permis.
À l’inverse, pour les titulaires d’un permis européen accompagné d’une traduction assermentée en turc, le permis international n’est généralement pas indispensable, dans la limite du délai légal de reconnaissance.
À retenir : le permis international facilite les contrôles mais ne prolonge pas la durée légale de validité d’un permis étranger en Turquie. Il ne dispense pas non plus des démarches à effectuer au-delà de six mois de séjour.
Échanger son permis étranger contre un permis turc
Au-delà de la durée légale de reconnaissance d’un permis étranger, la conduite en Turquie nécessite, dans certains cas, l’obtention d’un permis de conduire turc. Les modalités applicables dépendent notamment du pays de délivrance du permis initial et des règles en vigueur définies par les autorités turques compétentes.
Qui peut demander l’échange de son permis ?
La possibilité d’échanger un permis étranger contre un permis turc est encadrée par les accords et conventions internationaux auxquels la Turquie est partie. Selon le pays de délivrance du permis, l’échange peut être autorisé sans examen ou, au contraire, ne pas être possible.
Lorsque l’échange n’est pas prévu par le cadre réglementaire applicable, le titulaire du permis étranger doit alors engager la procédure classique d’obtention d’un permis turc, comprenant des examens théoriques et pratiques.
À savoir : les conditions d’échange sont fixées par l’administration turque et peuvent varier selon le pays de délivrance du permis. Il est recommandé de vérifier sa situation individuelle auprès des autorités compétentes avant toute démarche.
Quelle administration est compétente ?
Les démarches relatives à l’échange ou à la délivrance d’un permis de conduire en Turquie relèvent de la Direction de l’état civil et de la citoyenneté (Nüfus ve Vatandaşlık İşleri), via ses bureaux locaux (İlçe Nüfus Müdürlüğü).
La procédure débute par une prise de rendez-vous auprès de cette administration, suivie du dépôt du dossier complet dans le bureau compétent.
Quels documents sont généralement exigés ?
Les autorités turques demandent, pour l’examen d’un dossier d’échange, un ensemble de pièces administratives, parmi lesquelles figurent notamment :
- le permis de conduire étranger original, en cours de validité ;
- une traduction officielle en turc du permis ;
- un titre de séjour valide ;
- un rapport médical attestant de l’aptitude à la conduite ;
- une photo biométrique conforme aux normes en vigueur ;
- la preuve du paiement des frais administratifs applicables.
La liste des documents peut être adaptée selon la situation personnelle du demandeur et les exigences de l’administration locale.
Que devient le permis d’origine après l’échange ?
Lorsque l’échange est accordé, le permis étranger est retenu par l’administration turque dans le cadre de la procédure. Le titulaire se voit alors délivrer un permis de conduire turc, qui devient le seul document valable pour conduire en Turquie.
À retenir : une fois l’échange effectué, le permis turc remplace le permis étranger pour la conduite sur le territoire turc.
Combien coûte l’échange d’un permis étranger en Turquie ? Tarifs 2026
Le coût administratif d’un échange de permis (tebdil) correspond au prix de production et de délivrance du nouveau permis turc au format carte. En 2026, les services du Nüfus ve Vatandaşlık İşleri (NVİ) distinguent deux composantes :
- le değerli kâğıt bedeli (frais de document sécurisé)
- le vakıf hizmet bedeli (frais de service)
Les frais administratifs 2026 (délivrance du permis au format carte)
Pour la production du permis turc au format carte, les autorités turques appliquent des frais administratifs officiels. En 2026, ces frais comprennent notamment :
- un değerli kâğıt bedeli (valeur papier) d’environ 1.690 TL,
- un vakıf hizmet bedeli (frais de service) d’environ 425 TL.
Ensemble, ces éléments constituent le coût administratif fixe pour la délivrance du permis par l’État. En outre, la Turquie applique un harç (taxe officielle) pour l’octroi des licences, qui s’élève à environ 6.754,60 TL pour un permis de catégorie B en 2026. Ces montants sont fixés par les barèmes de tarification administrative publiés pour l’année civile.
Important : ce montant correspond aux frais de délivrance du document (carte). Les frais annexes (traduction officielle, actes notariés, rapport médical, photos biométriques) sont facturés séparément par les organismes concernés et peuvent varier.
Où et comment payer ?
Le NVİ indique que le paiement peut être effectué via :
- des banques partenaires,
- les bureaux PTT,
- les centres des impôts (Vergi Dairesi),
- ou en ligne via les services officiels de la Dijital Vergi Dairesi.
Pour le paiement en ligne du değerli kâğıt bedeli lié au permis, l’administration fiscale met à disposition un service dédié sur la Dijital Vergi Dairesi.
Quelles sont les étapes de la démarche pour échanger son permis en Turquie ?
