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Le Cambodge lance une campagne contre la pollution plastique de ses rivières

Le ministère du Tourisme et le PNUD au Cambodge lancent une campagne de nettoyage des rivières pour promouvoir un tourisme plus durable et limiter les déchets plastiques. L’initiative s’inscrit dans le Plastic Circularity Project, avec le soutien de la Coca-Cola Foundation.

Le Cambodge lance une campagne contre la pollution plastique de ses rivières Le Cambodge lance une campagne contre la pollution plastique de ses rivières
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 4 avril 2026

Les rivières jouent un rôle clé dans le tourisme et l’économie locale. À Phnom Penh, plus de 60 opérateurs proposent des activités sur le Mékong, le Bassac et le Tonlé Sap.Mais cette croissance s’accompagne d’un recours important aux plastiques à usage unique, notamment dans l’hôtellerie, la restauration et les services touristiques, ce qui accentue la pollution.

L’approche des « 4R » au cœur de la campagne

Pour y répondre, la campagne encourage le principe des « 4R » : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler. Elle vise à améliorer la gestion des déchets et à faire évoluer les pratiques des professionnels du tourisme.

Son slogan — « Rivers for Tourism, Tourism for People, People for Plastic-free Rivers » — rappelle le lien direct entre la santé des rivières, l’activité touristique et les communautés.

Un secteur solide malgré les difficultés

Pour le ministre du Tourisme, Huot Hak, : « Le tourisme est un moteur clé de la croissance. En 2024, le Cambodge a accueilli 6,7 millions de visiteurs internationaux, dépassant les prévisions. En 2025, malgré des difficultés aux frontières, le secteur est resté résilient avec 5,56 millions de touristes étrangers et 2,5 millions de voyageurs domestiques. »

Il souligne toutefois les défis :« Le tourisme fluvial est confronté à la pollution plastique, au manque d’infrastructures de gestion des déchets et à des habitudes persistantes de rejet des déchets. »

Une mobilisation collective nécessaire

Pour Shakeel Ahmad, représentant du PNUD :« Réduire la pollution plastique nécessite des partenariats solides. Cette campagne vise à transformer les principes en actions concrètes, avec l’appui du secteur privé. »

À Phnom Penh, la situation reste préoccupante. Le vice-gouverneur Huot Hay indique :« La ville produit environ 4 200 tonnes de déchets par jour, dont 20 % de plastique. La participation de tous est essentielle pour améliorer la gestion des déchets. »

Et le ministre de conclure  :
« Protéger les rivières, c’est protéger l’avenir. Nous appelons tous les acteurs à adopter les 4R pour garantir des rivières propres et durables. »

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