Dans le cadre de la campagne des élections consulaires 2026 qui auront lieu le 31 mai, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la circonscription Roumanie-Moldavie qui ont accepté de répondre à nos questions. L’ordre est celui du dépôt de candidature. Nous continuons avec Benoît Mayrand qui se présente pour la liste A vos côtés en Roumanie et en Moldavie.


En quoi votre parcours en Roumanie nourrit-il votre candidature et que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
Agé de 59 ans, je suis né en France à Boulogne Billancourt (Hauts de Seine), père de 2 enfants, c’est à Paris que je grandis et poursuis des études comptables. Installé dans la circonscription Europe Centrale et Orientale depuis 35 ans en qualité d’entrepreneur, spécialisé dans le domaine des ressources humaines, j’ai pu partager ce que ressent tout Français à l’étranger. La découverte de l’Europe Centrale et Orientale, juste après la chute du mur de Berlin, fut pour moi une révélation à l’origine de mes convictions pro-européennes et humanistes.
Engagé depuis 30 ans dans l’association Union de Français de l’Etranger en Roumanie, j’ai pu mesurer l’importance de se mettre au service de la communauté, c’est le sens de mon mandat.
J’ai l’honneur de conduire la liste « À vos Côtés en Roumanie et en Moldavie », dont l’engagement associatif est la marque de notre proximité et de notre disponibilité.
Notre liste est la seule qui représente tant les Français en Roumanie qu’en Moldavie.
Notre équipe est jeune et dynamique à l’image de notre communauté, dont la moitié a moins de 30 ans.
Avec les responsables d’associations d’étudiants en Droit, Médecine, Vétérinaire et Dentaire et en tant que secrétaire général de l’Union des Français de l’Étranger (UFE Monde), nous mettons nos compétences à votre service.
Depuis 12 ans, vous m’avez fait confiance en m’élisant Conseiller des Français de l’étranger, pour être à vos côtés.
Vous m’avez permis d’agir concrètement à votre service, dans les moments calmes comme dans les plus difficiles.
Que ce soit pendant la période du Covid, où j’ai organisé le rapatriement des étudiants de IASI et de CLUJ en affrétant un avion.
Que ce soit pour faciliter le transit de nos compatriotes venant d’Ukraine et de Moldavie, au début du conflit.
Que ce soit pour permettre à l’accès à la scolarité française, une plus grande sécurité, une fiscalité plus juste et un accès au service public simplifié.
Élu vice-président de la commission des finances, du budget, et de la fiscalité à l’Assemblée des Français de l’étranger, j’ai pu faire aboutir des projets qui touchent notre quotidien :
- Adoption de la convention fiscale France Moldavie
- Adoption de la convention de sécurité sociale France Moldavie
- Mise en place d’un simulateur d’impôt pour les non-résidents
- Mise en place de l’identité Numérique Certifiée dans tous les consulats en tant que membre du Comité d’orientation stratégique de France Titre.
- Convention d’échange des permis de conduire entre la France et la Moldavie.
- Envoi des passeports par courrier pour éviter la double comparution.
- Certificat de vie unique pour nos aînés retraités.
En tant que membre de la commission nationale du « Soutien au Tissu Associatif des Français de l’Etranger », j’ai pu défendre l’ensemble de nos associations dans leurs projets.
En tant que membre de la commission nationale des bourses scolaires, j’ai pu agir concrètement pour le maintien du dispositif.
Vos attentes sont mes priorités !
Quelles mesures concrètes proposez-vous, quels sont les grands axes de votre programme ?
Le programme se décompose en 4 volets :
VIE UNIVERSITAIRE :
Soutenir les étudiants français en Roumanie et Moldavie :
• Permettre aux filières médicales d’intégrer le programme Système européen de transfert et d’accumulation de crédits (ECTS) pour la mobilité.
• Accéder gratuitement aux formations Premiers Secours Civiques PSC.
• Accès facilité aux infrastructures sportives pour les étudiants.
• Faire reconnaître les diplômes universitaires de spécialités dans d‘autres pays.
• Accès aux bourses du CROUS pour les étudiants en vétérinaires.
• Accréditation EAEVE pour l’ensemble de facultés vétérinaires.
• Accéder sans contrainte pour les dentistes diplômés à l‘exercice de leur profession en France.
• Faciliter l’obtention de stages pendant les études et avoir les mêmes droits que les étudiants en France.
• Demander la délivrance des diplômes définitifs anticipée pour faciliter les démarches administratives.
VIE QUOTIDIENNE :
Simplifier la vie de nos compatriotes :
• Proximité : obtenir la nomination d’un Consul honoraire à Chisinau pour permettre d’effectuer les formalités sans se rendre à Bucarest.
• Simplicité : obtenir une convention d'échanges automatiques de données d'état civil comme dans d’autres pays européens, pour supprimer les « Certificat d’existence » pour les retraités du système français.
