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COMEDIE – "Mes amis, mes amours" : Lévy de frère en sœur

En adaptant au cinéma le best seller de son frère Marc, Lorraine Lévy affronte un public averti. Sa rafraichissante comédie devrait plus que le séduire. Lindon, Elbé, Ledoyen, Foresti et Lafont forment une joyeuse troupe dans le quartier français de Londres

Une mosaïque de personnages tous un peu loufoques (affiche Pathé distribution)

Lorsqu'il est sorti en 2006 Mes amis, mes amours de Marc Levy s'est vendu à près de 600.000 exemplaires en France. En adaptant le 6ème roman de son frère, Lorraine Lévy se met aux dangers de l'écran et prend le risque de décevoir les aficionados à cheval sur l'univers de l'écrivain à succès. D'après les réactions aux avant-premières, les lecteurs semblent plutôt ravis, et ceux qui n'adhèrent pas au monde de Marc Lévy aussi.
Car en posant sa caméra dans le quartier français de Londres, Lorraine propose une réalisation pétillante aux dialogues vifs et au casting cousu-main. Vincent Lindon, Pascal Elbé, Virginie Ledoyen, ou Florence Foresti semblent se réjouir des situations rocambolesques initiées par une sympathique intrigue. Deux vieux copains parisiens et pères célibataires décident de vivre ensemble à Londres pour partager les frais, l'éducation des mômes et les rigolades. Comme ils sont l'un et l'autre aguerris par des années ratées de vie conjugale, ils mettent au point un contrat de bonne entente. Qui forcément n'est pas sans faille?

Un Londres ensoleillé
Si les premières scènes font craindre une imagerie à la Amélie Poulain, le ton du film s'en dégage vite pour s'installer dans une énergie à l'humour souvent anglais, et au dispositif narratif bien enlevé. A rebours des phénomènes surnaturels qu'affectionne Marc Lévy, sa s?ur enveloppe ses personnages secondaires de piquants traits saillants. Ainsi Mathias Mlekuz est sublime en amoureux transi et transgénérationnel. Si Bernadette Laffont surjoue la bienveillance de patronne de café français, son usage du pétard compense. Quant à l'humoriste Florence Foresti, elle confirme en fleuriste de vrais talents d'actrice.
En filigrane, Londres aussi emplit l'écran, dans une graphie personnelle et stylisée sur lequel s'appuie un propos où tout le monde est beau, cultivé et gentil. Comme Bienvenue chez les Chtis, Mes amis, mes amours traite de l'amitié à l'âge adulte. En plus fin.
B.R. (www.lepetitjournal.com) mercredi 2 juillet 2008

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Le site officiel

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