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IMMOBILIER – « Tronum », l'aboutissement d'un projet hors du commun

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 16/05/2017 à 19:00 | Mis à jour le 18/05/2017 à 08:32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En khmer, « Tronum » signifie « refuge ». C'est aussi le nom qui a été donné au « Serviced Apartment » entièrement conçu par l'architecte cambodgien Vannak Seng, qui a ouvert ses portes au public ce lundi 15 mai. Alors que les « condominiums » ne cessent de fleurir dans le paysage urbain de Phnom Penh, nous nous sommes penchés sur ce projet particulier.  

La construction de l'immeuble commencé en 2012. Selon Seng Vannak, qui est aussi directeur de l'urbanisme à la mairie de Phnom Penh, l'ampleur des challenges justifie que la réalisation du projet se soit échelonnée sur cinq ans.
Le premier défi portait sur l'esthétique.
« À partir de la fin des années soixante, la nature s'est peu à peu intégrée au blanc des bâtiments. Les Cambodgiens l'ont utilisée pour sa beauté, mais aussi pour des questions de bien-être. J'ai personnellement grandi avec le vert, et nous sommes tout de même au Cambodge, il s'agit pour moi d'un impératif que d'amener la nature. La volonté qui m'animait était donc de faire la synthèse entre cette architecture moderne du Phnom Penh des années soixante et les nouvelles constructions.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une autre nécessité était d'utiliser des matériaux locaux et recyclés. Après la phase de design s'est posée la question de la réalisation. Nous nous sommes mis d'accord sur une règle d'or : ne pas utiliser de plastique et ne pas couper d'arbres. Le bois est très présent dans l'immeuble, et il provient uniquement de troncs déjà coupés, laissés à l'abandon depuis des années, que nous avons ensuite traités. »

Enfin, on peut dire que Tronum a sa marque de fabrique. En effet, tout a été fait maison. L'intégralité du mobilier du condominium provient d'un atelier qui a été spécialement créé pour construire les meubles. Le but était de faire travailler les locaux, formés par des ébénistes français et des stagiaires venus de France.
Tout a été réalisé à la main. Les fournisseurs de bois refusaient certaines propositions de l'architecte, trop éloignées de ce qui se faisait au Cambodge. L'atelier était donc une nécessité pour que le projet aboutisse comme il était prévu.
Une autre difficulté rencontrée fut le prix des plantes. Seng Vannak s'est aperçu qu'intégrer du « vert » coûtait très cher. Mais l'architecte n'a pas pour habitude de baisser les bras. Lui et son équipe ont donc fait pousser les plantes eux-mêmes, qui se comptent aujourd'hui par milliers dans l'immeuble.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, le plus grand défi de Tronum était que le projet « partait de rien ». Il s'agissait de tout créer, ici, à l'échelle locale. 

Et finalement, en incluant les meubles et la décoration, le coût du projet ne s'élève qu'à 2 ou 3 millions de dollars, nous confie l'architecte.
Selon l'architecte, Tronum est un symbole : il est possible de réaliser de grands projets, entièrement conçus et fabriqués localement. Le Cambodge a beaucoup à offrir, et c'est le message que veut porter Seng Vannak : « un tel projet était impossible à réaliser en France. Ici, il y a des opportunités, et c'est pour cela que je suis revenu. Je voulais voir les choses en grand, je ne pouvais pas me contenter de faire des portes et des fenêtres. » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutefois, si ce condominium vous fait rêver, il faut avoir un porte-monnaie bien rempli. Comptez 2000 $ par mois minimum... le prix de cinq années de travail pointilleux ! 


Romain Van Bloeme (http://www.lepetitjournal.com/cambodge) mercredi 17 mai 2017 

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