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Excédent commercial : un retour inattendu que la France n’avait plus vu depuis 2005

Après près de dix ans sans record d’excédent, la France a enregistré un excédent commercial au quatrième trimestre 2025, selon l’Insee. Un rebond inattendu, grâce aux exportations de biens, qui ne suffit toutefois pas à redresser le bilan annuel.

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Écrit par Manal Oumaline
Publié le 5 février 2026

 

 

 

Au quatrième trimestre 2025, la France a exporté pour 254.7 milliards d’euros de biens et services, contre 249.5 milliards d’importations. Le solde commercial s’établit ainsi à +5,2 milliards d’euros, soit près de 0,9 point de PIB. Il s’agit du premier excédent trimestriel depuis 2016 et du plus important depuis le deuxième trimestre 2005.

Contrairement aux précédents excédents, celui-ci repose principalement sur les exportations de biens. L’Insee souligne une forte progression des matériels de transport (+5,4 % au quatrième trimestre), issus notamment de l’aéronautique avec Airbus, ainsi que des exportations d’électricité d’origine nucléaire. Les exportations totales ont progressé de 0,9 % sur la période.

 

Un effet limité sur l’année 2025

Cette embellie de fin d’année ne suffit toutefois pas à inverser la tendance annuelle. Sur l’ensemble de 2025, la balance commerciale reste déficitaire de 10,5 milliards d’euros, avec une contribution négative à la croissance de -0,5 point (contre +1,3 point en 2024). Les déficits mensuels se sont maintenus à l’automne, atteignant 3,9 milliards d’euros en octobre puis 4,2 milliards en novembre et décembre.

Si la pharmacie et certaines activités de haute technologie conservent des excédents, d’autres secteurs reculent. Les exportations de cosmétiques vers les États-Unis ont chuté de 18 % depuis l’été 2025, pénalisées par les nouvelles taxes douanières de l'administration de Donald Trump. Cela représente une perte estimée à 620 millions d’euros. À l’inverse, le déficit manufacturier poursuit son repli, passant de 162.6 milliards d’euros en 2022 à un peu plus de 10 milliards en 2025. Le signe d’une amélioration progressive mais encore fragile.


 

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