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PHOTOGRAPHIE – Un projet pour huit artistes, la vie est l’art de la rencontre

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 7 janvier 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le renouvellement cette année du partenariat entre Cambodia Airports et l'Institut Français du Cambodge a permis d'élargir le programme Studio Images aux étudiants de l'Université Royale des Beaux-Arts (URBA) qui constitue un groupe à part entière : le Studio Images URBA par lequel une formation spécifique est dispensée, favorisant leur émergence au Cambodge. Lepetitjournal.com s'est rendu, jeudi 27 avril 2017, à l'IFC où se tenait le vernissage de l'exposition « Architectures et Paysages » et a pu admirer le travail de ces artistes dirigé par le photographe français Christian Milovanoff. Ce projet a été parrainé par Cambodia Airports.

Depuis 2015??, le Studio Images a ??contribué à la reconnaissance de ?Cambodgiens ?devenus des figures ?emblématiques ?de la création photographique?, comme Sovan Philong (Prix Samaritaine 2013), Kim Hak (Prix du Musée du quai Branly 2011), Neak Sophal (Prix Photo Phnom Penh 2013).

Christian Milovanoff a accepté de nous accorder une interview :

Parlez-nous de votre parcours d'artiste.

Je vais donc vous parler d'un parcours de 40 ans ! J'ai fait des études universitaires jusqu'en thèse en sociologie et ethnologie. À partir de 1976, j'ai décidé que je voulais être photographe et artiste donc je me suis lancé dans cette voie-là. Tous mes travaux sont réalisés en intérieur, d'abord le Louvre car j'aime les espaces clos, j'aime l'art donc c'était un endroit parfait. Puis j'ai eu une très grosse commande de la Délégation de l'Aménagement du Territoire de l'Action Régionale (DATAR). J'ai imposé comme sujet « les bureaux ». C'est-à-dire des espaces complètement fermés, d'administration, de palais de justice, d'hôpitaux, dans toute la France. Ce travail a duré 4 ans.

Je travaille toujours d'après des espaces cadrés, très composés. Il n'y a pas de hors-champs, tout se passe dans le cadre. C'est un peu ma marque de fabrique.

Parallèlement à ces projets, j'ai été nommé, en 1982/83 et pour 33 ans, professeur à l'École Nationale Supérieure de la Photographie de Arles. J'ai essayé de transmettre ma passion pour l'image aux étudiants.

Comment êtes-vous arrivé au Cambodge ?

J'ai été invité par Bernard Millet que je connais depuis très longtemps. J'ai fait une première exposition appelée Formidable ! qui consistait en une projection de moments de cinéma que j'aimais. Dix heures de projection, c'était absolument énorme. L'exposition a été très réussie, la mise en place était parfaite.

On m'a également confié une résidence d'artistes, je devais encadrer sept photographes cambodgiens dont un Français pour aller travailler à Siem Reap d'après une commande de Cambodia Airports qui a financé le projet. Cette expérience a été très intense et en même temps très courte, cela a duré cinq jours. Il y a eu beaucoup d'échanges avec les étudiants, certains étaient déjà très aguerris tandis que les autres avaient moins d'expérience en photographie. Tous ont rendu un travail superbe, ils travaillaient librement et deux fois par jour nous organisions des séminaires pour regarder les images de chacun et en sélectionner. L'exposition en compte 65 mais chacun en avait fait 200 ou 300.

Je tiens à remercier l'Institut Français du Cambodge et toute l'équipe. Cela a été un plaisir de travailler avec eux.

Quels sont vos prochains projets ?

Je suis déjà engagé dans d'autres projets. Je viens d'éditer un livre sur les bureaux d'après la commande que j'avais eu quelques années plus tôt. Et je suis en train de faire un film autour de ce livre et de 30 ans de photographie sur ces bureaux. Sur 11 000, j'ai gardé 200 photos.

Je vais également travailler sur les photographies que j'ai prises du Cambodge. Siem Reap est une ville absolument étonnante, les jeunes dans la rue, la musique techno? Ce que j'ai vu à Angkor m'a aussi émerveillé. Je ne peux pas vous en dire plus, ce sera la surprise, même pour moi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Pich Heng Darith, 22 ans, élève du Studio Images-URBA, ce fut une expérience plus qu'enrichissante que de travailler avec Christian Milovanoff ainsi qu'avec les autres étudiants pour sa première résidence d'artistes. « C'est, pour moi, la première étape pour devenir un photographe professionnel », dit-il.

La photographie est un art qui le passionne. Petit déjà, il admirait les clichés du magazine National Geographic. Quand l'Institut Français a lancé Studio Images, il a immédiatement voulu intégrer le programme. « Ce que j'aime dans les photos c'est qu'elles se transmettent à travers les générations et que chacune d'elles raconte une histoire. Je remercie l'Institut Français ainsi que l'aéroport qui nous a permis de réaliser ce projet », conclut-il.

Allez voir : « Architectures et Paysages », jusqu'au 3 juin 2017 à la Galerie de l'Institut Français.

Pour plus d'informations sur le programme Studio Images, cliquez ici.

Leïla Pelletier (www.lepetitjournal.com/cambodge) vendredi 19 mai 2017

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Publié le 18 mai 2017, mis à jour le 7 janvier 2018
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