Après le procès de "Douch", ex-directeur de la prison S-21, c'est le "cas numéro deux" que jugent depuis hier les Chambres Extraordinaires au sein du Tribunal Cambodgien (CETC). Quatre ex-dirigeants du régime Khmer rouge comparaissent pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide. Portraits des accusés

(Crédit photo : Reuters)
A 85 ans, le "frère numéro deux" est considéré comme l'idéologue du régime. De son vrai nom Long Bunruot, il a brièvement assuré l'intérim de Pol Pot en tant que Premier ministre en 1976 puis a été Président de l'Assemblée du Kampuchéa Démocratique jusqu'en 1979. Il est tenu comme responsable d'au moins 1,7 million de morts entre 1975 et 1979. Nuon Chea a été arrêté en 2007 à son domicile, près de Pailin, une ville proche de la frontière thaïlandaise où il vivait sans se cacher. Il est le plus haut responsable du régime Khmer rouge encore en vie.

(Crédit photo : Courtesy of Extraordinary Chambers in the Courts of Cambodia)
De 1976 à 1979, il a assuré la fonction de Président du Présidium du Kampuchéa Démocratique qui est l'équivalent de celle de chef de l'Etat. En 1987, il succède à Pol Pot comme chef des khmers rouges, rôle qu'il assumera jusqu'à sa reddition au gouvernement cambodgien en 1998.
A bientôt 80 ans, il est défendu par l'avocat français Jacques Vergès.

(Crédit photo : Reuters)
Beau-frère de Pol Pot par alliance, il sera en charge des affaires étrangères du parti et de l'Etat puis nommé vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères en mars 1976. Chef de la diplomatie, il est surnommé " frère numéro trois ".
En août 1979, alors qu'il s'est enfui en Thaïlande, un tribunal mis en place par l'armée vietnamienne le condamne à mort par contumace, jugement qui ne sera toutefois pas reconnu par la communauté internationale. Malgré l'amnistie et le pardon officiel que lui accorde le roi Norodom Sihanouk en 1996, il est arrêté avec sa femme Thirith en novembre 2007.

(Crédit photo : Reuters)
Agée de 78 ans, elle fut la ministre des Affaires sociales du régime. Issue de la haute société cambodgienne, elle a fait ses études à Paris où elle a épousé Ieng Sary. Accusée de crimes contre l'humanité, la "Première dame" des Khmers rouges a déclaré aux juges des CETC : “Ne persistez pas à me condamner pour meurtre sinon vous irez brûler au septième cercle de l'Enfer.”
Camille Lorente (www.lepetitjournal.com) mardi 28 juin 2011



































