VINE 21 et AM. SOCIAL SPACE: co-working, co-living et café de spécialité

Par Grégory Rateau | Publié le 10/10/2022 à 00:00 | Mis à jour le 10/10/2022 à 06:59
 VINE 21 et AM. SOCIAL SPACE

Arthur Bergeret et Hugo Pillegand sont de retour dans notre média. Ces deux amis lyonnais ne quittent plus Bucarest où ils ont monté ensemble en 2018, Vine 21, un espace de co-working et de co-living pour plus de solidarité et de partages mais aussi AM. Social Space, leur propre café de spécialité. Rencontres ou plutôt retrouvailles...

 

Amateurs de bons produits, nous nous sommes dès notre arrivée pris de passion pour la scène du café de spécialité de Bucarest; une des plus développée d’Europe !

 

On vous retrouve après quelques années. Alors toujours amoureux de la capitale roumaine?

Arthur: Oui, nous sommes toujours aussi bien ici ! Notre vision de la Roumanie a bien sûr évolué au cours du temps, mais après presque 5 ans passés à Bucarest, nous nous sentons maintenant comme à la maison ! Le trafic automobile est un des gros points négatifs, mais plus on connait la ville, plus on parvient à échapper à cette agitation et à trouver un réel équilibre. Les avantages sont quant à eux nombreux : qualité de vie, dépaysement quotidien, variété des lieux de sortie et activités culturelles… Sans parler de la beauté de la nature et des régions roumaines !

 

Selon une enquête récente, une grande majorité des Roumains préféreraient démissionner si leur employeur les obligeait à revenir travailler à plein temps au bureau. Vous représentez donc une alternative possible avec votre espace de co-working/co-living?

Hugo: Notre espace est situé à deux pas du Parc Carol et du parlement, dans une zone de Bucarest en plein essor et nous proposons sous le même toit un espace de Co-living et de Co-working, ainsi qu’un café.

Nous offrons une expérience nouvelle génération, entre lieu de vie, de travail et de socialisation. Notre café, AM. Social Space, a été pensé « laptop friendly » et accueille la journée tous types de travailleurs à distance, aussi bien roumains qu’étrangers. Le soir, c’est un lieu d’échange et de rencontres.

Post pandémie, beaucoup cherchent en effet à sortir des modèles de travail traditionnels et à s’affranchir de la routine du « métro, boulot, dodo ».

Les tiers lieux prennent alors tout leur sens, car ils permettent de combiner vie professionnelle et nouvelles expériences de vie.

 

Le co-living en particulier est en pleine explosion en Europe, comment expliquez-vous ce besoin des entrepreneurs, freelancers, artistes, graphistes, designers de vivre ensemble sous le même toit avec comme maître-mot, le sens du partage ?

Arthur: Le concept de co-living est apparu il y a une dizaine d’année dans la silicone vallée et est aujourd’hui en pleine explosion en Europe. Nous sommes actuellement les seuls à proposer ce type d’offre en Roumanie.

Nous avons dans notre espace un total de 12 chambre privées et le reste des espaces est partagé : salon, salle à manger, cuisine, terrasse… Notre séjour minimum est d’une semaine et notre séjour moyen se situe entre un et deux mois.

Nous accueillons des nomades digitaux, des expats et des voyageurs du monde entier et leur proposons une offre du tout inclus : espace de vie, de travail et activités sociales.

Cette nouvelle génération de travailleurs a des attentes différentes : elle cherche à combiner flexibilité, besoin d’appartenance et quête de sens.

Nous n’offrons pas juste un lit à nos résidents, mais surtout une expérience communautaire, avec laquelle peuvent parfois se profiler de nouvelles idées, projets et connections.

 

La dernière fois, vous nous parliez de votre désir de créer votre propre café de spécialité, c'est chose faite avec AM. Social Space. Comment se déroule cette nouvelle aventure ?

Hugo: Amateurs de bons produits, nous nous sommes dès notre arrivée pris de passion pour la scène du café de spécialité de Bucarest; une des plus développée d’Europe !

Chez AM. Social Space, nous proposons via notre torréfacteur roumain, du café issu des meilleurs fermes du monde : Afrique, Amérique centrale et Amérique latine. C’est un peu comme si vous aviez l’occasion de déguster chaque jour un vin de grand cru. Et c’est assez addictif !

Mais nous proposons aussi un large choix de bières artisanales roumaines, de vins et de cocktails. Nous collaborons également avec la boulangerie française Caramel, qui nous livre quotidiennement croissants, quiches, sandwich et pâtisseries.

Nous avons souhaité créer un lieu convivial et nous organisons de nombreux événements : expositions, concerts, projections de film, dégustations de produits artisanaux…

Le choix de notre emplacement a été un réel pari pour deux Français, mais l’expérience est jusqu’ici très positive et nous grandissons chaque jour un peu plus. Nous avons réussi à fidéliser une clientèle quotidienne, des gens issus du quartier, roumaine en majorité, mais nous attirons aussi des clients des quatre coins de Bucarest.

 

La COVID-19 a changé la manière de travailler un peu partout dans le monde. Cela a-t-il amené plus de nouveaux clients vers votre espace de co-working? Je pense à des gens plus âgés, des familles... Comment définiriez-vous le concept, cela permet-il de créer des interactions réelles entre différents talents ?

Arthur: Après seulement un an d’activité, l’arrivée du Covid a été un réel coup dur pour notre projet. Mais, cela nous à forcé à sortir de notre zone de confort et à repenser certains aspects du business. Nous avons réussi à survivre et notre concept, de niche il y a encore deux ans, fait aujourd’hui de plus en plus parler de lui.

Les modes de travail et de vie sont en pleine mutation et l’attrait pour ce type de lieu est grandissant. Via notre café et notre espace de coworking, nous accueillons en effet de plus en plus de parents et personnes d’autres générations, qui sont curieux et souhaitent vivre de nouvelles expériences.

Nous sommes convaincus que ce type de lieu représente l’avenir, et que dans un monde de plus en plus virtuel, les espaces de rencontre physique permettent de créer des interactions qui font sens.

 

Pensez-vous que les gens isolés et travaillant de chez eux vont développer des pathologies à la longue ?

Hugo: L’homme est un être social par essence et il est prouvé que l’isolement prolongé peut faire apparaitre tous types de pathologies : anxiété, stress, dépression, perte d’énergie…

Le « home office » présente de nombreux avantages, mais il implique aussi une limitation des interactions sociales.

 

Quel message souhaiteriez-vous faire passer à ceux qui aimeraient travailler de manière indépendante mais en sortant de chez eux et qui recherchent une forme de solidarité dans leur activité au quotidien ?

Arthur: Essayez ces nouveaux modes de vie et de travail : coliving, coworking, cafés; vous ne serez pas déçus du voyage !

 

 

Liens :

Vine 21 :

https://www.vine21.ro/

Instagram : @vine_21_bucharest

Facebook : https://www.facebook.com/Vine21page/

 

AM. Social Space :

Instagram : @amsocialspace

facebook : https://www.facebook.com/am.socialspace

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Grégory Rateau

Rédacteur en chef et directeur du média LePetitJournal.com/Bucarest, ancien chroniqueur à RRI et écrivain
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