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Elections consulaires 2026 - Roumanie: candidat Frédéric Cranet-Pontois

Dans le cadre de la campagne des élections consulaires 2026 qui auront lieu le 31 mai, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la circonscription Roumanie-Moldavie qui ont accepté de répondre à nos questions. L’ordre est celui du dépôt de candidature. Nous continuons avec Frédéric Cranet-Pontois qui se présente pour la liste Avec vous! Union des Patriotes en Roumanie et Moldavie.

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Écrit par Lepetitjournal Bucarest
Publié le 8 mai 2026, mis à jour le 11 mai 2026

En quoi votre parcours en Roumanie nourrit-il votre candidature et que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?

Mon parcours en Roumanie, où je vis et m’investis depuis plus de 20 ans, m’a permis de mesurer au quotidien les réalités des Français expatriés : difficultés administratives, coût élevé de la scolarité pour leurs enfants, besoins en matière de sécurité, ou encore attachement au lien avec la France.

Impliqué dans la vie associative, j’ai été membre fondateur de l’UFE Bucarest en 2010, et mon engagement auprès des autres – qu’il soit humanitaire, sportif ou communautaire – n’a depuis jamais cessé. Il en va de même pour les personnes constituant notre liste, installées en Roumanie depuis des années et engagées pour la durée.

Pour moi, la mission principale d’un conseiller des Français de l’étranger n’est pas une fonction honorifique, mais un rôle actif : celui d’être un relais et un défenseur sans faille des intérêts de nos compatriotes. Qu’il s’agisse de situations concrètes – insécurité, démarches administratives complexes, difficultés scolaires, accès aux soins, ou isolement – le conseiller doit être la personne vers qui l’on peut se tourner, qui écoute, répond et agit.

Cela passe par :

Porter leur voix auprès des institutions,

Simplifier leur vie sur place,

Garantir l’équité entre tous les Français de la circonscription, qu’ils vivent à Bucarest, Chisinau ou ailleurs.

Mon engagement s’inscrit aussi dans une vision plus large : préparer la grande alternance politique de 2027, en montrant que nos valeurs et nos solutions peuvent répondre aux attentes des Français de l’étranger.

Enfin, il ne faut pas oublier que le conseiller consulaire est également grand électeur et vote pour l’élection des sénateurs des Français de l’étranger. À ce titre, tous les candidats devraient être clairs et annoncer à nos compatriotes vers qui se porteront leurs voix s’ils sont élus.

 

Quelles mesures concrètes proposez-vous ? Quels sont les grands axes de votre programme ?

Mon programme et celui de la liste repose sur 9 engagements clés, inspirés des besoins concrets de notre circonscription.

Éducation : Augmenter le budget des bourses scolaires et revoir leurs critères pour les adapter aux réalités locales (inflation, variation des monnaies). Trop de familles travaillant et cotisant en Roumanie ou en Moldavie ne peuvent assumer seules les frais de scolarité.

Entrepreneuriat : Reconnaître et soutenir les entrepreneurs français installés sous statut local, qui contribuent au rayonnement économique de la France. La CCIFR fait un travail énorme, mais les petites entreprises et artisans ont besoin d’un relais plus adapté à leur taille. Je travaille sur ce sujet depuis plusieurs années avec d’autres personnes et soutiendrons activement toutes ces initiatives.

Culture : Promouvoir une politique culturelle exigeante, pour renforcer l’attachement à notre langue et à notre civilisation, notamment pour les enfants de familles mixtes. Créer et renforcer une coopération active avec l’Association Roumaine des Professeurs Francophones, pour que le français redevienne une langue principale en Roumanie, comme elle le fut jadis.

Protection sociale : Mettre fin aux inégalités d’accès aux soins et à la protection sociale entre Français de métropole et de l’étranger.

Équité fiscale : Rétablir une fiscalité juste pour les compatriotes détenant une résidence en France, souvent pénalisés par des règles incompréhensibles.

Réseau consulaire : Défendre et pérenniser nos consulats et ambassades, pour garantir un service public accessible et humain à tous, sans distinction.

