Dès la rentrée en septembre 2026, une grande partie des nouveaux étudiants non-européens devront s’acquitter de droits d’inscription bien plus élevés, dans le cadre du plan « Choose France for Higher Education ». L’objectif annoncé par le gouvernement : harmoniser les pratiques entre universités et augmenter la contribution des étudiants étrangers au financement de leur formation.


Un nouveau décret vient durcir les règles d’exonération des frais d’inscription à l’université pour les étudiants extracommunautaires en France. Le principe des frais d’inscription différenciés existe déjà depuis 2019 pour les étudiants étrangers hors Union européenne inscrits en licence ou en master dans les universités publiques françaises. Mais jusqu’ici, de nombreux établissements accordaient des exonérations quasi systématiques, limitant fortement l’application réelle du dispositif.
Pour l’année universitaire 2025-2026, un étudiant non-européen doit payer 2.895 € par an en licence, contre seulement 178 € pour un étudiant européen. En master, les frais atteignent 3.941 € par an, contre 254 € pour les étudiants issus de l’Union européenne.
Le ministère de l’Enseignement supérieur rappelle toutefois que ces montants restent inférieurs au coût réel des études, largement financé par l’État. Les nouveaux tarifs applicables pour 2026-2027 n’ont pas encore été dévoilés. À noter que certains étudiants étrangers restent exemptés de ces frais différenciés, notamment les ressortissants de l’Union européenne, de l’Espace économique européen et de la Suisse.
Les exonérations désormais limitées dans les universités
Le principal changement apporté par le décret concerne les exonérations accordées par les universités. Dès 2026-2027, les établissements ne pourront exonérer que 30 % maximum de leurs étudiants étrangers non-européens. Ce plafond passera ensuite à 25 %, puis à 20 % dans les années suivantes.
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Certaines situations restent exemptées, notamment lorsque la France a signé un accord avec un autre pays concernant les frais universitaires. Le texte prévoit également une protection pour les étudiants déjà exonérés. Ceux bénéficiant d’une exonération en 2025-2026 pourront la conserver jusqu’à la fin de leur cursus, à condition de rester dans le même établissement. Même règle pour les étudiants ayant obtenu une exonération avant l’entrée en vigueur du décret, fixée au 21 mai 2026.
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