Dans le cadre des élections sénatoriales de 2026, lepetitjournal.com donne la parole aux candidats représentant les Français de l’étranger. Conseillère des Français de l’étranger et présidente de l’UFE en Italie, Marianna Rocher conduit la liste “Rassemblement des Français de l’Étranger”, soutenue par le Rassemblement national et l’Union des Droites pour la République. Représentation démocratique, services consulaires, enseignement français, fiscalité et sécurité : elle détaille ses priorités pour les Français établis hors de France.


Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter aux élections sénatoriales de 2026 ?
Il y a aujourd'hui une rupture démocratique majeure au Sénat : la voix de millions de Français n'y est pas représentée à la hauteur de leur expression dans les urnes. Premier parti de France dans les urnes, notre mouvement ne dispose toujours pas d'une représentation fidèle à la réalité des votes de nos concitoyens. Cette injustice touche plus encore les Français établis hors de France, trop souvent relégués au second plan et oubliés des politiques publiques.
Ma candidature est un acte d'engagement, nourri par l'expérience du terrain et par le refus du déclin national. Je la porte avec notre liste “Rassemblement des Français de l'Étranger”, aux côtés de mes colistiers, des femmes et des hommes de terrain engagés sur plusieurs continents.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous amène aujourd'hui à briguer un mandat de sénateur ?
Mon histoire est celle d'un attachement viscéral à la France et d'une vie entière façonnée par l'expatriation. Ayant vécu sur plusieurs continents, au contact de différents pays et de différentes cultures, j'ai développé une compréhension intime, concrète et directe de la vie hors de nos frontières. Je connais les défis, les réussites et les obstacles que rencontrent nos compatriotes au quotidien.
Sur le terrain, j'ai bâti mon engagement autour de l'action pragmatique et de la proximité. En tant que conseillère des Français de l'étranger, présidente de l'Union des Français de l'étranger et responsable de la 8e circonscription, j'agis chaque jour au plus près de nos compatriotes pour défendre leurs droits, répondre aux situations d'urgence et porter leurs revendications. Mon parcours professionnel, ancré dans l'entrepreneuriat et le goût de l'effort, m'a appris la rigueur, le sens des réalités et le refus de la résignation.
Aujourd'hui, je fais le choix de la clarté et du rassemblement. Ma candidature s'inscrit pleinement dans la démarche de ma famille politique, portée par Marine Le Pen et Jordan Bardella. En tant que tête de liste, je conduis notre liste “Rassemblement des Français de l'Étranger”, issue d'une alliance entre le Rassemblement national (RN) et l'Union des Droites pour la République (UDR).
Notre ambition dépasse les clivages partisans : avec l'ensemble de mes colistiers, nous voulons tendre la main à tous les Français, quelles que soient leurs convictions politiques d'origine, afin de bâtir un projet d'avenir fondé sur le bon sens, la justice et le respect de chacun.
Quel sera votre grand dossier ou votre priorité en tant que sénateur ?
Ma priorité absolue, que je porte avec l'ensemble de ma liste, sera de redonner de la dignité, de l'efficacité et de la considération au mandat d'élu des Français de l'étranger. Les conseillers consulaires sont des piliers de notre démocratie à l'international et les premiers relais face aux situations d'urgence et de détresse de nos compatriotes. Pourtant, ils sont aujourd'hui trop souvent tenus à l'écart par le pouvoir en place : mal informés, privés de véritables moyens d'action et cantonnés à un rôle encore trop largement consultatif.
Le symbole le plus flagrant de cette situation est une injustice démocratique majeure : sur 433 conseillers élus au suffrage universel direct, seuls 90 siègent à l'Assemblée des Français de l'étranger (AFE). Je me battrai sans relâche pour mettre fin à ce “club des 90” et porter une réforme statutaire globale.
Quels sont, selon vous, les grands dossiers sur lesquels le prochain Sénat devra travailler ?
Au-delà de la représentation démocratique, le Sénat doit regarder en face l'abandon progressif de nos compatriotes à l'étranger. Les Français établis hors de France ne sont pas des citoyens de seconde zone. Ils ont droit à la même protection, aux mêmes services et à la même justice que tous les autres.
Trois urgences absolues guideront mon action au Palais du Luxembourg.
La première urgence concerne un service public et éducatif exemplaire. Il faut stopper l'hémorragie des moyens consulaires afin de garantir des délais décents et de restaurer un accès équitable et abordable à l'enseignement français à l'étranger pour toutes nos familles.
La deuxième priorité est l'instauration d'une véritable justice fiscale. Je me battrai pour mettre un terme à la double peine fiscale et administrative qui pèse sur nos expatriés et sanctionne injustement leur mobilité internationale.
Enfin, la sécurité et la protection de tous les Français constituent le troisième axe indissociable de mon engagement. Nous devons garantir une vigilance renforcée et un accompagnement sans faille de l'État pour protéger nos compatriotes, où qu'ils se trouvent dans le monde, face aux crises et à l'instabilité.
Le Sénat ne doit plus être une institution distante et déconnectée des réalités quotidiennes de nos compatriotes. Le 27 septembre prochain, avec mes colistiers, nous vous proposons une candidature d'action, d'expérience et de conviction pour défendre vos droits avec force, clarté et fierté.
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