Édition internationale

Fuite de données à l’ANTS : “11,7 millions de comptes seraient concernés”

L’agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a détecté un incident de sécurité ce mercredi 15 avril 2026. Un petit peu moins de 12 millions de comptes ont été touchés. L’ANTS s’est exprimée sur les données concernées et les mesures mises en place.

Une personne tient un ordinateur Une personne tient un ordinateur
Écrit par Julie Danel Amanou
Publié le 22 avril 2026

Mercredi 15 avril 2026, l’agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a détecté un incident de sécurité. L’incident a entraîné un accès non autorisé à certaines données personnelles issues de comptes particuliers et professionnels du portail ants.gouv.fr.


Les données impliquées dans l’incident 

11,7 millions de comptes seraient concernés” par cette fuite de données, a souligné la Place Beauvau dans un communiqué. Il est ajouté que “ces données ne permettent pas d’accès illégitime au compte nominatif sur le portail”.

L’ANTS a partagé un mail afin d'avertir les usagers concernés, précisant que la majorité des données ayant fuité sont : 
-    les données relatives à l’état civil (nom et prénom) ;
-    les identifiants de connexion (identifiant de compte et adresse mail) ;
-    et d’autres données présentes uniquement dans certains comptes (adresse postale et numéro de téléphone).

Les données transmises dans le cadre de vos démarches de passeport, carte d’identité, permis de conduire et carte grise ne sont, par ailleurs, pas concernées par cet incident,” explique la plateforme. Il n’y a aucune démarche à accomplir, mais l’ANTS conseille de “redoubler de vigilance”, notamment face aux appels et courriers indésirables. Un formulaire permet de signaler toute activité inhabituelle. 


Une enquête est ouverte

Créée le 22 février 2007, l’ANTS (devenue France Titres-ANTS en 2024) accompagne les individus dans la réalisation et la demande de titres d'identité, de titres de séjour, de permis de conduire….

La plateforme annonce que “l’incident a été notifié à la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), conformément à l’article 33 du règlement relatif à la protection des données personnelles (RGPD)”. 

Le ministère de l’Intérieur a également transmis un signalement à la Procureure de la République de Paris en application de l’article 40 du code de procédure pénale, afin d’ouvrir une enquête dont l’Office anti-cybercriminalité s’occupe. 

L’Agence rappelle que “toute mise en vente ou diffusion de données présentées comme les siennes constitue une activité illégale”.

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.