• Fluidifier : contribuer à la mise en œuvre de l’accord VIE qui a été signé entre la France et la Moldavie.
• Rapprocher : soutenir une dématérialisation des démarches administratives accessible à tous avec la mise en place un «e-guichet» sécurisé et performant et accélérer le développement de l’identité numérique certifiée pour tous les détenteurs de CNIe.
• Commémorer : Entretenir les multiples lieux de mémoire sur le territoire en Roumanie et en Moldavie Soutenir les étudiants français en Roumanie et Moldavie
ENSEIGNEMENT :
100 % des Français doivent pouvoir apprendre le français.
• Aujourd’hui, 75 % des Français sont hors du réseau des écoles françaises (AEFE) et seulement 7 % des enfants de Français de l’étranger bénéficient d’une bourse scolaire.
• Permettre grâce à un chèque éducation que chaque Français dispose d’une offre éducative de proximité (PASS Education langue française).
• Développer le programme FLAM (Français Langue Maternelle) en aidant les parents à créer des associations FLAM pour leurs enfants.
• Revoir le système d’attribution des bourses scolaires pour permettre au plus grand nombre d’y avoir accès.
SÉCURITÉ :
• Soutenir l’inscription obligatoire au registre des Français de l’étranger pour permettre de mieux appréhender les défis sécuritaires et dimensionner les moyens de l’État.
• Soutenir la création d’un fond de solidarité au niveau mondial pour les Français de l’étranger pour mieux répondre aux attentes en cas de catastrophes naturelles : tremblement de terre, risque nucléaire, épidémie.
• Élaborer un plan de sécurité (révisé chaque année) avec les élus consulaires, les îlotiers et les experts locaux.
• Accéder à la liste des chefs d’ilots sur le site de l’ambassade de France et la plateforme Ariane.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Le défi majeur est économique tant en Roumanie qu’en Moldavie. Si les pays sont très accueillants, le contexte économique est moins simple qu’il n’y parait. Les instabilités fiscales et légales sont des problèmes auxquels sont confrontés tous les entrepreneurs d’où l’importance de faire communauté.
Comment envisagez-vous de promouvoir l’enseignement français et le bilinguisme, notamment pour les enfants de familles expatriées ou mixtes ?
100% des Français doivent pouvoir apprendre le français.
• Aujourd’hui, 75 % des Français sont hors du réseau des écoles françaises (AEFE) et seulement 7 % des enfants de Français de l’étranger bénéficient d’une bourse scolaire.
• Le déploiement du chèque éducation est une solution pour que chaque Français dispose d’une offre éducative de proximité (PASS Education langue française). Cette ligne budgétaire qui a été mise en place n’a pas encore trouvé une mise en place satisfaisante, je m’y emploierais.
Comment comptez-vous renforcer le lien entre la communauté française et les acteurs locaux (culturels, économiques, éducatifs) dans les deux pays ?
En tant que Secrétaire général de l’Union des Français de l’étranger Monde, je crois au développement du tissu associatif pour renforcer les liens entre nos pays. C’est pourquoi soutenir l’ensemble des acteurs associatifs est essentiel.
Comment comptez-vous améliorer l’accès des Français vivant en Roumanie et Moldavie aux services consulaires ?
La modernisation des services consulaires est déjà bien avancée mais elle dépend des moyens qui sont mise à disposition.
C’est pourquoi, je propose que l’inscription au registre des Français de l’étranger soit obligatoire comme dans beaucoup d’autre pays européens. Cela permet d’avoir une adéquation de moyens en fonction de la population réellement présente.
Il faut également renforcer le réseau des consuls honoraires qui propose une offre consulaire de proximité. C’est particulièrement important en Moldavie depuis la fermeture du consulat, c’est pourquoi je demanderai la nomination d’un consul honoraire à Chisinau.
Comment renforcer la sécurité et l’information des Français résidant en Moldavie et Roumanie, notamment dans un contexte régional parfois instable ?
L’inscription obligatoire au registre des Français de l’étranger pour permettre de mieux appréhender les défis sécuritaires et dimensionner les moyens de l’État.
L’élaboration d’un plan de sécurité (révisé chaque année) avec les élus consulaires, les îlotiers et les experts locaux doit être rendu publique. On doit pouvoir également accéder à la liste des chefs d’ilots sur le site de l’ambassade de France et la plateforme Ariane.
Votre liste est-elle soutenue par un parti ou une organisation politique ? Si oui, lequel / laquelle ?
Nous avons fait le choix de l’indépendance et de l’associatif.
Avec les responsables d’associations d’étudiants en Droit, Médecine, Vétérinaire et Dentaire et en tant que secrétaire général de l’Union des Français de l’Étranger (UFE Monde), nous mettons nos compétences et notre indépendance à votre service.
À Chisinau, à Iasi, à Cluj, à Bucarest et à Paris, nous serons vos relais auprès des autorités pour vous représenter.








