Édition internationale

DSK – L'homme qui murmurait à l'oreille des femmes

Alors que le patron du FMI vient d'être mis en examen aux Etats-Unis pour agression sexuelle ce dimanche, personne ne semble s'étonner du motif de son inculpation. Dominique Strauss-Kahn a toujours trainé derrière lui une réputation sulfureuse avec les femmes. Retour sur un parcours de très grand séducteur

Le problème c'est qu'aux Etats-Unis, on ne badine pas avec les m?urs. Et cette fois-ci, DSK (AFP) pourrait bien avoir été trop loin. Impossible pour l'espoir de la gauche française de nier son addiction aux femmes? Car Dominique Strauss-Kahn n'en n'est pas à sa première histoire sulfureuse.

L'affaire Piroska Nagy
DSK est nommé en 2007 à la direction générale du FMI. Entre décembre 2007 et janvier 2008, le patron du FMI a une liaison avec l'une de ses subordonnées, Piroska Nagy, une économiste hongroise mariée. Il est alors soupçonné d'abus de pouvoir suite au départ soit disant volontaire de Piroska Nagy du FMI. Les conclusions d'une enquête privée feront dire au conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) que DSK n'a commis "ni harcèlement, ni favoritisme, ou tout autre abus d'autorité", mais qu'il a commis des actes "regrettables et reflétant une sérieuse erreur de jugement". Il sortira blanchi de cette affaire.

Rebondissement dans l'affaire Piroska Nagy
En février 2009, L'Express publie une lettre de Piroska Nagy adressée aux enquêteurs. "M. Strauss-Kahn a abusé de sa position pour entrer en relation avec moi." Et de poursuivre : "Je n'étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. [...] J'avais le sentiment que j'étais perdante si j'acceptais, et perdante si je refusais."   Et d'ajouter en conclusion: "Je crains que cet homme [DSK] n'ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes."

L'affaire Tristane Banon
Dans une émission de Thierry Ardisson diffusé en septembre 2007, Tristane Banon, journaliste et romancière, raconte avoir été agressée en 2002 au cour d'un rendez-vous avec DSK pour une interview. La jeune femme, fille d'une vice-présidente PS de la région Haute-Normandie, explique n'avoir pas ébruité l'incident à l'époque par peur de représailles de l'entourage de DSK.

 

Les phrases assassines
Chacun y est allé de son bon mot pour qualifier les frasques de DSK :
-  En 2007, le quotidien anglais The Independant le surnomme "The insistent womaniser" (le coureur de jupons insistant).
- Le correspondant de Libération à Bruxelles Jean Quatremer, affirme lui sur son blog : "Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement".
- Le très sérieux Sunday Times qualifie Strauss Kahn de "Hot Rabbit" (chaud lapin)
- L'humoriste Stéphane Guillon en 2009, assure une chronique assassine sur France Inter qui s'apprête à recevoir DSK. L'humoriste proclame à l'antenne que "des mesures exceptionnelles ont été prises au sein de la rédaction", où les femmes doivent "porter des tenues longues, sobres et totalement antisexe", et où tous les endroits "sombres et reclus" ont été "condamnés".

Dans ce tourbillon, Dominique Strauss-Kahn ne doit son salut qu'à une seule femme, la sienne ! Anne Sinclair l'a toujours soutenu et tient encore aujourd'hui le cap en déclarant suite à sa mise en examen, qu'elle ne croit « pas une seule seconde aux accusations qui sont portées contre (son) mari » et ne doute « pas que son innocence soit établie ».


Claire Largillière (www.lepetitjournal.com) lundi 16 mai 2011

A lire également :

Sud Ouest - DSK : l'homme qui aime les femmes sans modération
L'Express - L'affaire DSK - Strauss-Kahn : une carrière au parfum de polémique
Google news / AFP - La réputation sulfureuse de DSK évoquée avec prudence dans les médias

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