

Créée en 1999 par Hang Vibol, infirmier de formation, l'association Our Home, Notre Maison, venant en aide aux enfants défavorisés fourmille de projet. Seul problème l'ONG manque cruellement de fonds
"Nous avons besoin d'argent !". Hang Vibol, le directeur de l'ONG Our Home n'y va pas par quatre chemins. Si il a fait appel à notre rédaction, c'est pour faire connaître son association et récolter des fonds. Coup de projecteur sur Our Home (OH). Soigner, aider, se rendre utile, tel pourrait être le leitmotiv de cet infirmier. Après avoir travaillé avec Handicap international et Médecins du monde, Hang Vibol décide de lancer en 1999 OH avec l'aide de l'association Friends. "Depuis 1985, je côtoie les enfants des rues à Takeo, notre idée de départ était de développer un programme de prévention dans les provinces afin d'empêcher les enfants de se rendre à Phnom Penh. La capitale est souvent perçue à la campagne comme un eldorado, or une fois sur place, les enfants sont livrés à eux-mêmes, sans argent, proies faciles à toutes sortes d'abus", raconte-t-il.
Ne plus déménager
De la prévention, la structure va vite passer à l'action. Hébergement, éducation, formation 5346. C'est le nombre d'enfants, victimes de pauvreté, délinquance, abus ou négligence, que l'association OH aide actuellement au travers d'un hébergement, d'un enseignement, ou d'un parrainage. Son terrain d'action : Phnom Penh et les provinces de Takeo et Kompong Speu. Dans la capitale, la structure a créé trois centres d'hébergement : le centre d'accueil Sakarach I aménagé pour les filles âgées de 2 à 18 ans, Sakarach II pour les garcons âgés de 2 à 17 ans, et le centre d'accueil Our Home aménagé pour les garçons âgés de 18 à 22 ans. ''Le but de la mise en place de ces centres est d'accompagner les enfants dans leur développement et leur vie sociale. Ils sont un moyen d'échapper aux menaces de la rue et de satisfaire leurs besoins primordiaux. Malheureusement, nous rencontrons un problème récurrent : l'association a dû déménager plusieurs fois car les propriétaires augmentent leur loyer'".
Une école primaire pour remettre à niveau
Pour faire face à cet inconvénient, OH a établi un accord avec l'association Les Yeux Du Monde afin de financer la construction d'un centre d'hébergement supplémentaire. Le principal donateur d'OH, l'ONG Global Humanitaria, a permis l'achat d'un terrain, la construction du bâtiment sera achevée en octobre 2011. En 2004, OH créée grâce à l'association Médecine Aide et Présence (MAP) une école primaire, après autorisation du ministère de la Jeunesse, des Sports et de l'Éducation.
Elle permet d'apporter aux pensionnaires des centres de l'association ainsi qu'aux enfants défavorisés une éducation ''formelle"'' avec l'enseignement des connaissances générales aux enfants des classes 1 à 6, ou une éducation ''informelle"' pour les élèves en échec scolaire afin de les remettre à niveau pour qu'ils puissent ensuite réintégrer l'école privé ou publique.
En outre, OH offre une formation professionnelle aux enfants de l'association afin que ces derniers puissent obtenir des revenus stables et durables par la suite. L'ONG encourage les jeunes à se diriger vers les métiers de la coiffure et du bâtiment. Hang Vibol compte sur le système de parrainage pour permettre aux jeunes de suivre une formation professionnelle.
18.000 dollars à trouver
Héberger, nourrir, éduquer, former, les ambitions d'OH sont considérables et nécessitent donc d'importantes ressources. ''Nous avons plein de projets, comme la création d'une salle informatique, mais nous n'avons pas le budget nécessaire afin d'assurer nos différentes activités, de les améliorer et d'en développer de nouvelles", déplore Hang Vibol. En 2009, le principal donateur de l'ONG Global Humanitaria a réduit de 40% sa contribution financière, conséquence de la chute du nombre de parrainages due à la crise économique.
Composée d'une équipe permanente de 78 personnes réparties entre le bureau de Phnom Penh et ceux des provinces, l'association redoute un avenir plus qu'incertain. "Nous avons cherché à réaliser des économies pour chacun des programmes liés aux activités reconductibles. Seules ont été retenues les dépenses indispensables. A ce jour, nous n'avons aucune assurance de la part de nos partenaires associatifs. Notre étude révèle que nous avons besoin de 18.000 dollars ! ". L'appel est donc lancé, avis aux généreux donateurs !
Solina Prak (www.lepetitjournal.com/cambodge.htlm) mercredi 27 octobre 2010
Pour faire des dons, contactez Hang Vibol, par téléphone au 010 727 299, par mail à hangvibol@yahoo.fr , à l'association Our Home, rue 31, numero 179 BT Boeung Tom Pon, Meanchey, Phnom Penh.













