Édition internationale

Expatriés, comment développer votre patrimoine en 2026 ? Des experts vous conseillent

Vous souhaitez faire fructifier votre épargne depuis l’étranger ? Vous vous interrogez sur le contexte économique actuel, les opportunités à saisir, les investissements à privilégier et les défis à anticiper ? Pour vous aider à développer et diversifier votre patrimoine de façon sécurisée à distance, nous sommes allés à la rencontre de trois experts de BRED Espace Banque Privée, iSelection et PROMEPAR Asset Management. Ils partagent avec nous leurs analyses et leurs recommandations.

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Écrit par Article Partenaire
Publié le 3 mars 2026

Lepetitjournal.com : À quoi ressemble la conjoncture économique actuelle ? Qu’en est-il des taux d’intérêt immobilier ?

Thomas Girault (Directeur de BRED Espace Banque Privée) : En France, nous évoluons actuellement dans un environnement économique et politique relativement agité. Face à l’instabilité gouvernementale et aux débats récurrents autour du budget, les acteurs économiques et les investisseurs privés doivent faire preuve d’une grande capacité d’adaptation.

Concernant les taux d’intérêt, nous observons actuellement une phase de stabilisation, après une période de forte hausse. La visibilité reste toutefois limitée quant à leur évolution à court terme. Nous sommes donc davantage dans une logique d’attentisme et surveillons de près les signaux macroéconomiques et les décisions des banques centrales.

 

Quel est l’impact de la conjoncture économique sur l’activité des banques et sur le comportement des investisseurs ?

T.G. : De manière générale, le marché demeure relativement prudent, tant du côté des établissements bancaires que des clients, qui peuvent différer certains projets dans l’attente d’une meilleure visibilité.

En revanche, la dynamique est sensiblement différente sur le plan international. Chez BRED Espace Banque Privée, l’entité de BRED Espace dédiée aux clients patrimoniaux, notre clientèle de Français expatriés reste particulièrement active. Par nature, ces clients sont moins exposés aux aléas du contexte français et poursuivent leurs projets patrimoniaux, immobiliers ou professionnels. Ils continuent donc à nous solliciter, notamment pour des problématiques de financement, d’investissement ou de développement patrimonial. Ces clients restent notamment porteurs de projets immobiliers.

 

Pourquoi investir dans l'immobilier en 2026 ? Comment se porte le marché ?

Céline HEURTON (Responsable de Secteur Accession chez iSelection) : Malgré un contexte parfois perçu comme incertain, l'immobilier repose sur des fondements solides. Le logement répond en effet à un besoin primaire, et la demande reste forte.

 

« Sur dix ans, le marché français a progressé de près de 28 %, et, bien que des cycles existent, la tendance de fond reste positive, notamment dans les grandes métropoles. »

 

De plus, l'immobilier est l'un des rares placements finançables à crédit. L'effet de levier bancaire permet d'investir sans mobiliser l'intégralité de son capital. C'est l'un des rares placements à offrir cette possibilité. En France, l'immobilier demeure d'ailleurs le deuxième placement préféré des épargnants, derrière les actions. L’achat immobilier peut, en outre, répondre à des objectifs multiples : acquérir une résidence principale ou secondaire ; réaliser un investissement locatif pour percevoir des revenus complémentaires ; investir en nue-propriété pour préparer sa retraite ou en vue d’une transmission de patrimoine…

Par ailleurs, depuis l’entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience en 2022, de nombreux biens anciens ne répondent plus aux critères énergétiques requis pour la location. Cette contrainte réduit l’offre locative dans l’ancien et favorise les biens neufs, conformes aux normes actuelles. Investir dans le neuf permet donc de sécuriser la mise en location et de se prémunir contre les évolutions réglementaires.

C’est pourquoi, chez iSelection, nous nous orientons majoritairement vers l’immobilier neuf.

 

Comment iSelection accompagne les expatriés dans leurs projets immobiliers ?

C.H. - Partenaire privilégié du groupe bancaire BPCE, iSelection existe depuis près de 30 ans et compte plus de 300 collaborateurs. La société référence aujourd’hui plus de 31.000 biens immobiliers et a déjà commercialisé plus de 75.000 appartements, avec un taux de satisfaction client de 93,5 %. Nous accompagnons notamment une clientèle expatriée, aux côtés de BRED Espace.

 

Nous proposons une large gamme de solutions immobilières, parmi lesquelles  :
 

- L’investissement locatif en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement), particulièrement pertinent pour les expatriés qui souhaitent se constituer un patrimoine en France tout en bénéficiant de revenus locatifs. Les biens neufs répondent aux normes énergétiques en vigueur, ce qui évite tout risque de vacance locative lié aux interdictions de mise en location imposées sur certains logements anciens mal classés.
 

