Le président Nicușor Dan a annoncé mardi l’ouverture de consultations informelles avec les partis pro-occidentaux en vue de former un nouveau gouvernement, après l’adoption de la motion de censure ayant entraîné la chute de l’exécutif dirigé par Ilie Bolojan.


Il a appelé au calme, assurant que le pays traverserait cette période sans rupture.
Le chef de l’État a reconnu qu’il s’agissait d’un moment difficile pour toute démocratie, tout en soulignant le caractère légitime de la décision du Parlement. Il a insisté sur la stabilité des institutions et sur la continuité de l’État, affirmant que les mécanismes démocratiques fonctionnent normalement.
Malgré la crise politique, Nicușor Dan a mis en avant l’existence d’un large consensus entre les forces politiques sur plusieurs priorités majeures, notamment l’orientation pro-occidentale du pays, l’adhésion à l’OCDE, la gestion budgétaire à venir ainsi que la mise en œuvre de programmes européens comme le PNRR et le mécanisme SAFE.
Il a précisé que des négociations étaient en cours pour constituer une nouvelle majorité, expliquant que des consultations formelles seraient organisées dès qu’une configuration politique claire se dégagerait. L’objectif affiché est la formation d’un nouveau gouvernement dans un délai raisonnable.
Le président a par ailleurs écarté l’hypothèse d’élections anticipées, affirmant que l’issue de ce processus débouchera sur un exécutif pro-occidental.
La chute du gouvernement Bolojan a été actée par un vote massif du Parlement, avec plus de 280 voix en faveur de la motion déposée par le PSD et l’AUR — un niveau inédit dans l’histoire parlementaire roumaine.
Le pays entre désormais dans une phase de négociations politiques décisives pour la formation d’un nouvel exécutif.