L’échange d’un permis étranger contre un permis turc suit une procédure administrative encadrée, qui se déroule en plusieurs étapes successives. Les démarches sont centralisées auprès de l’administration compétente et nécessitent la présence du demandeur.
1. Prendre rendez-vous auprès de l’administration compétente
La première étape consiste à prendre rendez-vous auprès du Nüfus ve Vatandaşlık İşleri, via ses bureaux locaux (İlçe Nüfus Müdürlüğü). La demande ne peut pas être déposée sans rendez-vous préalable.
Ce rendez-vous permet à l’administration de vérifier :
- l’éligibilité de la demande,
- la conformité du dossier,
- la complétude des documents requis.
2. Constituer et déposer le dossier
Le jour du rendez-vous, le demandeur doit se présenter en personne avec l’ensemble des documents exigés. Le dossier est examiné par l’administration, qui peut :
- accepter la demande,
- demander des pièces complémentaires,
- ou ajourner l’examen du dossier en cas de document manquant ou non conforme.
À noter : les exigences peuvent varier selon la situation individuelle et les pratiques locales. Un dossier incomplet peut entraîner un report de la procédure.
3. Vérification administrative et enregistrement de la demande
Une fois le dossier jugé recevable, la demande est enregistrée par l’administration.
Les informations sont alors vérifiées par les services compétents avant la production du permis turc. À ce stade, le permis étranger est retenu dans le cadre de la procédure d’échange.
4. Réception du permis de conduire turc
Après validation, le permis de conduire turc est produit au format carte sécurisée.
Il est ensuite transmis au titulaire, généralement par envoi postal à l’adresse déclarée lors de la demande. Les délais de réception peuvent varier selon la charge administrative et la localisation, sans qu’un délai fixe ne soit garanti par l’administration.
À retenir : tant que le permis turc n’a pas été délivré, il appartient au demandeur de s’assurer qu’il est en règle au regard des règles de conduite applicables.
Que faire si l’échange du permis n’est pas possible ?
Lorsque l’échange d’un permis étranger contre un permis turc n’est pas autorisé par le cadre réglementaire en vigueur, la seule option pour conduire légalement en Turquie consiste à obtenir un permis de conduire turc selon la procédure de droit commun.
Cette situation concerne notamment les titulaires d’un permis délivré par un pays pour lequel aucun mécanisme d’échange n’est prévu, ou dont le permis ne remplit pas les conditions exigées par l’administration turque.
Une procédure identique à celle des candidats turcs
Dans ce cas, le demandeur est soumis aux mêmes obligations que tout candidat au permis de conduire en Turquie. La démarche comprend :
- l’inscription dans une auto-école agréée ;
- le suivi de cours théoriques et pratiques obligatoires ;
- la réussite à un examen théorique ;
- la réussite à un examen pratique de conduite.
La procédure se déroule sous la supervision des autorités compétentes et dans les conditions prévues par la réglementation turque.
Conditions générales à remplir
Pour pouvoir s’inscrire à la formation et aux examens, le candidat doit notamment :
- disposer d’un titre de séjour valide ;
- remplir les conditions médicales d’aptitude à la conduite ;
- satisfaire aux exigences administratives fixées par les autorités turques.
Les modalités précises (langue de l’examen, organisation des cours, calendrier) peuvent varier selon les structures de formation et les règles locales applicables.
À retenir : en l’absence de possibilité d’échange, aucune dérogation n’est prévue : l’obtention d’un permis turc passe obligatoirement par la formation et les examens officiels.
Sanctions et risques en cas de non-conformité
Conduire en Turquie sans respecter les règles applicables aux permis de conduire expose à des sanctions administrativeset peut entraîner des conséquences juridiques et assurantielles, en particulier en cas de contrôle routier ou d’accident.
Conduire avec un permis non reconnu ou non valable
Le fait de conduire avec un permis étranger au-delà de la durée de reconnaissance légale, ou sans être en mesure de présenter un permis valide et compréhensible par les autorités, constitue une infraction au code de la route turc.
Cette situation peut entraîner :
- une amende administrative ;
- une interdiction temporaire de conduire sur le territoire turc ;
- l’immobilisation du véhicule, selon les circonstances.
Conséquences en cas d’accident
En cas d’accident de la circulation, la détention d’un permis non conforme à la réglementation peut avoir des conséquences importantes, notamment :
- une remise en cause de la couverture d’assurance ;
- des difficultés lors de l’établissement des responsabilités ;
- des démarches administratives et judiciaires plus complexes.
Responsabilité du conducteur
Il appartient au conducteur de s’assurer de la validité de son permis et de sa conformité avec la réglementation en vigueur en Turquie, en fonction de sa situation personnelle (durée de séjour, nationalité, type de permis).
À retenir : le respect des règles applicables aux permis de conduire conditionne non seulement le droit de conduire en Turquie, mais aussi la validité de l’assurance et la protection juridique du conducteur.
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