Tenir des permanences consulaires périodiques dans les différentes régions de la circonscription, pour être au plus près de nos concitoyens.

Représentation et participation active : Assurer une représentation et une participation active aux conseils d’établissement.

Opposition aux politiques actuelles : Ces mesures s’inscrivent dans une logique de service public, en opposition aux politiques actuelles qui démantèlent progressivement nos institutions, comme la CFE ou l’AEFE.

Un principe fondamental : Les Français de l’étranger ne sont pas des Français de seconde zone. Ni administrativement, ni politiquement, ni humainement.

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?

Le défi le plus pressant est l’éloignement géographique et administratif des services consulaires, particulièrement pour les Français de Moldavie. Cet éloignement génère des inégalités d’accès aux droits (santé, protection sociale, documents administratifs) et une frustration croissante chez nos compatriotes, qui se sentent parfois abandonnés.

Un autre enjeu majeur est la préservation de l’identité française pour les enfants de familles mixtes ou expatriées, dans un contexte où le français n’est pas toujours la langue dominante. Enfin, l’instabilité régionale (notamment en Moldavie) nécessite une information consulaire claire et réactive pour rassurer et orienter nos concitoyens.

En tant que conseiller consulaire, mon rôle est de porter ces enjeux au plus haut niveau (ambassade, ministère, institutions locales) et de mobiliser les acteurs concernés pour y répondre. C’est pourquoi je m’engage à défendre le renforcement du réseau consulaire et à exiger une protection sociale équitable pour tous les Français de la circonscription comme le propose notre mouvement."

 

Comment envisagez-vous de promouvoir l’enseignement français et le bilinguisme, notamment pour les enfants de familles expatriées ou mixtes ?

Même si nous n’avons pas de pouvoir exécutif direct, notre rôle est d’influencer, de proposer et de fédérer pour faire avancer ces dossiers. Voici comment je compte agir :

Plaider pour un soutien financier accru :

Défendre l’augmentation des bourses scolaires et la révision de leurs critères (inflation, coût de la vie) auprès des instances compétentes (AEFE, ministère de l’Europe et des Affaires étrangères).

Sensibiliser les décideurs aux réalités locales pour que les aides soient adaptées aux besoins des familles expatriées.

Proposer une réforme institutionnelle :

Militer pour la création d’un rectorat dédié aux Français de l’étranger, afin de remplacer progressivement l’AEFE et de limiter la hausse des frais de scolarité, qui exclut aujourd’hui de nombreuses familles.

Encourager les partenariats locaux :

Soutenir activement le développement de collaborations entre les écoles locales (roumaines et moldaves) et les acteurs francophones (Alliance Française, Association Roumaine des Professeurs Francophones) pour intégrer des programmes de français renforcés.

Faciliter les échanges entre ces acteurs en organisant des rencontres et en relayant leurs besoins auprès des autorités.

Animer la vie culturelle francophone :

Soutenir l’organisation d’événements bilingues (lectures, ateliers, rencontres) en partenariat avec les associations locales, pour encourager la pratique du français chez les enfants de familles mixtes.

Notre objectif : Faire pression pour que l’accès à l’éducation française soit équitable et abordable, et que le bilinguisme soit valorisé et accessible à tous, sans discrimination financière

 

Comment comptez-vous renforcer le lien entre la communauté française et les acteurs locaux (culturels, économiques, éducatifs) dans les deux pays ?

Mon expérience professionnelle, en tant qu’organisateur d’événements privés, publics, culturels et sportifs, sera un atout majeur pour concrétiser ces projets.

En tant que conseiller consulaire, mon rôle est de favoriser les synergies entre notre communauté et les acteurs locaux, en soutenant et valorisant les initiatives existantes, et en proposant des pistes concrètes pour renforcer ces liens. Voici comment je compte m’y prendre :

Culture

Soutenir l’organisation d’événements franco-roumains et franco-moldaves (festivals, concerts, ateliers gastronomiques) en collaboration avec les associations locales, pour mettre en valeur notre patrimoine commun.

Encourager les musées de Bucarest et Chisinau à proposer des visites guidées en français, en partenariat avec les acteurs culturels locaux.

