

Joan Miró, considéré comme l'un des artistes les plus importants du 20ème siècle, est exposé jusqu'au 19 janvier au Centre pour l'art et la culture Tophane-I Amire de l'Université des Beaux-arts Mimar Sinan. Les peintures ont été empruntées aux collections des fondations Mourlot et Maeght. La majestueuse salle des canons de Tophane s'est parée de rouge pour l'occasion afin d'accueillir quelques 60 ?uvres de l'artiste catalan. Lepetitjournal.com d'Istanbul y est allé et vous raconte ce voyage aux vives couleurs dans l'univers Mirónnien.
Ce n'est pas la première fois qu'un artiste espagnol s'invite à Istanbul. Avant Miró, les ?uvres de Dali s'étaient également emparées du Centre culturel de Tophane-I Amire. Mais c'est un autre décor que plante l'exposition Miró. Un décor aux couleurs vives, où explosent rouge, vert, bleu, jaune, sans oublier le noir en une profusion de formes. La signature calligraphique de Miró, empreinte d'influences orientale et moyen-orientale, ne saurait vous échapper, présente dans la plupart de ces ?uvres, parfois même, ?uvre à part entière.
Surréalisme en peinture
A travers le langage pictural de l'artiste, on retrouve ce qui a fait de lui l'un des principaux représentants du mouvement surréaliste, une atmosphère entre onirisme et poésie, où les formes s'offrent toujours différentes à celui qui les contemple. La philosophie de Miró, profondément métaphysique, se laisse percevoir au travers de ses ?uvres polychromes. Longtemps attiré par les tréfonds du subconscient, ses peintures s'en font le reflet. Quand certains y verront des oiseaux, une chouette, d'autres n'y verront que des yeux qui vous observent, des corps polymorphes, des portraits encore empreints de sa période cubiste.
Au fond de la salle consacrée à l'exposition, se trouve un atelier dédié aux enfants et aux classes qui viendront contempler les ?uvres colorées de Miró. Dans cette grande salle parsemée de petites chaises, de tables basses, de milliers de feuilles de papier et de feutres, ils pourront s'adonner à la pratique de l'art et tenter d'imiter l'artiste qui, sans aucun doute, ?ne manquera pas d'éveiller leur imagination?, raconte la coordinatrice du centre, Özlem Ataman.
Toutefois, on ne saurait nier la déception face à l'absence de sculptures, de céramiques et de gravures de l'artiste. Miró n'était pas seulement peintre, et ses autres facettes artistiques manquent à l'exposition. C'est donc un peu ?déçu? que Brice, jeune expatrié français, quitte l'exposition. Ajoutons à cela que les explications des ?uvres, les citations des auteurs surréalistes tel André Breton, ne sont pas traduites en anglais. Touristes, expatriés, étudiants Erasmus... devront se contenter d'une feuille recto-verso distribuée à l'entrée et revenant sur l'?uvre de Miró et les grandes dates de sa vie.
U?ursal ?ark, l'un des commissaires de l'exposition, se dit toutefois ?satisfait des ?uvres choisies?, qu'il a été difficile d'apporter jusqu'ici. Pour lui, l'essentiel n'est pas dans les explications, car nombreux sont ceux qui connaissent le travail de Miró, mais dans les peintures elles-mêmes.
Laura Lavenne (http://lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 4 décembre 2013
Infos pratiques
Horaires d'ouverture : tous les jours de 10h à 19h
Tarif : 15TL (tarif normal)
Adresse : Meclis-i Mebusan Cd No:2, Tophane/?stanbul ? Avrupa
Plus d'informations sur : http://Mirósergisi.com/#sergi











































