L’ancien président roumain Traian Băsescu a estimé que le contexte international actuel pourrait accroître la menace terroriste sur le continent européen.


Interrogé lors d’une intervention télévisée, il a affirmé que des réseaux clandestins déjà présents pourraient être réactivés dans un climat de tensions croissantes au Moyen-Orient.
Selon lui, le principal enjeu reste la capacité des services de renseignement à identifier ces risques suffisamment tôt pour empêcher d’éventuelles attaques.
L’ancien chef de l’État considère que l’Europe, mais aussi les États-Unis, se trouvent dans une phase particulièrement sensible sur le plan sécuritaire. Il a évoqué l’existence de « cellules dormantes » susceptibles d’être mobilisées, estimant qu’une montée des actions de représailles n’est pas à exclure dans le contexte géopolitique actuel.
Ses déclarations interviennent alors que la situation internationale s’est fortement tendue après les opérations militaires visant l’Iran. Le président américain Donald Trump a appelé à un changement politique à Téhéran, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que ces actions pourraient encourager une contestation interne du régime iranien. Dans le même temps, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a adressé un message à Washington à l’occasion du quatrième anniversaire du début de la guerre en Ukraine.
En Europe, certains responsables politiques partagent ces inquiétudes. Le député allemand Marc Henrichmann, chargé du contrôle parlementaire des services de renseignement, a averti que des actions de représailles menées par des réseaux liés à l’Iran ne pouvaient être exclues, rappelant que Téhéran avait déjà été accusé d’opérations clandestines hors de ses frontières.
Aux États-Unis, les autorités ont également renforcé leur vigilance. Le FBI a relevé son niveau d’alerte antiterroriste, tandis que la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem a indiqué que les agences fédérales travaillaient en coordination étroite afin de surveiller et prévenir toute menace potentielle.
Dans ce contexte tendu, plusieurs responsables politiques et sécuritaires appellent à une coopération accrue entre services de renseignement occidentaux afin d’anticiper d’éventuelles actions violentes liées aux crises internationales en cours.
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