Sin Khon, militant de l’opposition, assassiné dimanche à Phnom Penh

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 23/11/2021 à 05:45 | Mis à jour le 23/11/2021 à 10:55
Photo : facebook
Sin Khon, 31 ans, militant du CNRP, a été assassiné à Phnom Penh

Sin Khon, 31 ans, militant du CNRP, a été assassiné dimanche matin. Il a succombé à de nombreuses blessures infligées par armes blanches. La police dit n'avoir aucune piste sur les auteurs du crime.

 

À la suite de l'assassinat de Sin Khon, 31 ans, militant du Parti dissous du sauvetage national du Cambodge (CNRP) aux premières heures du 21 novembre, la famille et les amis de Sin Khon ont demandé aux autorités de veiller à ce qu'une enquête approfondie et indépendante soit menée.

 

La police cambodgienne n’a pour l’instant aucune piste

A Phnom Penh, alors qu'il mangeait un en-cas dans un magasin situé sur le bord de la rivière vers 1 heure du matin, ce militant connu du CNRP a été attaqué. Un groupe d'hommes armés de couteaux et d'autres armes blanches se sont approchés de lui et l'ont frappé. Sin Khon est mort sur le chemin de l'hôpital en raison d'une blessure grave, a indiqué la police.

Selon Cambodianess , le chef de la police locale, Chan Bunthoeun, a déclaré que le ou les tueurs avaient utilisé des machettes ou de grands couteaux pour attaquer et tuer Sin Khon. Il a ajouté que la victime souffrait de multiples blessures au dos, au cou et aux jambes. "Je n'ai pas encore reçu d'information sur le nombre de tueurs", a continué Chan Bunthoeun, ajoutant que les causes du meurtre reste inconnues et qu'il ne peut que spéculer pour le moment. Il a précisé :

 

Des forces spécialisées enquêtent sur cette affaire de meurtre et elles recherchent le tueur

Le CNRP voit dans le meurtre de Sin Khon un assassinat politique

Ce n’est pas la première fois que Khon a été attaqué. Le 12 mai, quatre inconnus l’avaient frappé avec des barres de fer, lui causant de graves blessures à la tête et lui cassant le bras gauche. Aucune arrestation n'avait été effectuée et les membres du CNRP pensent qu'il s'agit d'un acte de violence politique impuni par les autorités.

 

Le CNRP a été dissous par les tribunaux après que les dirigeants du parti aient refusé d'accepter les résultats des élections de 2013 et que des manifestations généralisées ont éclaté. Sa dissolution a permis au Parti du Peuple Cambodgien de remporter tous les sièges lors du scrutin de 2018.

 

"... les militants et les membres du CNRP, parti d'opposition dissous, vivent dans la peur et l'insécurité. On constate que les menaces, les attaques et les meurtres de ces dissidents restent impunis", a déclaré le blogueur politique Ou Ritthy sur son compte Twitter.

 

 

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Raphael Ferry

Rédacteur en chef de l'édition Cambodge.

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