

Chaque semaine, Lepetitjournal.com/Munich vous livre une information inédite et insolite sur la ville de Munich ou la Bavière. A l'honneur cette semaine : les castors de l'Englischer Garten.
On ne les voit jamais. Pourtant, les traces de leur présence sont très visibles, en particulier en ce début d'automne. Il s'agit des castors qui vivent dans l'Englischer Garten et sur les rives de l'Isar. Au détour des chemins, vous ne pouvez pas manquer de remarquer les troncs d'arbres rongés, parfois dangereusement. Sur l'Eisbach, les castors étendent tout leur savoir-faire en matière de barrage.
Si le sujet est de prime abord amusant, cela fait moins rire les responsables de l'administration bavaroise des châteaux, jardins et lacs. En effet, la population des castors est plus nombreuse d'année en année.
Cette espèce avait pourtant presque disparu du continent européen depuis quelques décennies, en particulier en raison de la qualité de sa fourrure. Ils ont été progressivement réintroduits sur le continent et notamment en Allemagne. N'ayant pas d'ennemis naturels en Bavière, ils ont proliféré tranquillement. Vu qu'il s'agit d'une espèce protégée, la chasse est exclue. Les piéger n'est pas non plus une solution car il n'existe en Bavière aucun lieu où ils pourraient être relâchés sans causer les mêmes problèmes.
Malheureusement, les dégâts qu'ils font sont dangereux pour la population et pour la flore. Ils s'attaquent sans distinction à tous les arbres, et de préférence aux plus anciens du parc. La gestion de ce phénomène coûte chaque année plusieurs dizaines de millier d'euros à l'administration bavaroise des châteaux, jardins et lacs.
On rapporte également plusieurs cas dans lesquels les castors ont blessé des chiens. Exclusivement végétarien, ce mammifère n'est en principe pas dangereux pour les animaux domestiques sauf à la saison durant laquelle naissent les jeunes, aux alentours des mois de mai ou de juin.
Concrètement, l'administration est à cours d'idée. L'approche actuelle consiste essentiellement à protéger les arbres sains en entourant leurs troncs de grillages et en les arrosant de produits répulsifs. Les mesures prises au Canada sont également étudiées afin de savoir comment le phénomène, bien plus développé, y est endigué. En attendant, la ville demande à la population de ne pas nourrir les castors. A terme, l'administration et les associations de protection de la faune et la flore espèrent un équilibrage et une cohabitation paisible entre les castors, les promeneurs et la flore de l'Englischer Garten.
Anne Beckers (www.lepetitjournal.com/munich), mercredi 19 octobre 2016




