Économie

Promouvoir la création d’un réseau d’affaires franco-roumain pour les petites entreprises et artisans, afin de :

Faciliter les rencontres entre entrepreneurs français et partenaires locaux.

Renforcer les opportunités économiques pour les TPE et artisans de notre circonscription.

Soutenir les initiatives existantes et encourager les synergies entre les acteurs économiques locaux et notre communauté.

Mon rôle sera de porter ce projet auprès des institutions concernées, de mobiliser les acteurs clés (CCIFER, chambres de commerce, associations professionnelles) et de relayer les besoins des entrepreneurs pour faire aboutir cette dynamique. Mon expertise en organisation d’événements me permettra de structurer efficacement ce réseau et d’animer des rencontres productives.

L’objectif : Renforcer la visibilité de la France en Roumanie et en Moldavie, tout en intégrant davantage notre communauté dans la vie locale, pour créer un cercle vertueux d’échanges et de solidarité.

 

Comment comptez-vous améliorer l’accès des Français vivant en Roumanie et Moldavie aux services consulaires ?

Le plus grand défi pour les Français de notre circonscription reste l’accès inégal aux services consulaires, particulièrement pour ceux résidant en Moldavie, mais aussi dans certaines zones de Roumanie éloignées des grands centres comme Bucarest.

Bien que des permanences consulaires soient déjà organisées, elles restent insuffisantes pour couvrir l’ensemble des besoins, en raison des distances importantes et de leur fréquence limitée.

Si l’État a commencé à dématérialiser certaines démarches, cette transition ne doit sous aucun prétexte laisser de côté ceux qui ne maîtrisent pas le numérique. C’est pourquoi je m’engage à :

Exiger plus de moyens pour le consulat, afin d’augmenter la fréquence des permanences en Moldavie et dans le reste du territoire roumain, et ainsi réduire les délais d’attente.

Travailler en étroite collaboration avec les autorités locales pour étendre ces dispositifs et les rendre accessibles à tous, sans exclusion.

Mettre en place des ateliers d’aide à la transition numérique pour les Français qui en ont besoin, afin que personne ne soit laissé pour compte.

 

Comment renforcer la sécurité et l’information des Français résidant en Moldavie et Roumanie, notamment dans un contexte régional parfois instable ?

Face aux tensions régionales, je propose :

Un système d’alerte en temps réel du type RO-Alert: Envoi de SMS ou notifications via une appli dédiée (comme ‘SMS Consulaire’) pour informer des risques (manifestations, crises sanitaires…).

Un guide de sécurité : Distribuer un livret pratique avec les numéros d’urgence (ambassade, police locale, hôpitaux francophones) et les consignes en cas de crise.

Le renforcement du système d’ilotier, dans les régions à risque.

 

Votre liste est-elle soutenue par un parti ou une organisation politique ? Si oui, lequel / laquelle ?

Oui, ma liste est soutenue par le Rassemblement National (RN) et l’Union des Droites pour la République d’Éric Ciotti (UDR), mais également par d’autres personnalités patriotes (sénateurs, députés) qui ont à cœur de défendre nos concitoyens.

Ce soutien reflète une volonté commune : défendre les intérêts des Français de l’étranger avec détermination et pragmatisme. Le RN et l’UDR partagent ma vision d’une représentation proche du terrain, attentive aux besoins concrets des expatriés, et déterminée à porter leur voix sans filtre.

Cette alliance me permet de bénéficier d’un réseau solide dans les institutions françaises, pour agir efficacement, que ce soit pour résoudre des problèmes individuels ou pour porter des projets collectifs au service de notre communauté.

Contrairement à une majorité de listes qui se disent indépendantes ou se présentent sans étiquette tout en soutenant discrètement le bloc macroniste, j’assume clairement mon engagement. Car aux sénatoriales, il faudra bien voter pour des candidats, et les électeurs méritent de savoir dès maintenant pour qui leurs conseillers consulaires voteront.

lepetitjournal.com bucarest
Publié le 11 mai 2026, mis à jour le 11 mai 2026
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