Ce 10 octobre, Campus France organisait Horizon France afin de présenter sur une journée les possibilités d'étudier en France. Cet événement unique a été l’occasion pour les Turcs de s’immerger dans le système universitaire français.


Sous un beau soleil du mois d’octobre, les étudiants font la queue place Taksim pour accéder à l'événement. À l'intérieur, dans les jardins de l’Institut français, se trouvent les stands où des représentants d’universités françaises sont venus présenter leur établissement.
Au programme : des visites virtuelles d’établissements, des conseils pratiques et des rencontres d’alumni. La France doit sortir ses meilleurs arguments pour convaincre des étudiants de plus en plus sélectifs. « Un enjeu très spécial puisque la France est en perte de vitesse dans le choix des étudiants turcs », affirme Élisabeth Gay, attachée de coopération universitaire à l’Institut français.
Au niveau international, la France fait face à une concurrence croissante. C’est dans ce cadre qu'avait été lancé le label Bienvenue en France en 2018 pour améliorer les conditions d'accueil et attirer 500 000 étudiants internationaux d’ici 2027. L’attachée de coopération souligne la méconnaissance des études en France de la part des étudiants internationaux. Si la France reste attractive : « Ils viennent beaucoup pour le management, les écoles de commerce, les sciences humaines, La Sorbonne, mais pas pour la diversité des études en France et ses atouts. »
Dans la salle de cinéma où s’enchaînent les conférences devant les regards attentifs des étudiants, telles que « Choisir la France pour les arts » ou « Choisir la France pour les sciences ». Bien que la spécificité d’Istanbul reste ses nombreux lycées francophones, désormais la France veut élargir son public : « On veut attirer un public dans les universités turques qui ne parle pas le français et qui veut faire des masters full English en France, dans le domaine scientifique. En Turquie, il y a d'excellentes universités publiques ou privées, et ce serait une grande chance d’attirer des étudiants pour faire des masters en France. »
Un réseau d'alummi dynamique

Et à 18 h, l'événement s'est clos avec du storytelling d'alumni offrant un aperçu des perspectives de carrières offertes. Mark Büker, PDG de SCOR, Patrick Poupon, directeur de la TEB, principale filiale de BNP Paribas en Turquie, et Sinan Özkök, membre actif de la Chambre de Commerce Franco-Turque, n’ont pas manqué d’évoquer avec brio les enjeux contemporains : électrification, intelligence artificielle. Faire des études en France, c’est aussi appartenir à un réseau d'alumni. L’événement s’est ensuite clôturé avec un discours de la Consule générale Nadia Fanton, mettant l'accent sur la richesse de l’expérience à l’étranger, qui peut être difficile mais dont ils sortiront grandis.
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