

C´est avec un sourire discret mais empli d´émotions qu´Enrique Bouchard nous ouvre les portes de son jardin secret, un musée du cinéma à Buenos Aires qui se visite uniquement sur rendez-vous
Malgré sa taille de poche, ce musée situé à Palermo révèle des trésors cachés. Qui se rappelle du mutoscope ? Un des premiers dispositifs cinématographiques tout droit venu de New-York ? Enrique Bouchard en a trouvé dans un piteux état et l'a rénové pour lui donner une seconde vie. Cette machine centenaire permet, après y avoir inséré une pièce, de regarder un court métrage via une lentille placée en haut de la machine. Sièges en bois authentiques de cinéma, affiches, pellicules de films originales et d´époque, dans ce mini musée chaque objet a une histoire que son propriétaire aime conter. Sa plus grande fierté reste cependant sa contribution à la préservation de la mémoire du 7ème art. Il aura, entre autres, récupéré deux copies de film perdues de Charlie Chaplin Le flirt de Mabel (Her friend the Bandit) et Charlot marquis (Cruel Cruel Love) et sauvé deux classiques argentins du cinéma muet La Revolución de Mayo et Perdón, viejita.
Enrique Bouchard, amoureux inconditionnel du cinéma
Sa passion remonte au plus jeune âge, quand à l´âge de cinq ans, il reçoit de ses parents un petit projecteur de film Pathé baby de 9,5mm. Argentin dont les ancêtres français sont venus s´installer en 1899 de l´autre côté de l´océan pour exercer l´art de la lithographie, sa passion du 7ème art ne le quittera jamais, jusqu´à se transformer en carrière. A 12 ans, il s´énamoure du cinéma muet et collectionne tous les films de Charlie Chaplin, qu´il vénère sans limite. Puis il commence à restaurer d´anciens films. Il recevra d´ailleurs différents prix et mentions pour son travail dont le prix d'honneur du Museo del Cinema e dello Spettacolo à Rome. Trônent également sur son mur, les innombrables correspondances échangées avec d´autres passionnés du cinéma du monde entier. Parmi ces lettres, une d´elles lui est particulièrement chère. Une lettre signée par son idole Charlie Chaplin, reçue en 1969 en réponse aux v?ux d'anniversaire qu' Enrique Bouchard lui avait envoyé.

Photos et texte de Kim Tuong (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) lundi 16 avril 2012
Pour en savoir plus : www.cccine.com.ar




