- L’investissement via le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) en résidences de services. Ce dispositif permet d’accéder à des biens dès 60.000 euros, avec des rendements bruts autour de 4,5 %, avec zéro contraintes de gestion.
 

- La nue-propriété : ce dispositif permet d’acquérir un bien 30 % à 40 % en dessous de sa valeur marché, dans des emplacements prisés. L’investisseur n’encaisse pas de loyers pendant une période déterminée, mais bénéficie d’un prix d’acquisition réduit et d’une valorisation potentielle à terme une fois en pleine propriété. C’est un outil particulièrement intéressant pour anticiper la retraite ou organiser la transmission de son patrimoine.
 

- L’achat d’une résidence principale ou secondaire est également possible.

 

« Notre rôle est d’orienter le client vers la solution la plus cohérente au regard de sa situation, de ses objectifs et de son horizon d’investissement : se constituer un patrimoine, générer des revenus complémentaires, anticiper son retour en France, organiser sa transmission… »

 

Nous intervenons de bout en bout : de la sélection du bien jusqu’à la revente le cas échéant, en passant par la coordination avec le notaire, le promoteur, et le suivi du dossier de financement auprès de la banque, sans que le client n’ait besoin d’être présent sur place. Nous faisons le lien entre tous les interlocuteurs et sécurisons chaque étape du parcours de l’investisseur.

 

Un expatrié peut-il obtenir un crédit immobilier en France ?

T.G. : Il faut savoir que les banques françaises imposent des critères plus stricts aux non-résidents fiscaux en termes revenus, de stabilité professionnelle et d’apport, entre autres. Pour autant, le recours au crédit en tant qu’expatrié reste possible et pertinent. L'effet de levier bancaire est, en effet, un outil efficace pour se constituer un patrimoine.

 

Comment accompagnez-vous les expatriés dans le développement de leur patrimoine chez BRED Espace Banque Privée ?

T.G. : Notre approche se veut véritablement sur mesure. Chaque situation patrimoniale est analysée dans sa globalité afin de proposer des solutions parfaitement adaptées aux objectifs, aux contraintes et au degré d’exposition au risque de chacun. Nous nous appuyons, pour ce faire, sur notre service d’ingénierie patrimoniale.

 

« Chaque client est accompagné par un banquier privé dédié, à distance. Cet interlocuteur unique connaît sa situation, son parcours, ses objectifs, et assure un suivi dans la durée. Cette continuité est particulièrement précieuse pour les expatriés, dont la situation patrimoniale peut évoluer rapidement au gré des mobilités. » 

 

Nous intervenons sur l'ensemble des sujets bancaires et patrimoniaux : épargne, financement, placements financiers, investissements immobiliers, structuration patrimoniale, gestion des flux internationaux, opérations en devises… La BRED dispose de sa propre salle des marchés, ce qui nous permet de proposer des solutions adaptées aux enjeux d'une clientèle active à l'international.

Nos banquiers sont par ailleurs formés aux problématiques des non-résidents fiscaux et maîtrisent parfaitement l’ensemble des spécificités liées à ces profils (fiscalité internationale, conventions bilatérales, réglementation bancaire transfrontalière…).

 

Comment se porte le marché de la gestion d’actifs à l’heure actuelle ?  

Mathieu Breton (Directeur Général Adjoint chez PROMEPAR Asset Management) : 2025 a globalement été une très bonne année à l’échelle mondiale. Fin décembre, la quasi-totalité des grandes classes d'actifs affichait des performances positives, portées par plusieurs leviers comme la technologie, et notamment l’IA, aux États-Unis et en Asie. En Europe, le secteur de la défense et les banques en ont été les principaux moteurs. Les matières premières comme l’or, le cuivre et certains métaux industriels, ont par ailleurs connu une hausse très importante en 2025.  

 

« Pour 2026, l’OCDE et le FMI anticipent un léger ralentissement mondial, mais avec une croissance qui reste résiliente »  

 

Les dernières prévisions de l’OCDE et du FMI tablent sur une croissance proche de 3 % en  2026. Cette résilience s’explique par plusieurs facteurs : une détente relative sur le front  commercial, avec des accords entre Washington et la plupart de ses partenaires, une inflation qui reflue, notamment grâce à la baisse des prix de l’énergie, et des politiques monétaires qui sont devenues en général accommodantes.

