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Kem Sokha n’a pas obtenu sa liberté sous caution

Par Pierre MOTIN | Publié le 01/02/2018 à 19:00 | Mis à jour le 06/02/2018 à 11:27
Photo : Kem Sokha en février 2014 © Maina Kiai / Flickr Creative Commons
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L’ancien dirigeant du CNRP Kem Sokha s’est vu refuser sa liberté sous caution jeudi 1er février dans la matinée lors d’une audience devant la cour d’appel de Phnom Penh.

De nombreux policiers étaient déployés dans la matinée du jeudi 1er février autour de la cour d’appel de Phnom Penh, et ont notamment empêché la plupart des médias ainsi que des observateurs de l’ONU d’assister à l’audience. Kem Sokha est arrivé au tribunal avant l’aube, et en est sorti en fin de matinée après s’être vu notifier le refus de sa demande de liberté sous caution.

Meng Sopheary, un des avocats de Kem Sokha, a déclaré que les trois points sur lesquels reposait la demande de liberté sous caution étaient la santé de leur client, le besoin qu’il soit libéré pour trouver une issue à la situation politique actuelle du pays, et le fait qu’il n’avait pas commis le crime qui lui est reproché. Un autre avocat de Kem Sokha, Hem Socheat, a affirmé qu’il recommandera à Kem Sokha de faire appel auprès de la Cour suprême.

Il s’agissait de la première apparition publique de Kem Sokha depuis son arrestation dans la nuit du 2 au 3 septembre 2017. L’ex-président du CNRP est détenu à la prison de Trapaing Phlong, près de la frontière vietnamienne. Il a été accusé de fomenter une “révolution de couleur” avec le soutien de puissances étrangères sur la base d’une vidéo de 2013 lors de laquelle il évoquait les conseils que lui avaient donné des experts américains pour développer un programme politique en faveur d’une alternance démocratique au Cambodge.

Kem Sokha a été élu sénateur du parti royaliste FUNCINPEC en 1999 avant de démissionner en 2001. En 2002, il fondait le Centre cambodgien des Droits de l’Homme (CCHR) avant de quitter l’ONG en 2005 pour reprendre une carrière politique en créant le Parti des Droits de l’Homme, qui se classait en troisième position lors des élections de 2008. En 2012, il fusionnait avec le Parti de Sam Rainsy pour créer le CNRP, qui a talonné le Parti du peuple cambodgien aux élections législatives de 2013 et aux élections locales de 2017. 

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