À Aksaray, derrière une façade presque ordinaire, Horhor Antikacılar Çarşısı rassemble des générations d’antiquaires. Un marché où les objets anciens racontent une autre histoire d’Istanbul.


Un marché d’antiquaires à plusieurs étages au cœur de Fatih
À quelques minutes d’Aksaray, dans le district historique de Fatih, le Horhor Antikacılar Çarşısı rassemble depuis plusieurs décennies antiquaires et restaurateurs d’objets anciens. Derrière sa façade sobre se cache l’un des plus grands marchés d’antiquités d’Istanbul.
À l’intérieur, escaliers et couloirs desservent plusieurs niveaux d’échoppes. On y croise des miroirs anciens, des luminaires en laiton, des meubles patinés par le temps, des photographies oubliées dans des cadres dorés.
Le lieu abriterait près de 200 boutiques réparties sur plusieurs étages. De quoi en faire l’un des principaux rendez-vous des antiquaires d’Istanbul.
Les antiquaires de Horhor
Au Horhor Antikacılar Çarşısı, les objets ont une histoire avant d'être exposés. Beaucoup passent d’abord par les mains des antiquaires et des restaurateurs qui travaillent dans les ateliers du bâtiment.
Certains réparent un mécanisme d’horloge, d’autres redonnent son éclat à un miroir ancien ou consolident un meuble marqué par les années. Ce travail de restauration fait partie intégrante de la vie du marché.
Au fil des étages, les vitrines dévoilent une grande diversité d’objets : meubles anciens, luminaires en laiton, cadres patinés, porcelaines, gramophones ou appareils photographiques.
Chaque boutique compose ainsi son propre univers, entre collection personnelle et marché d’antiquités.
Des objets qui racontent Istanbul
Dans les vitrines du Horhor Antikacılar Çarşısı, chaque objet semble porter une histoire. Un miroir au cadre sculpté, une lampe en laiton, un buffet ancien ou une photographie jaunie : autant de fragments d’intérieurs passés.
Ces pièces racontent aussi l’évolution des goûts et des modes de vie à Istanbul. On y croise des meubles ottomans aux côtés de mobilier européen du début du XXᵉ siècle, témoins d’une ville longtemps ouverte aux influences venues d’ailleurs.
Pour renouveler leurs collections, certains antiquaires se rendent régulièrement en Europe, notamment en France, où ils chinent meubles et objets anciens avant de les rapporter à Istanbul. Une circulation d’objets qui prolonge, à sa manière, les échanges culturels qui ont marqué l’histoire de la ville.
Au Horhor, on ne parcourt donc pas seulement un marché d’antiquités. On traverse aussi différentes époques de la vie stambouliote, conservées dans le bois d’une armoire, le verre d’un luminaire ou le papier d’une vieille photographie.
Horhor parmi les marchés d’Istanbul
À Istanbul, marchés et bazars sont partout. Le Horhor Antikacılar Çarşısı occupe pourtant une place particulière. D’autres lieux de chine existent dans la ville, chacun avec son caractère.
Le dimanche, le Feriköy Antika Pazarı rassemble brocanteurs et collectionneurs dans une atmosphère de brocante populaire. À quelques rues du Grand Bazaar, le Sahaflar Çarşısı perpétue la tradition des libraires et des livres anciens.
Horhor appartient à une autre catégorie. Un lieu fréquenté par les amateurs d’antiquités, les décorateurs ou les collectionneurs, où l’on vient parfois avec une idée précise, parfois simplement pour regarder et flâner entre les vitrines d’un autre temps.
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