Cela soutient la demande de crédit, soulage les ménages et les entreprises et incite progressivement les investisseurs à se repositionner sur des actifs de plus long terme. Ce mouvement s’ajoute à une vague d’investissements majeurs dans l’intelligence artificielle (IA) et la réindustrialisation, en particulier aux États-Unis, et à des mesures budgétaires de soutien  dans plusieurs pays.

En Europe notamment, le tournant le plus important vient de l’Allemagne, qui accepte de desserrer son “verrou budgétaire”. L’augmentation des dépenses d’infrastructures et de défense devrait en principe soutenir l’industrie européenne à moyen terme. Mais la  consommation des ménages reste modérée, avec un taux d’épargne élevé, et le secteur  manufacturier pâtit encore des droits de douane américains et de la vigueur de l’euro.

Aux États-Unis, le début de 2026 est porté par un stimulus budgétaire voté à l’été 2025 et par les investissements liés à l’IA et à la réindustrialisation. La politique monétaire est plus accommodante, mais la dérive des comptes publics et la tension sur les taux longs constituent  de vrais sujets de vigilance.

En Chine, la consommation intérieure reste fragile, mais les exportations hors États-Unis se tiennent bien. Pékin a d’ailleurs renforcé ses mesures budgétaires et monétaires pour soutenir l’activité, et le secteur technologique demeure très dynamique. Dans plusieurs pays émergents, comme le Brésil, le contexte de taux mondiaux plus favorables et la recherche de diversification attirent de nouveau les investisseurs.

Les marchés actions abordent donc 2026 avec un moteur clair : la croissance attendue des  bénéfices par action, de l’ordre de 12 % aux États-Unis comme en Europe. Si ces attentes sont  confirmées, les actions devraient rester bien orientées.

 

Mais les valorisations, notamment américaines, sont élevées, les performances concentrées autour de quelques grandes valeurs technologiques et de l’IA, et, la volatilité reste marquée sur les devises, les matières premières et les cryptomonnaies. La rentabilité réelle des  gigantesques investissements dans l’IA n’est d’ailleurs pas encore totalement démontrée, alors qu’ils sont de plus en plus financés par l’endettement.  

Tout cela se superpose à un environnement géopolitique instable : évolution des droits de  douane américains, incertitudes autour des décisions de l’administration Trump, guerre en  Ukraine, tensions au Venezuela, avec l’Iran, la Corée du Nord ou en mer de Chine. Ajoutez à  cela le dérapage des finances publiques dans de nombreux pays et la pression sur les taux  longs, et vous obtenez un cadre dans lequel la croissance est là, mais où la tolérance du  marché à la déception diminue clairement

Dans ce contexte, notre stratégie repose sur trois mots-clés : diversification, sélectivité et discipline sur le risque. Sur les actions, nous restons globalement positifs, mais l’approche “tout indice” ne nous semble plus adaptée. C’est la qualité de la sélection qui, pour nous, fera  la différence.

En Europe, nous avons un biais constructif. Le déploiement des plans de relance, la montée en puissance des investissements dans les infrastructures, la défense et la transition énergétique sont des soutiens importants. Les valorisations y sont, en moyenne, plus  raisonnables qu’aux États-Unis. Le principal risque, selon nous, serait une forte baisse du  dollar, qui pénaliserait les exportateurs européens.

Aux États-Unis, nous restons investis, mais de manière sélective. Le marché profite du  dynamisme de l’IA, de la réindustrialisation et du soutien budgétaire, mais les valorisations  élevées et la concentration de la performance sur quelques grands titres nous incitent à éviter une exposition trop large aux indices. Nous privilégions une sélection de sociétés capables de transformer durablement ces investissements en résultats, sans payer des multiples que nous  jugeons excessifs.

Dans les pays émergents, nous redonnons une place à la Chine et à certains grands marchés  comme le Brésil. En Chine, l’amélioration de la rentabilité des entreprises, le dynamisme du  secteur technologique et le retour progressif des investisseurs étrangers plaident pour une  exposition mesurée. Les émergents, plus largement, restent un relais de croissance et de  rendement dans un monde où les taux se normalisent.

 

Pourquoi recourir à l’épargne financière ?

M.B. : L’épargne financière permet de se constituer à terme le capital nécessaire dont on aura besoin pour financer différents projets de vie (investissement immobilier, études des enfants, financement du train de vie à la retraite…). Il est donc important de bien mesurer les différentes  échéances de ces projets car chaque classe d’actifs sur laquelle on peut investir présente, sur différents horizons de temps, des performances qui dépendent du rapport rendement / volatilité recherché. Le monétaire et les dépôts à terme, actifs à risque faible, offrent aujourd’hui des rendements de l’ordre de 1 % à 2 % sur un horizon d’un an.  

