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Sénatoriales 2026 : Marc Guyon, “Ma priorité sera l’action, pas l’entretien d’un réseau”

Dans le cadre des élections sénatoriales de 2026, lepetitjournal.com donne la parole aux candidats représentant les Français de l’étranger. Conseiller des Français de l’étranger à Hong Kong, Marc Guyon se présente avec une liste “sans étiquette”, indépendante des partis politiques. Union des droites, réforme de la représentation des Français de l’étranger, fiscalité, sécurité et rayonnement de la France : il détaille ses priorités et appelle à “secouer le cocotier”.

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Marc Guyon se présente avec une liste “sans étiquette”, indépendante des partis politiques.
Écrit par Ewan Petris
Publié le 16 septembre 2026

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter aux élections sénatoriales de 2026 ?

 

Cette candidature s’inscrit dans la continuité et la logique de mon engagement. J’ai déjà été candidat en 2023 avec le même combat : unir les droites. En 2023, les grands électeurs patriotes m’ont accordé leur confiance et m’ont placé en tête des listes de droite nationale.

 

En 2026, j’ai tendu la main à toutes les listes de droite ; aucune n’a souhaité l’union. Chaque parti a voulu faire sa propre communication. J’ai décidé de poursuivre ce combat car nous avons besoin d’une voix qui milite pour l’union, faute de quoi la droite française sera toujours la plus bête du monde. Par ailleurs, la candidature de notre liste, sans étiquette et indépendante des partis politiques, est importante pour les grands électeurs qui sont de droite mais ne se reconnaissent dans aucun des partis actuels. Nous sommes la droite indépendante, le seul mouvement entièrement dédié aux Français de l’étranger tout en ayant des valeurs clairement de droite. De ce point de vue, notre candidature est importante car aucune autre liste ne propose l’union ni ne représente les nombreux élus indépendants qui sont patriotes.

 

Enfin, l’indépendance est essentielle pour les Français de l’étranger, car nous pouvons garantir que nous défendrons toujours leurs intérêts, contrairement aux listes étiquetées qui pourraient rester soumises à des consignes de vote, notamment sur des sujets comme l’impôt sur la nationalité ou la binationalité. 

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous amène aujourd’hui à briguer un mandat de sénateur ?

 

Au niveau professionnel, je viens du monde de la finance d’entreprise, avec une carrière en contrôle de gestion. Puis je suis devenu entrepreneur : j’ai notamment créé des clubs de sport, et aujourd’hui je travaille dans le conseil aux entreprises et l’expatriation. J’ai bénéficié de tout ce que la France offre pour partir à l’étranger : échanges universitaires (deux fois), bourse Erasmus pour les études mais aussi pour un stage à l’étranger, deux ans de VIE au Royaume-Uni, et enfin un PVT à Hong Kong.

 

Je suis un peu le produit de cette France qui s’expatrie dès les années universitaires et qui reste à l’étranger. Je vis à Hong Kong depuis 14 ans, et ceci est mon deuxième mandat, ayant été élu conseiller des Français de l’étranger en 2021. Au niveau politique, j’ai commencé en tant que “jeune populaire” (Jeunes UMP) à Marseille en 2005. Cela fait donc plus de 20 ans que je milite, ayant fait la campagne de Nicolas Sarkozy, puis de François Fillon, puis enfin d’Éric Zemmour. J’ai été candidat aux législatives en 2022 et en 2024, ainsi qu’aux sénatoriales en 2023.

J’ai créé un nouveau mouvement transpartisan dédié aux Français de l’étranger : l’UDFE (Union des Droites pour les Français de l’étranger). Ce mouvement est aujourd’hui le seul à la fois transpartisan et clairement de droite. J’ai la responsabilité de mener ce combat à chaque échéance électorale afin de faire avancer la cause de l’union des droites, spécifiquement pour les Français de l’étranger, pour qui les valeurs et l’union comptent plus que les étiquettes, les querelles parisiennes et la politique politicienne. 

 

Quel sera votre grand dossier ou votre priorité en tant que sénateur ?

 

Tous les programmes défendent quasiment la même chose : bourses scolaires, éducation, sécurité, etc. Nous sommes quasiment d’accord sur tout, que l’on soit de gauche ou de droite. Quasiment tous les programmes sonnent creux et peu sont vraiment disruptifs. Ma priorité sera les véritables enjeux des Français de l’étranger et de l’image de la France dans le monde : le rayonnement français, le rôle des élus à l’international. Tout cela peut se résumer dans le développement d’une diaspora puissante et influente.

En ce sens, je propose la création d’un véritable réseau transpartisan patriote, réunissant toutes les sensibilités de la droite, tout en étant au service de tous les Français de l’étranger, quelles que soient leurs étiquettes. Aujourd’hui, la priorité de chaque sénateur semble être d’entretenir ses relations avec ses grands électeurs afin d’être réélu jusqu’à faire trois mandats. Je suis totalement contre cette philosophie.

Ma priorité sera l’action, pas l’entretien d’un réseau en vue d’une réélection.

Je n’ai jamais caché mes opinions ni mon engagement à droite. Je les assume. Cela ne m’empêchera pas de travailler avec tous les élus, de toutes étiquettes, sans sectarisme. Chez les Français de l’étranger, le terrain compte plus que les querelles parisiennes. Ce qu’il faut, c’est les deux : de la clarté politique, et un travail concret pour tout le monde. Il est temps de secouer le cocotier !

 

Quels sont, selon vous, les grands dossiers sur lesquels le prochain Sénat devra travailler ?

 

Le premier des dossiers est déjà la représentation des Français de l’étranger. Il n’est pas normal que les élus des Français de l’étranger soient ainsi discriminés entre différentes catégories : conseiller AFE, conseiller, et enfin délégué qui ne sert qu’à voter pour les sénatoriales. Il faut une réforme du statut des délégués pour qu’ils ne servent plus seulement de grand électeur. Il faut une réelle représentation de tous les Français de l’étranger et un moyen pour que tous les élus fassent partie de l’AFE. D’autre part, au-delà des enjeux des Français de l’étranger, le Sénat aura beaucoup à faire après l’élection présidentielle, car nous entrons dans une année 2027 hautement politique.

La France est dans une situation catastrophique après dix ans de macronie ; il est temps d’arrêter le déclin et de la remettre dans le droit chemin. Il faut reconstruire la France et la confiance des Français dans la politique. Pour cela, le Sénat devra s’attaquer à de nombreux dossiers urgents, notamment la fiscalité et la sécurité, deux points essentiels qui parlent à la fois aux Français de l’étranger et aux investisseurs et touristes du monde entier. On le sait tous, l’enfer fiscal français est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de Français s’expatrient, et pour lesquelles beaucoup d’entreprises hésitent à investir en France.

D’autre part, l’insécurité est aussi l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de Français s’expatrient, mais aussi l’une des principales craintes des touristes qui viennent en France. Il faut que la France redevienne une grande puissance qui rayonne dans le monde et qui soit attractive. Pour cela, le Sénat a un rôle primordial à jouer.

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