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Sénatoriales 2026 : Nathaniel Garstecka-Billotte veut “refuser toute augmentation de la fiscalité”

Dans le cadre des élections sénatoriales de 2026, lepetitjournal.com donne la parole aux candidats représentant les Français de l’étranger. Binational franco-polonais installé en Pologne, Nathaniel Garstecka-Billotte conduit la liste « La droite au service des Français de l’étranger ». Contrôleur de gestion, journaliste puis représentant consulaire, il défend notamment le refus de toute hausse de la fiscalité, une meilleure reconnaissance des élus des Français de l’étranger et le renforcement des liens entre la France et ses compatriotes établis hors de l’Hexagone.

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Nathaniel Garstecka-Billotte conduit la liste « La droite au service des Français de l’étranger »
Écrit par Ewan Petris
Publié le 16 septembre 2026

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter aux élections sénatoriales de 2026 ?

 

Notre liste, “La droite au service des Français de l’étranger”, est la seule à porter un message clair à destination de nos compatriotes et de leurs élus : aucune augmentation de la fiscalité visant les Français, où qu’ils soient ; des simplifications administratives afin de desserrer l’étau réglementaire et normatif qui enserre les citoyens, ici aussi, où qu’ils résident ; et une meilleure reconnaissance des Français de l’étranger et de leurs élus.

Ce dernier point est important : les Français de l’étranger possèdent des connaissances et du savoir-faire, parfois acquis dans leurs pays de résidence, qui peuvent bénéficier à l’ensemble de la Nation. Dans le domaine associatif et caritatif, dans la compréhension des cultures et des réalités politiques locales, dans le champ de l’ingénierie, de la médecine, du commerce, de la finance, de l’immobilier… La France a tout à gagner à mettre davantage en valeur ses citoyens résidant à l’étranger.

 

Par ailleurs, nous assumons pleinement le caractère national des élections sénatoriales : les sénateurs des Français de l’étranger votent des lois qui concernent le pays et sa population dans son intégralité. Nous annonçons donc d’ores et déjà que nous travaillerons à sortir la France des crises qui la touchent depuis 50 ans, et qui sont l’une des causes qui poussent les Français à fuir leur pays. Nous refusons que la France pousse davantage les Français à la quitter, bien au contraire : nous voulons qu’elle redevienne un endroit où nous pourrons revenir vivre en toute tranquillité. Aucune autre liste n’est aussi claire sur son projet et ses intentions. C’est pour cela que nous avons décidé de nous présenter à ces élections sénatoriales.

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous amène aujourd’hui à briguer un mandat de sénateur ?

 

Je suis né et j’ai grandi à Paris en 1988. Binational franco-polonais, j’ai toujours côtoyé les milieux expatriés, polonais en France et français en Pologne, ce qui m’a permis d’être confronté très tôt aux problématiques qui y sont liées. Après mes études de finance et après avoir acquis de l’expérience en tant que contrôleur de gestion, j’ai été expatrié par un grand groupe français en Pologne en 2014 et j’y suis resté avec ma famille. Je n’ai cependant jamais coupé les ponts avec la France et j’ai observé l’évolution de la structure de la communauté française de Pologne, ce qui m’a amené à me lancer, en parallèle de mon métier de contrôleur de gestion, dans le journalisme puis, plusieurs années plus tard, dans la représentation consulaire. Enfin, je considère que l’engagement sénatorial est la suite intellectuelle logique de ce cheminement : c’est l’aboutissement de ce besoin d’œuvrer pour mes compatriotes et pour la France.

 

Nous retrouvons d’ailleurs ce même besoin chez les autres membres de notre liste, qui viennent de milieux différents et ont tous des parcours différents : la volonté de travailler au service des Français de l’étranger et au service de notre pays.

 

Quel sera votre grand dossier ou votre priorité en tant que sénateur ?

 

Parmi les dossiers les plus importants à nos yeux et aux yeux d’un nombre croissant de Français, il faut impérativement citer le refus net de toute augmentation de la fiscalité. Les Français sont déjà l’un des peuples les plus taxés au monde et les traquer au bout du monde ne les fera certainement pas revenir en France, bien au contraire. Est-ce d’ailleurs cela l’image que nous voulons donner de notre pays à l’international ? Il ne faut pas oublier qu’en tant qu’élus des Français de l’étranger, nous sommes en première ligne pour défendre l’image de notre pays partout dans le monde.

 

Deuxièmement, nous voulons que soit revalorisé le rôle des élus des Français de l’étranger. Tant des délégués que des conseillers, afin de rapprocher les Français de leur représentation et de lutter contre l’abstention. On peut envisager d’attribuer des compétences élargies aux élus, rendre leur avis décisionnel et plus uniquement purement consultatif, et aligner le statut des délégués sur celui des conseillers. Ainsi, les élus pourront s’engager davantage et plus efficacement au service de leurs compatriotes.

 

Enfin, nous observons avec inquiétude le débat entourant l’enseignement français à l’étranger. Nous avons un devoir de vérité à l’égard de nos compatriotes : il n’existe pas de solution miracle à la crise que traverse l’AEFE. Nous proposons donc de commencer à travailler sur les bases, c’est-à-dire sur la formation des enseignants, pour que ceux-ci puissent ensuite être envoyés dans des établissements à l’étranger. C’est un sujet crucial, car l’enseignement permet de maintenir les liens entre les Français et la France.

 

Quels sont, selon vous, les grands dossiers sur lesquels le prochain Sénat devra travailler ?

 

En tant que l’une des deux chambres du Parlement, le Sénat a un rôle politique de premier ordre à jouer, d’autant plus dans la perspective des prochaines échéances électorales nationales. Les Français ont besoin d’une représentation parlementaire qui défendra leurs intérêts, leurs libertés, leur identité et l’avenir de leur pays.

 

Dans ce cadre, le Sénat devra notamment se saisir avec fermeté des questions de souveraineté, de sécurité, de maîtrise de l’immigration, de compétitivité économique et de préservation de notre modèle social et culturel. Il s’agira de contrôler l’action du gouvernement, de proposer des alternatives solides et de faire entendre la voix des territoires et des Français de l’étranger face aux dérives et aux impasses actuelles.

Le dossier principal sur lequel le Sénat devra donc, dans sa globalité, travailler sera celui du redressement de la France.

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