Pour les obligations, sur un horizon d’investissement d’un à cinq ans, notre objectif de  performances attendues se situe aujourd’hui plutôt dans une fourchette de 3.5 % à 4.5 %, et ce en fonction de la qualité des émetteurs et des maturités des émissions.

Du côté des actions, sur un horizon de placement de dix ans et plus, les performances  historiques de grandes valeurs internationales s’établissent entre 7 % et 8 % en moyenne par an. Ce potentiel de rendement plus élevé s’accompagne d’une volatilité plus importante qu’il convient bien entendu de prendre en compte dans sa décision d’investissement.

Enfin, sur un horizon intermédiaire de cinq à dix ans, peut correspondre une allocation mixte actions/obligations, dont les performances cibles se situent autour d’une moyenne de 5 % à  6 %.

 

Quelles solutions propose PROMEPAR AM aux expatriés souhaitant  développer leur épargne financière ?

M.B. : PROMEPAR Asset Management est une filiale à 100 % de la BRED, spécialisée dans la  gestion d’actifs. Forts de plus de 30 ans d’existence, nous accompagnons des clients privés,  entreprises, institutionnels et associations, à qui nous proposons des solutions  d’investissement adaptées à travers des fonds ouverts et des mandats de gestion sur mesure (en compte-titres, PEA, contrats d’assurance-vie et PERI).  

Nous avons l’avantage d’être une société de gestion de taille intermédiaire et pouvons donc  offrir à nos clients un accompagnement extrêmement souple, avec des gérants de proximité  qui savent se rendre disponibles. De plus, nous sommes particulièrement engagés dans  l’investissement responsable et la RSE. Nous avons notamment adhéré à la charte des PRI  (Principes pour l’investissement responsable) soutenue par l’ONU, qui atteste de cet  engagement.  

 

« Notre approche repose sur un modèle d’architecture ouverte. Concrètement,  nous combinons nos fonds internes, notamment les fonds Promepar AM avec des  fonds sélectionnés auprès d’autres sociétés de gestion afin de construire les  allocations les plus pertinentes possibles. »

 

L’objectif n’est pas de privilégier systématiquement nos propres solutions, mais de retenir les supports les plus adaptés aux besoins et au profil de chaque client. En moyenne, la proportion  de nos fonds “maison” dans une allocation est très inférieure à celle des fonds externes que  nous avons sélectionnés avec le plus grand soin. 

Nos solutions de gestion sont très diversifiées, que ce soit en termes de typologies d’actifs,  de secteurs d’activité et de zones géographiques. En outre, notre gestion est active et des  arbitrages sont régulièrement effectués afin d’adapter en permanence les portefeuilles aux évolutions des marchés. Cette approche patrimoniale, à la fois exigeante et opportuniste, nous permet d’offrir à nos clients une gestion correspondant à leurs différents profils de  risques et rentabilité attendues.

Notre gamme d’OPC (Organismes de Placement Collectif) regroupe des fonds actions, des  fonds obligataires et des fonds mixtes, ou flexibles, qui allient actions et obligations. Pour les clients souhaitant bénéficier d’une allocation équilibrée, nous disposons notamment d’un  fonds appelé BRED Équilibre, investi en titres vifs, dont la proportion d’actions peut aller  jusqu’à 60 % maximum du portefeuille. A fin 2025, ce fonds affiche une performance de plus de 27 % nets de frais de gestion sur les trois dernières années. Accessible à partir de quelques dizaines d’euros, il s’adresse à un large public et peut être logé dans un compte-titres  classique comme en assurance-vie et PERI. 

Dans notre offre de mandats sur mesure, pour les clients disposant d’un horizon de temps plus long et sensibles à l’investissement responsable, nous proposons entre autres un mandat  multigestion Dynamique ISR, qui repose sur une approche diversifiée intégrant des critères  environnementaux, sociaux et de gouvernance. Sur trois ans, à fin 2025, ce mandat affiche  une performance de plus de 36 % nets de frais de gestion.

Pour répondre à l'évolution des besoins de notre clientèle, nous nous efforçons de développer en permanence de nouvelles solutions.

 

« Nos clients expatriés bénéficient d’un accompagnement sur mesure, avec des  gérants disponibles et joignables sur une large plage horaire. Notre objectif est  de leur proposer des solutions de gestion adaptées à leurs capacités d’épargne,  à leur profil de risque, à leur horizon de temps et à leur projet de vie. »

 


Pour en savoir plus, rendez-vous sur :

BRED Espace Banque Privée

iSelection

PROMEPAR Asset Management

Publié le 3 mars 2026, mis à jour le 3 mars 2026