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FESTIVAL DU FILM INTERNATIONAL AU CAMBODGE - Célébrer le tournant

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 11/12/2011 à 13:40 | Mis à jour le 05/01/2018 à 08:30

Gratuit, accessible à tous et diversifié, la deuxième édition du Festival du Film International au Cambodge commencera mercredi prochain à Phnom Penh. Pendant cinq jours, l'audience pourra assister à la projection de 90 films venus de 17 pays différents. Cinq lieux pour cela : le centre Bophana, l'Institut Français, le Legend Cinema, le Cineplex ainsi que l'Ile du Diamant. Les organisateurs attendent plusieurs milliers d'amateurs du grand écran, mais également des professionnels tels que Rithy Panh.


Depuis deux ans, l´industrie du cinéma au Cambodge semble en mutation. En témoigne le programme du festival : "Cette année, nous travaillons avec beaucoup de cinémas de Phnom Penh. C'est important pour développer la production de films au Cambodge ", dit Cédric Eloy, directeur exécutif de la Commission du Film au Cambodge, parlant des films de haute qualité, dont on ne trouve pas une copie à bas prix sur le marché russe.

Extrait de Shiiku the Catch " de Rithy Panh

Action, animation, comédie, horreur, documentaires et court métrages. Les organisateurs - le centre Bophana, la Commission du Film au Cambodge et l'Institut Français ? présentent une panoplie de genres très différents. Pourtant, tous ont un point en commun : "ils sont tournés vers le passé ". Critère défini pour les réalisateurs présents cette année, c´est ce regard sur l´histoire que le festival veut mettre en avant lors de cette édition 2011.

Pour certains cinéastes, le festival sera aussi l´occasion de célébrer la première de leur film au Cambodge. C´est notamment le cas de Shiiku the Catch du Franco-khmer Rithy Panh. On pourra voir aussi Le Sommeil d´Or de Davy Chou et Almayer's Folly de Chantal Akerman, né d'une coopération franco-belge. Enfin, toujours en Première au Royaume, Bi, Don't Be Afraid de l'artiste Phan Dang Di, issu d´une collaboration franco-vietnamo-germanique.

Extrait de Bi, Don't Be Afraid de Phan Dang Di (crédit: www.cambodia-iff.com)

Environ 20% des films montrés sont cambodgiens. "Cette année, il y a beaucoup de collaborations entre Cambodgiens et étrangers. C'est un tournant dans l'industrie du film au Cambodge ", dit Eloy. Dans Shiku the Catch, Rithy Panh réinterprète l'histoire de Kenzaburo Oe, un pilote de ligne afro-américain ayant été arrêté par l´armée vietnamienne. Cette production, de CDP (France) et de Bophana Production (Cambodge), sera projetée jeudi en français à l'Institut Français.

En plus des projections, les organisateurs présenteront une série de photos issues des tournages réalisés au Cambodge lors d'une exposition qui aura lieu samedi au centre Bophana. Un jour également prévu tout spécialement pour les plus jeunes : films d'animation de rigueur. Aussi, un atelier pour professionnels ? "La narration avec photos " - sera organisé ce même jour.

Une ouverture sur le monde

Extrait de " Le Sommeil d´Or " de Davy Chou

"Il y a beaucoup d'échanges professionnels autour de la technique, la méthode et le contenu des films ", explique Eloy. L'industrie du film au Cambodge en a besoin. Même s'il s'agit d'un festival au Cambodge, les productions sont presque toutes financées par l'étranger. D'après Kong Kantara, sous-secrétaire d'Etat au Ministère de la Culture et des Beaux-Arts, "le festival va apporter de la variété ". Il ajoute : "J'espère que le film au Cambodge va en profiter. " Pour Sin Chan Saya, directeur du Département Cinématographique et de la Diffusion Culturelle, "quelques films sont très rares et comportent un aspect éducatif. C'est une véritable ouverture sur le monde extérieur pour les Cambodgiens ". Cedric Eloy est positif "même si l'on ne reviendra jamais au cinéma des années 1960, les films d'aujourd'hui auront la chance d'être montré au monde. " Olivier Planchon, directeur-adjoint de l'Institut Français qui diffusera 14 films pendant ces cinq jours, ajoute : "Dans les années 1960, ce genre des festivals était fréquent. Je suis content que l'on puisse recommencer. "

Sarah Thust et Emilie Tôn (www.lepetitjournal.com/cambodge) Lundi 12 décembre 2011

Retrouvez le programme du festival sur www.cambodia-iff.com

 

Célebrer le tournant

De Sarah Thust et Emilie Tôn

Gratuit, accessible à tous et diversifié, la deuxième édition du Festival du Film International au Cambodge commencera mercredi prochain à Phnom Penh. Pendant cinq jours l'audience pourra assister à la projection de 90 films venus de 17 pays différents. Cinq lieux pour cela : le centre Bophana, l'Institut Français, le Legend Cinema, le Cineplex ainsi que sur l`Ile du Diamant. Les organisateurs attendent plusieurs milliers d'amateurs du grand écran, mais également des professionnels tels que Rithy Panh.

