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L'EXPAT DU MOIS - Belkis Jeridi, la coach du bonheur

Par Lepetitjournal Istanbul | Publié le 28/03/2017 à 22:04 | Mis à jour le 29/03/2017 à 10:27
Installée en Turquie depuis 2013 après en avoir rêvé pendant presque dix ans, Belkis Jeridi a récemment ouvert Myhappinesslab, son entreprise de coaching personnel et de développement de soi. Dans son laboratoire du bonheur, situé à Bodrum, la Parisienne cultive sa recette de la sérénité.
 

Belkis, Française, est persuadée que son prénom courant en Turquie la prédestinait à s'installer dans ce pays. "Belkis était la reine de Saba. C'est un personnage biblique commun aux trois religions monothéistes. C'est mon père qui a choisi de m'appeler ainsi. Cela a même valu une dispute avec mère. Depuis ma naissance, elle m'appelle par mon deuxième prénom sans jamais s'être trompée une seule fois!", raconte Belkis, les cheveux récemment coupés au carré et un grand sourire qui semble ne jamais l'a quitter. 

 
La française expatriée en Turquie depuis la fin de l'année 2013 a trouvé la formule magique du bonheur et en livre depuis peu les ingrédients dans son laboratoire atypique : Myhappinesslab'. Son entreprise, co-fondée avec sa soeur il y a un an et demi, est destinée au coaching personnel, au bien-être et au développement de soi. Une goutte de yoga du rire, deux cuillères de méditation, le tout saupoudré de sophrologie... Belkis est tombée dans la marmite quand elle était petite : "Mon père était un passionné de développement personnel, se souvient-elle. Il nous faisait des séances d'hypnose à ma s?ur et à moi pour nous aider à bien dormir, à avoir confiance en nous... Il est aussi la première personne que j'ai vue pratiquer le yoga, bien avant que ça devienne une tendance!" 
 
Le bonheur made in Bodrum
Belkis et sa soeur proposent un suivi personnel à distance mais aussi des ateliers de groupe à Bodrum, à Paris ou encore à Istanbul, comme les 18 et 19 avril prochain. D'abord exclusivement destiné aux femmes, leur programme est désormais ouvert aux hommes et aux entreprises. Belkis espère aussi mettre en place des ateliers consacrés aux enfants de 8 à 12 ans : ''Les enfants subissent souvent le stress et les peurs de leurs parents, grand-parents ou autres adultes de leur entourage, observe-t-elle. C'est pourquoi dès l'enfance, il est important de se créer sa propre routine du bonheur.''
 
Sa routine du bonheur, Belkis, elle, c'est à Bodrum qu'elle l'a trouvée après avoir rêvé sans relâche pendant dix ans de s'installer en Turquie, suite à son premier voyage en 2005 : "J'étais encore étudiante et j'avais besoin de prendre des vacances, se souvient-elle. Antalya était la seule destination qui entrait dans mon budget!" Jackpot. Belkis découvre une culture et un pays qu'elle apprécie et où elle ne se sent pas étrangère. Au point de revenir deux ans plus tard visiter Istanbul, "avec un sentiment de déjà vu et l'intuition que j'allais y revenir". 
 
''J'ai beaucoup plus d'assurance''
En 2013, la Parisienne se décide à sauter le pas et se lance pour objectif de trouver un travail en Turquie. ''Ma carrière commençait à décoller en France et j'ai pris peur, explique-t-elle. Je me suis dit qu'à ce rythme là, cinq ans plus tard, j'allais me retrouver avec un chien, un bébé et un crédit sur le dos!" A cette époque, Belkis raconte avec autodérision dans une série pour lepetitjournal.com d'Istanbul sa rédaction de CV, ses visites dans des salons professionnels et ses espoirs d'embauche. Avec plus d'un tour dans son sac et surtout deux licences et un master de ressources humaines en poche, tout va très vite. Belkis est contactée par une entreprise française située à Bodrum. Elle démissionne quelques mois plus tard, bien décidée à vivre son aventure à fond en travaillant pour une entreprise turque. 
 
Aujourd'hui, elle partage sa vie professionnelle entre un poste de marketing, responsable des réseaux sociaux, pour un hôtel et ses activités de coaching personnel. "M'installer en Turquie m'a permis de repartir de zéro, raconte-t-elle. Cela m'a permis de me forger une identité que je n'osais pas avoir avant. Je me sens différente, j'ai beaucoup plus d'assurance, je sais poser les limites et respecter celles des autres." Peu à l'aise avec le terme ''d'expatrié'', Belkis préfère parler d'une immigration choisie vers la Turquie. Et si elle rêvait plus au départ d'Istanbul que de Bodrum, nul doute qu'elle s'y sent aujourd'hui comme un poisson dans l'eau. 
 
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