Mercredi 30 septembre 2020
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AEFE : une rentrée scolaire maîtrisée

Par Némo Empis | Publié le 16/09/2020 à 18:00 | Mis à jour le 20/09/2020 à 15:26
Rentrée scolaire AEFE

Dans une situation mondiale inédite sur le plan épidémiologique, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) a mis en œuvre un certain nombre de dispositifs pour préparer au mieux la rentrée scolaire. Soutiens scolaire et pédagogique sont au programme.

 

C’était l’un des grands défis de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) cette année. En coopération avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le réseau a mis en place un maximum de dispositifs pour que la rentrée scolaire se déroule sans encombre et ce, aux quatre coins de la planète. En présentiel,à distance ou de manière hybride, l’ensemble des établissements homologués – à l’exception de ceux situés au Liban – a pu maintenir sa rentrée lors de la première semaine de septembre. 

 

Le maintien des effectifs quasiment stable

 

Une estimation réalisée juste avant l’été faisait craindre la perte de 12 000 élèves dans les rangs des établissements français homologués par l’AEFE. Finalement, le réseau n’en comptabilise que 2600. « Nous avons fait preuve de résilience, ces chiffres s’expliquent par le maintien d’attractivité de l’éducation à la française et par les capacités d’adaptation des établissements et des équipes pédagogiques », assure Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’État chargé des Français de l’étranger et de la francophonie. Si la plus grande baisse est due à la perte d’environ 5% d’élèves français, celle-ci est compensée par l’augmentation du nombre d’étrangers, de l’ordre de 2%. Il faut ajouter à cela l’enregistrement d’un nombre record de dossiers présentés pour la campagne d’homologation 2019/2020. 12 institutions viennent compléter la liste des établissements reconnus par l’AEFE. Ces nouvelles écoles ont accueilli pas moins de 5000 élèves, début septembre. 

 

Une enveloppe de 100 millions d’euros

 

Outre le volet quantitatif, le Secrétaire d’État souligne la générosité de la France qui accorde 100 millions d’euros en faveur du bon déroulement de cette rentrée. « 50 millions pour abonder la ligne de crédits des bourses pour les familles, la ligne initiale de 100 millions d’euros étant quasiment intégralement consommée. Et 50 autres millions pour venir en aide aux familles étrangères donc non éligibles aux dispositifs français », détaille Jean-Baptiste Lemoyne. Des sommes conséquentes alignées dans le but de maintenir le cap fixé par le Président de la République, à savoir développer l’enseignement français à l’étranger.

 

La santé des élèves, du personnel et des familles est notre priorité 

 

En se basant sur les situations sanitaires et sur les réglementations locales des différentes régions du globe, c’est un véritable « travail de fourmi » que réalise l’AEFE, son directeur en tête. « Nous sommes en lien avec les ambassades parce que les décisions doivent être prises localement. Les règles sont extrêmement variables selon les pays et au sein même des pays avec bien souvent, des particularités régionales », rappelle Olivier Brochet. Satisfait de cette rentrée inédite, il reste toutefois lucide sur le contexte fragile dans lequel a débuté cette rentrée, « nous abordons cette nouvelle année avec la certitude que la crise est malheureusement inscrite dans la durée.Nous travaillons dans cette logique de confrontation àla gestion de la crise. » Une chose est néanmoins certaine, pour les 535 établissements, la priorité sanitaire est de mise. « La santé des élèves, du personnel et des familles est notre priorité ! C’est un point non négociable et un élément fondamental du bon déroulement de l’année » insiste Olivier Brochet.

 

Une mission pédagogique renforcée

 

L’autre priorité de l’AEFE est de pouvoir offrir à l’ensemble de ses élèves, un enseignement efficace jusqu’à la fin d’année, en présentiel ou à distance « Cela passera par la qualité du dialogue au sein de la communauté scolaire et par la formation correcte de l’ensemble des participants, élèves comme professeurs », explique Olivier Brochet. 

 

Entre mars et juin, plus de 90 000 actions de formation et d’accompagnement des enseignants ont été mis en place, de manière à les adapter au mieux à l’enseignement à distance. Près de la moitié (48%) des établissements ont pu accueillir leurs élèves et personnels en présentiel, 35% ont dispensé leurs premiers cours à distance et les 17% restants sont passés en mode ‘’hybride’’, alternant présentiel et télétravail.Cette année, des conseillers pédagogiques viennent également garnir les rangs des établissements. Enfin pour optimiser ce système, l’AEFE a tenu à impliquer l’ensemble de ses acteurs. « Nous avonslancé une enquête auprès des personnels et élèves pour faire le bilan de ce qui a bien marché et de ce qui peut encore être amélioré » lance son directeur. 

 

Pour sa trentième année – sûrement la plus spéciale – l’AEFE a donc su faire face à une crise sans précédent, « plus que jamais le fonctionnement du réseau a prouvé toute son efficacité et son importance poursuit Olivier Brochet, nous allons même maintenir un événement qui sera la 4ème édition de la semaine des lycées français et qui aura pour grande thématique les valeurs portées par l’école. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Némo Empis

Némo Empis

Diplômé d'un master de journalisme, il a rejoint la rédaction parisienne de lepetitjournal.com. Némo est passé par Casablanca pour un stage de deux mois chez RadioMars.
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