Gratuit, accessible à tous et diversifié, la deuxième édition du Festival du Film International au Cambodge commencera mercredi prochain à Phnom Penh. Pendant cinq jours l'audience pourra assister à la projection de 90 films venus de 17 pays différents. Cinq lieux pour cela : le centre Bophana, l'Institut Français, le Legend Cinema, le Cineplex ainsi que sur l`Ile du Diamant. Les organisateurs attendent plusieurs milliers d'amateurs du grand écran, mais également des professionnels tels que Rithy Panh.

 

 

Depuis deux ans, l'évolution de l´industrie du cinéma au Cambodge semble en mutation. En témoigne le programme du festival : « Cette année, nous travaillons avec beaucoup des cinémas de Phnom Penh. C'est important pour développer la production de films au Cambodge », dit Cédric Eloy, directeur exécutif de la Commission du Film au Cambodge, parlant des films dont on ne trouve pas une copie à bas prix sur le marche russe, c'est à dire des films de haute qualité.

 

Action, animation, comédie, horreur, documentaires et court métrages. Les organisateurs - le centre Bophana, la Commission du Film au Cambodge et l'Institut Français ? présentent une panoplie de genres très différents. Pourtant, tous ont un point en commun « ils sont tournés vers le passé ». Critère défini pour les réalisateurs présents cette année, c´est ce regard sur l´histoire que le festival veut mettre en avant lors de cette édition 2011.

 

Pour certains cinéastes, le festival sera aussi l´occasion de célébrer la Première de leur film au Cambodge. C´est notamment le cas de « Shiiku the Catch » du Français-Cambodgien Rithy Panh. On pourra voir aussi « Le Sommeil d´Or » de Davy Chou et « Almayer's Folly » de Chantal Akerman, né d'une coopération franco-belge. Enfin, toujours en Première au Royaume, « Bi, Don't Be Afraid » de l'artiste Phan Dang Di, issu d´une collaboration franco-vietnamo- allemande.

 

A peu près 20% des films montrés sont cambodgiens. « Cette année, il y a beaucoup de collaborations entre Cambodgiens et étrangers. C'est le tournant dans l'industrie du film au Cambodge», dit Eloy. Dans « Shiku the Catch », Rithy Panh réinterprète l'histoire de Kenzaburo Oe, un pilote de ligne afro-américain ayant été arrêté par l´armée vietnamienne. Cette production, de CDP (France) et de Bophana Production (Cambodge), sera projetée jeudi en français à l'Institut Français.

 

Samedi créatif

En plus des projections, les organisateurs présenteront une série de photos issues des tournages réalisés au Cambodge lors d'une exposition qui aura lieu samedi au centre Bophana. Un jour également prévu tout spécialement pour les plus jeunes : films d'animation de rigueur. Aussi, un atelier pour professionnels ? « La narration avec photos » - sera organisé ce même jour.

 

Une ouverture sur le monde

« Il y a beaucoup d'échange professionnel autour de la technique, la méthode et le contenu des films », explique Eloy. L'industrie des films au Cambodge en a besoin. Même s'il s'agit d'un festival au Cambodge, les productions sont presque toutes financé par l'étranger. D'après Kong Kantara, sous-secrétaire d'Etat au Ministère de la Culture et des Beaux-Arts, « le festival va apporter de la variété ». Il ajoute : « J'espère que le film au Cambodge va en profiter. » Pour Sin Chan Saya, directeur du Département Cinématographique et de la Diffusion Culturelle, « quelques films sont très rares et comportent un aspect éducatif. C'est une véritable ouverture sur le monde extérieur pour les Cambodgiens ». Cedric Eloy est positif « même si l'on ne reviendra jamais au cinéma des années 1960, les films d'aujourd'hui auront la chance d'être montré au monde. » Olivier Planchon, directeur-adjoint de l'Institut Français qui diffusera 14 films pendant ces cinq jours, ajoute : « Dans les années 1960, ce genre des festivals était fréquent. Je suis content que l'on puisse recommencer à nouveau. »

 

Sarah Thust et Emilie Tôn (www.lepetitjournal.com/cambodge) Lundi 12 décembre 2011

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