Le célèbre casque d’or de Coțofenești a été retrouvé aux Pays-Bas, tout comme deux des trois bracelets daciques volés, selon des sources citées par la presse locale.


L’objet présente de légères déformations, mais celles-ci peuvent être entièrement réparées, tandis que les bracelets sont restés intacts.
Ces pièces, parmi les plus précieuses du trésor dacique, avaient été dérobées au musée de Drents le 25 janvier de l’année dernière. Elles ont été récupérées après que les suspects ont conclu des accords avec la justice et remis les objets par l’intermédiaire de leurs avocats.
Les autorités néerlandaises ont indiqué que cette restitution est le résultat d’une coopération étroite entre enquêteurs roumains et internationaux, avec le soutien d’Eurojust. Après plus d’un an d’investigation mobilisant d’importants moyens, deux bracelets et le casque ont pu être récupérés, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver le troisième bracelet.
Le casque, légèrement endommagé lors du vol, pourra être restauré sans difficulté. Selon le musée, seule une intervention mineure sera nécessaire pour corriger une bosse. La Roumanie décidera du lieu de restauration avant le rapatriement des objets, qui devront d’abord être expertisés.
Parallèlement, la Roumanie a déjà reçu une indemnisation de près de 5,8 millions d’euros au titre de l’assurance. Cette somme pourra être ajustée en fonction de l’état réel des pièces après expertise, les éventuels coûts de restauration étant déduits.
Les autorités roumaines devront désormais organiser le retour des artefacts et leur réintégration dans les collections du Musée national d’histoire.
Selon d’anciens responsables du musée, les objets auraient été retrouvés enterrés, enveloppés dans un tissu. Une analyse approfondie sera menée après leur retour afin de vérifier s’ils ont subi des dommages supplémentaires durant le vol ou leur dissimulation.
Datant du IVe siècle avant notre ère, le casque de Coțofenești est l’un des artefacts en or les plus emblématiques de la civilisation dace. Découvert par hasard dans les années 1920 par des enfants, il avait d’abord été utilisé comme objet domestique avant d’être reconnu pour sa valeur historique exceptionnelle. Exposé depuis des décennies au Musée national d’histoire de Roumanie, il constitue une pièce majeure du patrimoine national.







