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EXPO - Ellis Island, du rêve à la réalité

L'exposition Ellis Island se tient jusqu'au 28 Février à la Casa della memoria e della storia et retrace le parcours de millions d'italiens qui ont décidé au début du siècle dernier de quitter leur patrie pour vivre "le rêve américain"

Sourire à l'arrivée sur la terre promise (photo P.G.)

De nombreuses photographies, images et documents d'archives y sont exposés;provenant de particuliers, du centre d'étude de l'émigration de Rome et importés directement pour l'occasion du musée et de la librairie publique de la ville de New York. L'exposition se décline en 3 parties :Partir, Arriver et vivre en Amérique.

Partir
Ellis Island a été ouverte en 1894 au moment où les Etats-Unis ont commencé à s'imposer en tant que puissance mondiale. L'Amérique recherche alors de la main d'?uvre et les opportunités offertes par ce nouveau monde se répandent dans toute l'Europe. Des millions d'Italiens quittent leur patrie, une Italie pauvre et sans ressource économique (67% de la population est analphabète, un chiffre qui atteint les 90% dans le sud du pays), pour émigrer de l'autre coté de l'Atlantique. Ils sont 22 millions (provenant particulièrement du sud de l'Italie) à émigrer à la fin du XIXe siècle et 8 millions entre 1901 et 1913.

Arriver
A leur arrivée en "terre promise", les immigrés devaient se soumettre à un contrôle médical. Les plus favorisés socialement qui avaient voyagé en première et seconde classe, se faisaient examiner directement dans leur cabine puis escorter jusqu'à l'office de l'immigration. Les moins fortunés, en revanche, étaient amenés à Ellis Island pour un contrôle médical plus sévère. Ces examens étaient scrupuleusement suivis et toutes les personnes jugées infirmes (aveugles, sourds et muets, vieux, malades mentaux ou contagieux) étaient exclues du sol américain et renvoyées immédiatement dans leur pays d'origine.

Vivre en Amérique
Dans les premiers temps de l'immigration, les familles devaient supporter les problèmes d'adaptation à la nouvelle société. S'ajoutait à cela la désillusion et la nécessité de faire face à la précarité de la vie. Le salaire du mari était rarement suffisant pour subvenir aux besoins de la famille et la responsabilité retombait souvent sur les épaules de l'épouse et des enfants qui travaillaient eux aussi (au début du XXe siècle, 95% des employées à domicile aux U.S.A étaient italiennes). Les immigrés devaient également subir la politique de ségrégation imposée par les Etats-Unis. Les individus étaient ainsi répertoriés en 3 catégories : blancs, colorés, italiens. Les salaires étaient attribués selon cette classification. Plusieurs milliers d'Italiens déçus et découragés ont regagné leur pays plusieurs années après;d'autres ont réussi à s'intégrer et sont devenus les protagonistes d'une société nouvelle.

Une exposition touchante qui met en lumière l'histoire de familles et d'individus. Des documents et photos qui montrent aussi l'Amérique des années 1900 ancrée dans la ségrégation raciale et sociale.
Pascaline GIANGREGORIO (www.lepetitjournal.com - Rome) vendredi 20 février 2009

Casa della memoria e della storia
5 via Francesco di Sales
Trastevere
De 9h à 19h
Fermé le dimanche
Entrée libre

Soirée spéciale le 26 février avec Giovanna Marini e Mariano De Simone. Pour en savoir plus, cliquez ici


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