Lors d’une séance publique au Sénat, le 11 février 2026 à Paris, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a répondu à une question de la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio concernant la situation en Iran et la politique française face au régime iranien.


En réponse à une question de la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio concernant la situation en Iran et la position de la politique française, Jean-Noël Barrot assure que les services de l’État restent mobilisés pour protéger la population française contre toute tentative d’ingérence étrangère. Il a souligné que « les services de l’État […] veillent à la sécurité des Françaises et des Français contre toute forme de tentative d’influence sur le territoire national ».
Soutien à l’inscription des Gardiens de la révolution comme organisation terroriste
Jean-Noël Barrot a rappelé que la France avait récemment levé ses réserves concernant l’inscription du corps des Gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes. Il a toutefois contesté toute inaction récente, affirmant que Paris avait déjà mené plusieurs initiatives en 2025, notamment à l’initiative du Quai d’Orsay.
Le ministre met en avant trois mesures. Tout d’abord des sanctions européennes visant les responsables du transfert de drones et de missiles vers la Russie, des sanctions en 2025 contre des magistrats iraniens impliqués dans la détention des ressortissants français Cécile Kohler et Jacques Paris. Concernant ces derniers, le ministre a indiqué qu’ils étaient libérés mais « pas encore tout à fait de retour en France ». Enfin, Jean-Noël Barrot évoque la réapplication fin septembre 2025 des embargos mondiaux des Nations unies sur les armes, les banques et les équipements nucléaires.
Priorités diplomatiques françaises et visas humanitaires
Le ministre a affirmé que la priorité actuelle restait la protection des ressortissants français et des implantations diplomatiques en Iran, dans un contexte de risque d’escalade régionale, ainsi que la situation des otages. Le chef du Quai d’Orsay a insisté sur le soutien de la France à la contestation populaire iranienne, évoquant « le peuple iranien qui s’est soulevé avec courage contre ses bourreaux ».
Le ministre a annoncé que la France étudiait une augmentation des visas humanitaires pour les personnes visées par la répression. La France « n’exclut pas, évidemment, de prendre de nouvelles sanctions à l’encontre du régime en place en Iran », conclut-il.
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